jeudi 5 octobre 2017



L'effet d’aubaine confirmé ! L’urgence est au contrôle des aides publiques !

Les nouvelles évaluations contenues dans le rapport 2017 du Comité de suivi du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) confirment celles des rapports précédents. Elles montrent l’absence d’effet ou un effet très limité et même nul du CICE en matière d’exportations, d’investissements, de salaires, de taux de marge, de recherche-développement, etc.

Concernant l’emploi, le rapport retient « un effet positif mais modéré, concentré sur les entreprises les plus exposées au CICE (...), de l’ordre de 100 000 emplois sauvegardés ou créés sur la période 2013-2015 ». Sont, ici, privilégiés les travaux de l’une des deux principales équipes de recherche sollicitées par France Stratégie, l’autre concluant à un effet nul, voire négatif.

Surtout, le rapport avoue que « le volume d’emplois sauvegardés sur la période grâce à l’effet du préfinancement sur les défaillances d’entreprise s’avère modeste (moins de 3 000 emplois sauvegardés, uniquement sur 2013) et moindre qu’envisagé par le Comité dans son rapport de l’an passé ».

Ces résultats apparaissent éloignés des 210 000 emplois mis en avant par le gouvernement et tranchent avec le million d’emplois promis – et désormais revendiqué – par le Medef ! Ils confirment l’expérience de nombreuses instances de représentants du personnel dont les entreprises sont bénéficiaires du CICE et qui pourtant licencient en masse.

L’avis du Comité de suivi du CICE « juge nécessaire d’engager une réflexion sur la comparaison des effets sur l’emploi du CICE et des allègements généraux de cotisations employeur sur les bas salaires » et évoque le « basculement » prévu par le gouvernement.


 
Le "bordel" évoqué par Emmanuel Macron : "Atterré de voir une telle réaction" selon la CGT de GM&S


Aprèsles propos d’Emmanuel Macron lors de son déplacement à Egletons (Corrèze), le délégué CGT de l’entreprise GM&S, Vincent Labrousse, se dit "atterré de voir une telle réaction."

"Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes là-bas. Parce que certains ont des qualifications pour le faire", a déclaré Emmanuel Macron, mercredi 4 octobre, lors de son déplacement à Egletons (Corrèze). S’adressant en aparté, au président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, le président de la République évoquait les difficultés à recruter d’une entreprise de fonderie d’Ussel (Corrèze).

"Je suis atterré de voir une telle réaction"

"C’est complètement indécent. Je ne m’attendais pas à une phrase comme cela qui sorte de la bouche d’un président de la République", a réagi sur franceinfo Vincent Labrousse, le délégué CGT de l’entreprise GM&S, dont les salariés manifestaient à proximité du site visité par Emmanuel Macron.

"S’il a des choses à nous dire, qu’il vienne nous les dire en face." Vincent Labrousse suppose que le président de la République parlait des salariés de GM&S. "Si ce n’est pas nous, il faut qu’il fasse un démenti. Je suis atterré de voir une telle réaction." Le délégué CGT souligne que la fonderie à laquelle a fait allusion Emmanuel Macron est à plus de deux heures de La Souterraine. "Si c’est la solution qu’il propose pour les 156 salariés licenciés, il a un problème de géographie. Quand on n’est pas d’accord avec lui, il préfère lancer les petites phrases dans les beaux salons et envoyer les CRS face aux salariés qui ne sont pas d’accord avec lui."

Le territoire est "en souffrance", souligne encore Vincent Labrousse qui précise qu’il y a des possibilités "de reprendre plus d’emplois" sur le site de GM&S. "Sauf que c’est plus facile d’invectiver les salariés. C’est des phrases qui font MAL


mardi 3 octobre 2017

l’avortement

La CGT défend le droit des femmes à disposer de leur corps

jeudi 28 septembre 2017
À l’occasion du 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement, la CGT, avec le collectif unitaire « Avortement, les femmes décident », a appelé à des rassemblements partout en France. Une manifestation européenne avait lieu à Bruxelles, soutenue par la Confédération Européenne des Syndicats. La CGT y était représentée par une délégation d’une centaine de personnes.
Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque État. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé, peut être remis en question par le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnel et les suppressions de centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France) et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.
En Espagne, en Pologne ou en Irlande, la mobilisation des femmes fait reculer les gouvernements réactionnaires et conservateurs. Le gouvernement irlandais vient de décider d’un référendum au printemps 2018 en vue d’accorder le droit à l’avortement. Cette décision prouve que la lutte pour les droits des femmes doit continuer.
En France, malgré plusieurs lois, l’accès à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est remis en cause par les restrictions budgétaires des gouvernements successifs : fermeture des centres IVG et allongement des délais, notamment pour les femmes les plus jeunes et les précaires.
Pour garantir la liberté des femmes à disposer de leur corps dans tous les pays européens, nous exigeons que le droit à l’avortement soit inscrit dans la Charte européenne des droits fondamentaux.
En France, la CGT demande :
- l’augmentation des moyens et des personnels, le renforcement et la réouverture des centres IVG menacés par les regroupements hospitaliers ;
- l’allongement des délais d’IVG (12 semaines en France contre 22 semaines dans les pays d’Europe les plus progressistes) ;
- une meilleure formation de l’ensemble des personnels soignants ;
- la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG qui permet à un médecin de refuser de pratiquer une IVG. La clause de conscience n’est pas un enjeu symbolique mais un véritable problème de santé publique !
Garantir un droit effectif à l’IVG est fondamental pour l’émancipation des femmes dans la vie et dans le travail.


vendredi 22 septembre 2017


Une belle journée de mobilisation contre la loi travail a Argenteuil le 21 09 2017 des travailleurs de Sempérit occupent le rond point Marcel Dassault réussissant à s’adresser aux automobilistes Puis rassemblement a l’appel de l’union locale CGT Argenteuil a 11 heures devant la sous-préfecture pour protester non seulement contre les Ordonnances mais également contre les mauvais coups dont les retraités sont les destinataires, avec la hausse projetée de la CSG en particulier. Ensuite direction pour la manifestation national a Paris de Montparnasse a la place d’Italie rendez vous le 28 septembre manifestation des retraités et le 10 octobre  grève et manifestions des fonctionnaires   





jeudi 7 septembre 2017


Une enquête de la Délégation aux victimes, relayée par la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a rappelé qu’en France chaque année plus de 200 000 femmes sont victimes de violences, en particulier dans leur foyer.
Chaque jour, des faits divers en témoignent. En 2016 encore, 123 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon.
Dans une société où l’inégalité règne et s’accroît sans cesse, où les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, dans la famille « l’homme est le bourgeois, la femme joue le rôle du prolétariat » selon la formule d’Engels. Et la société continue à charrier les préjugés machistes qui sont le terreau sur lequel se développe cette violence.
Depuis quinze ans, les gouvernements ont mis en place des plans de lutte contre ces violences. Le dernier en date, qui va de 2017 à 2019, prévoit à son tour d’augmenter les financements, de créer de nouvelles places d’hébergement, de former policiers et infirmières.
Mais en même temps que le gouvernement lance ce nouveau plan, on voit des mesures ponctuelles en sens inverse. Ainsi, en juillet dernier, la préfecture du Loiret supprimait les postes d’assistants sociaux intervenant dans les commissariats et gendarmeries pour aider les victimes de violences conjugales. Et depuis des années les gouvernements réduisent les moyens consacrés à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception, alors que bon nombre de meurtres récents sont déclenchés par l’annonce d’une grossesse.
Le gouvernement Macron, malgré les dénégations de la ministre, semble bien décidé à réduire les budgets des associations qui aident les femmes en danger. En digne défenseur d’une société capitaliste qui conserve l’oppression des femmes dans son ADN !