dimanche 13 mai 2018



LES SYNDICATS SNCF ORGANISENT UNE CONSULTATION SUR LE PROJET DE RÉFORME

« Etes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ? »
Voici la question qui sera posée à l’ensemble des cheminots, qui sont appelés à voter du lundi 14 mai 2018 au lundi 21 mai 2018.
Face au président de la SNCF, Guillaume Pépy, qui prétend que 80 % des cheminots soutiennent la réforme, les organisations syndicales CGT, Unsa, Sud et CFDT ont décidé le 9 mai, dans l’unité, de s’adresser aux principaux interessés, les cheminots en activité, de tous les collèges.
L’intersyndicale, qui porte une série de propositions alternatives et argumentées au projet du gouvernement, qu’il s’agisse de la « dette », du statut juridique de la SNCF ou encore du fret...
Les organisations syndicales souhaitent que cette initiative donne la parole à tous les cheminots, les roulants mais également sur les chantiers, dans les gares et les bureaux, et rende visible leur attachement au service public ferroviaire.
La consultation, baptisée « vot’action », débutera pendant la neuvième « séquence de grève », le lundi 14 mai à 10h pour s’achever lundi 21 mai à 10h.
Au début mars, Mahamadou, responsable de section syndicale CGT à l’entreprise Paprec de La Courneuve, a repris le travail suite à une longue procédure de licenciement consécutive à une mise à pied conservatoire depuis le 6 décembre 2016.
Depuis la réintégration de ce militant, il ne se passe pas un jour sans que le patron ne tente d’intimider ceux qui lui manifestent leur sympathie ou leur soutien dans l’entreprise. Cela ne lui plait pas du tout que les travailleurs s’organisent !
Paprec à La Courneuve a été artificiellement partagée en deux par le patron. Les 270 ouvriers de Paprec Île-de-France où travaille Mahamadou trient et recyclent le papier, tandis que le papier à recycler est amené par les chauffeurs de Paprec Transport et Valorisation. La réintégration de ce salarié est le résultat de plus d’un an de lutte judiciaire menée avec l’aide de la CGT. Les coups tordus du patron se sont succédé : fausses accusations, séquestration, signature sous la contrainte d’un avenant au contrat de travail pour mutation, etc.
Ce n’est pas la première tentative d’implanter une section syndicale dans cette entreprise. Depuis plus de trente ans, plusieurs ouvriers y ont perdu la santé, harcelés jusqu’à ce qu’ils craquent ou cèdent à des propositions du patron de partir avec un petit pactole. Mais de nouveaux travailleurs tentent toujours de s’organiser contre les mauvaises conditions de travail.
Un ancien salarié a ainsi mené plus de dix ans de procédures judiciaires parce qu’il y a perdu l’usage de sa main. Le directeur s’était déplacé lui-même pour l’obliger à travailler sur une machine sans sécurité. Un autre salarié a préféré démissionner avant qu’il ne lui arrive le même genre de chose, mais il aide désormais le nouveau responsable syndical. Il faut imposer des précautions élémentaires contre la poussière, mais aussi des sanitaires dignes de ce nom. Et les chauffeurs doivent pouvoir eux aussi s’organiser, car pour tous, il faut une augmentation de salaire.

mercredi 25 avril 2018


NOUS AVONS BESOIN D’UN VASTE MOUVEMENT UNITAIRE CONTRE LA RÉPRESSION
L’attitude des forces de l’ordre Macron le 19 avril contre le cortège de la CGT apporte une nouvelle preuve : la répression est le seul argument qu’oppose le régime politique à tous les mouvements sociaux et de résistance aux destructions provoquées par son orientation.
Tout n’est que passage en force, présence policière pour intimider et dissuader, ordonnances, décisions présidentielles unilatérales. Ce n’est ni un style ni un effet de communication.
La répression est, pour le libéralisme au pouvoir, l’alternative au moindre débat démocratique, à tout dialogue social, a fortiori à toute négociation. La répression veut dire, sur tous les sujets, passage en force, au service des riches, au mépris de toute considération sociale et de tout processus démocratique.
La répression ?
Dans les entreprises, elle signifie pressions multiformes sur les élus du personnel, méfiance organisée contre les élections professionnelles, assimilation de l’action syndicale normale et légale à autant de fautes, négation de la souffrance au travail, refus systématique d’entendre les besoins des personnels.
Le climat répressif est tel que les députés Wauquiez, ceux qui veulent l’alliance avec l’extrême droite, ont déposé un projet de loi visant le droit de grève constitutionnel. La surenchère répressive est ouverte…
La répression ?
- Elle s’abat avec le souci du spectacle sur la ZAD de Notre Dame des Landes, sur les manifestations nantaises qui soutiennent les zadistes.
- Des recteurs s’opposent-ils aux assemblées de résistance à la sélection sociale prévue par l’exécutif ? Ils commandent aux préfets des unités de police qui chassent les étudiants de leurs facultés.
- La répression a le visage de mesures d’une brutalité inouïe contre les syndicalistes dévoués à la cause sociale, comme de nombreux syndicalistes CGT et Gael Quirante, de SUD Poste 92.
La répression ?
Elle est devenue le moyen de gouverner. La base est fournie par l’état d’urgence permanent. Présenté comme la réponse au terrorisme, l’état d’urgence est utilisé par les états majors des forces de l’ordre pour censurer, nasser, gazer, les regroupements en tout temps et en tout lieu.
Les militants sont présentés comme des « professionnels de l’agitation », pourquoi pas bientôt des « terroristes » ? Au regard des textes de l’état d’urgence, il s’agit bien de ça !
L’heure est proche que la moindre manifestation, le plus petit mouvement gréviste, soient a priori interdits par les forces de l’ordre libéral.
Le gouvernement ne ralentira pas dans sa campagne de destruction. Elle vise tout ce qui a été créé par le Conseil National de la Résistance. Son arme principale n’est ni la conviction ni la conquête de l’opinion, mais la répression.
Nous, syndicalistes CGT, considérons que l’urgence est de défendre la CGT, le mouvement social et la résistance des luttes contre la répression de l’État Macron. Pour cela, cette défense doit être forcément unitaire, large, rassembleuse.

Rassemblement pour défendre nos camarades qui subissent la répression de la directrice de Domidep des Pensées à Argenteuil!!! 
Stop au méthodes de voyous!! 
Ensemble nous sommes plus fort!
Le combat continue....

mercredi 18 avril 2018

Une main sur le cœur,
notre portefeuille dans l'autre
Dans l'entretien accordé à TF1 le jeudi 12 avril 2018, Le président de la République a voulu faire oublier les propos méprisants que ses ministres et lui même ont tenus à l'égard des retraités. Il a même nié que son premier ministre ait qualifié de "retraités aisés" ceux qui percevaient 1200 €, seuil à partir duquel s’applique la hausse de la CSG, alors que lui même avait déclaré en août 2017 : "Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort, je l’ai dit."
Toujours le même discours, la compassion en prime
«Je n'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille» dit-il, mais c’est notre portefeuille qu’il prend pour cible. Ce serait pour relancer l'économie en rémunérant mieux le travail. C’est aussi pour cette raison qu'il a supprimé l'impôt solidarité sur la fortune (ISF). Donc il exige la solidarité des retraités mais en exonère les plus riches de ce pays. Selon lui enrichir les plus riches, favoriserait l'investissement et l'emploi. Le problème qu'il se garde d'évoquer et que le journaliste ne lui oppose pas, c'est que la part des dividendes distribués n’a cessé augmenter ces dernières années tandis que les investissements et les salaires stagnent. Et la France est championne d'Europe des dividendes ! Il aurait été plus crédible s'il avait taxé les profits qui n'étaient pas réinvestis, mais il l'a refusé.
Il remercie les retraités. Cela ressemble à de la gratitude mais signifie aussi que pour lui il n'est pas question de revenir sur la ponction opérée sur leurs revenus. "Je respecte les peurs (...) mais "le fait que des gens soient mécontents ne m'arrête pas". Traduction : Vous avez tort d'avoir peur et je n'entendrai pas vos protestations. "J'ai besoin de vous" sous-entendu : les retraités seraient ingrats et égoïstes de pas répondre à son appel à l'aide.
Vous ne nous culpabiliserez pas
Monsieur le président de la République, les retraités ont travaillé 40 ans et plus de leur vie pour produire les richesses de ce pays. Ils ne sont en rien responsables de la dette de la France. Les responsables sont les gouvernements qui ont dirigé le pays. Vous avez fait partie du précédent et vous poursuivez dans la même voie. En accélérant le démantèlement de notre modèle social, votre politique entraine désordres, souffrances et chaos dans tout le pays.
Avec 8 autres organisations nous lançons une pétition pour l'annulation de la hausse de la CSG et pour la revalorisation des pensions. C’est la meilleure contribution que nous puissions apporter à l’économie du pays et nous sommes bien décidés à la faire partager massivement et à nous retrouver dans la rue le 14 juin dans toutes les régions de France.
Montreuil, le jeudi 12 avril 2018