mardi 8 août 2017


Traité d’interdiction des armes nucléaires

La France doit ratifier le nouveau Traité d’interdiction des armes nucléaires de l’Onu
mardi 11 juillet 2017

Les armes nucléaires ne sont pas seulement immorales, elles sont illégales depuis le vendredi 7 juillet 2017. En effet, les Nations Unies viennent d’adopter un Traité d’interdiction des armes nucléaires.

Le traité couvre tout l’éventail des activités liées aux armes nucléaires, interdisant à tout Etat partie de s’engager dans le développement, le test, la production, la fabrication, l’acquisition, la possession ou le stockage d’armes nucléaires ou d’autres dispositifs nucléaires explosifs (sources ONU).

Les interdictions s’appliquent également à l’utilisation ou à la menace d’utiliser des armes nucléaires ou d’autres dispositifs nucléaires explosifs.

Ce traité a été adopté par 122 pays mais par aucune puissance atomique, telle que la France.

Ce traité d’interdiction des armes nucléaires concrétise l’article 6 du Traité de Non-Prolifération conclu par l’ONU en 1968 et ratifié par la France en 1992.

La lutte pour la Paix et le désarmement dans le monde, notamment nucléaire s’inscrivent dans les priorités de la CGT. Engagée dans un syndicalisme de transformation de la société pour un Développement Humain Durable, la CGT se réjouit de ce nouveau Traité.

A ce jour, la France s’entête à poursuivre sa doctrine de dissuasion nucléaire. Elle viole, d’ailleurs, le Traité de Non Prolifération de 1968, en modernisant continuellement son arsenal nucléaire.

Alors qu’il n’y a soi-disant pas d’argent pour les services publics garants de l’intérêt général, l’Otan (organisation militaire illégale au regard du droit international) exige des Etats membres de porter leur budget militaire à 2% du PIB. Cela implique pour la France des dépenses supplémentaires de 10 milliards par an.

La CGT exige que la France :

- Ratifie et applique le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires de l’ONU

- Renonce à porter son budget militaire à 2% du PIB

- Se retire de l’OTAN

- S’engage résolument à construire une politique de paix et de prévention des conflits en application de la Charte des Nations Unies et des résolutions de l’ONU pour une culture de la paix.

Soyons nombreux à participer aux marches pour la Paix, le samedi 23 septembre 2017. Marchons ensemble pour un monde de solidarité, de justice, de liberté, d’égalité, de fraternité et de Paix !

Communiqué de la Fédération des Services publics |Pour éteindre les feux, rien de mieux que des moyens humains et matériels

Plusieurs milliers d’hectares brûlés, des maisons et des véhicules détruits (dont certains des services de secours), des usines à l’arrêt et des milliers de personnes déplacées et des pompiers blessés sont le lourd bilan de ce début d’été.
Pour la CGT le travail des hommes et des femmes des services d’incendie et de secours et de la sécurité civile doit être salué, leur engagement a grandement limité les dégâts.
La contribution des forces de l’ordre et des agents territoriaux a permis aux sapeurs-pompiers de se concentrer sur l’extinction du feu et sur la préservation des personnes et des biens.
Dans l’immédiat, il est nécessaire d’investir dans des moyens humains et lui permettre avec le matériel adéquat d’intervenir dans les meilleures conditions.
Les sapeurs-pompiers sont pour une grande majorité volontaires, avec une disponibilité variable et les sapeurs-pompiers professionnels ont vu à certains endroits leurs effectifs diminuer !!!
Car le risque estival des feux de forêts vient en plus des autres risques qu’il faut continuer d’assurer.
Nous ne pouvons que constater l’effet des mesures d’austérité également sur l’investissement (dont les achats de véhicules) qui accuse une baisse de 18% entre 2010 et 2015.
Il faut accentuer la mutualisation des services d’incendie et de secours avec les départements touchés et améliorer l’organisation des renforts pour préserver la fraîcheur physique de ces renforts.
Les demandes des pilotes qui interviennent depuis les airs sur ces feux sont légitimes, la flotte doit être rénovée et étoffée. Ils sont un élément essentiel pour l’extinction des feux.
De plus, la CGT appelle l’État et les autorités locales concernées par les risques incendie à une approche plus large du phénomène feux de forêts, le réchauffement climatique doit nous faire adapter et étoffer nos dispositifs de prévention et l’élargir à des zones qui n’étaient pas encore fréquemment concernées par ce risque.
Notre système pourtant plébiscité de sécurité civile souffre d’un sous-investissement dans l’emploi public et l’outil public, ce sous-investissement le fragilise dans la durée.

mercredi 12 juillet 2017

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      Compte pénibilité

      La prévention sacrifiée, le patronat déresponsabilisé

      C’est par courrier du Premier ministre, daté de ce samedi 08 juillet 2017, que nous apprenons les axes de réforme retenus par le gouvernement pour simplifier le compte personnel de prévention pénibilité.
      Décidément, les équipes gouvernementales, les ministres changent mais les méthodes restent !
      Encore une fois, aucune discussion sur le sujet n’a eu lieu comme ce fut déjà le cas pour l’instauration du dispositif précédent.
      Pour la CGT, l’enjeu d’une juste prévention et compensation de la pénibilité du travail est un des déterminants pour lutter contre la progression des inégalités sociales et de santé.
      Au lieu de cela, Édouard Philippe propose une solution qui ravit le Medef : le compte par points continue à s’appliquer pour six facteurs (les activités en milieu hyperbare, le travail de nuit, le travail répétitif, le travail en équipes successives alternantes, le bruit et les températures extrêmes)
      Quant aux facteurs restants, la manutention manuelle de charges, des postures pénibles, des vibrations mécaniques, des risques chimiques, ils sont sortis du dispositif. Il faudra un taux d’incapacité permanente de plus de 10% pour pouvoir bénéficier d’une retraite anticipée.
      Concrètement, le gouvernement fait sortir du dispositif des milliers de travailleuses et de travailleurs, notamment ceux de l’industrie de la chimie et de la construction.
      Autre élément du scandale : Les cotisations patronales actuelles seront supprimées à partir de 2018 et le nouveau compte sera financé par la seule branche accidents du travail/maladies professionnelles (ATMP). Alors même que se pose la question de l’utilisation des excédents de cette branche ATMP afin de pouvoir mener une véritable politique de prévention de la désinsertion professionnelle.
      En clair, on déresponsabilise le patronat sur le fléau des maladies professionnelles. On assiste là à un retournement du principe de compensation, car il faudra déjà être malade et prouver une incapacité permanente de 10%, a minima, pour pouvoir enfin bénéficier d’une retraite prise plus tôt mais pas en bonne santé.
      La suppression de la cotisation spécifique fait disparaitre toute incitation financière à la prévention. La CGT porte des propositions simples, transférables tout au long de la vie professionnelle ; elles passent par la reconnaissance collective de la pénibilité par métiers au niveau de la branche, la mise en place de congés de fin d’activité à l’instar de celui qui vient d’être négocié dans la branche du transport routier, …
      La nécessite de l’action et la participation de toutes et tous le 12 septembre est plus que jamais posée.
                        Par-delà le cafouillage, des choix toujours favorables aux riches
    mercredi 12 juillet 2017 , par Elisabeth Royer
    Après plusieurs jours de cacophonie, le Premier ministre a donné des précisions sur la baisse des impôts de 11 milliards d’euros. Il y en aura beaucoup pour les riches.
    Au départ, le gouvernement voulait réduire les impôts de 20 milliards sur l’ensemble du quinquennat. Finalement, pour rassurer les riches et notamment les financiers, il concentre plus de la moitié de cette baisse sur l’année 2018.
    En contrepartie, il annonce au moins 20 milliards d’économies de dépenses publiques, notamment sur la masse salariale de l’État. La couleur est déjà annoncée : le non-remplacement des départs à la retraite, le gel du point d’indice, la réinstauration du jour de carence et la hausse de la CSG pour les actifs comme pour les retraités…
    Le paquet sera complété par de nouvelles privatisations, par la vente de 10 milliards du patrimoine national, d’actifs de l’État.
    Le choix en faveur des riches et financiers est sans appel. Les actifs financiers seront exclus de l’impôt sur la fortune (ISF). Celui-ci sera transformé en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Un taux unique, forfaitaire, de 30 % sera instauré sur les revenus du capital. Cela représente un cadeau de 1,5 milliard d’euros, autant de manque à gagner pour le budget de l’État. Ce sont surtout les plus riches qui vont en profiter car, actuellement, dans certains cas leur taux d’imposition peut atteindre deux fois plus.
    Par ailleurs, le taux d’impôt sur les sociétés, abaissé déjà à 28 % pour les TPE et les PME, sera ramené à 25 % pour toutes les entreprises. Et le CICE sera transformé en baisse de cotisations sociales patronales.
    Quant aux autres contribuables, mise à part la première tranche de la réforme de la taxe d’habitation qui va alléger cette taxe de 3 milliards d’euros et sur laquelle il y a beaucoup à dire, le Premier ministre reste dans le flou. En revanche, il est très précis sur la hausse de la CSG de 1,7 % en contrepartie de la suppression des cotisations sociales des salariés pour l’assurance chômage et l’assurance maladie.
    Comme d’habitude, le Premier ministre néglige le fait que la suppression des postes dans la fonction publique, de même que les moindres recettes pour la Sécurité sociale, sont synonymes de la dégradation de la qualité des services rendus aux citoyens et notamment les plus démunis qui sont relativement plus usagers de services publics.
    Comme d’habitude, ces mesures sont présentées au nom de l’emploi et de l’investissement sur la base de l’idée totalement infondée que le travail coûte cher en France et que si on donne plus aux riches et aux financiers, ça ira mieux pour l’économie. Cela fait des années que nous entendons ce discours ; discours qui ne donne aucun résultat probant en termes d’emploi, d’investissement et d’activité économique. Le seul résultat est la dégradation des inégalités et l’affaiblissement du potentiel productif de notre pays.
    La CGT répète que, pour créer des emplois et renforcer le potentiel productif du pays, une révision globale de l’intervention de l’État est nécessaire. Les dépenses publiques et la fiscalité doivent favoriser l’emploi, la croissance économique et la justice sociale. Cela nécessite d’évaluer sérieusement les aides accordées aux entreprises. Cela nécessite aussi une réforme globale du système fiscal. La CGT a des propositions dans ces domaines.
    Le 12 septembre sera l’occasion de porter ces revendications avec les salariés, les privés d’emploi et les retraités.
    Montreuil, le 12 juillet 2017

    dimanche 2 juillet 2017

    Les travailleurs de Tati ont été informés mardi 26 juin de la décision du tribunal de commerce de Bobigny de choisir le repreneur Gifi. 109 des 140 magasins devraient être repris ainsi que 1 428 des 1 720 salariés de la société Agora distribution qui exploitait Tati.
    Ce qui est bien réel, c’est la récupération par Gifi de plus d’une centaine de magasins, qui viendront s’ajouter aux 539 magasins déjà sous enseigne Gifi. Le groupe va ainsi étendre son emprise commerciale de plus de 20 % en une opération, se renforcer face à ses concurrents, sans avoir à supporter les coûts d’acquisition importants qu’imposerait l’achat de nouveaux emplacements. C’est tout bénéfice.
    Pour emporter la décision du tribunal, Gifi s’est engagé à reprendre 1 428 salariés, alors qu’il y a un mois son offre ne concernait que 1 200 d’entre eux. Les travailleurs de Tati et ceux de Gifi devront veiller à ce qu’aucun d’entre eux ne se retrouve sur un poste vite classé en sureffectif, ou muté dans un magasin programmé à la revente ou à la fermeture.
    Il reste 200 à 300 travailleurs pour lesquels Gifi ne propose aucune solution, pas plus d’ailleurs qu’Eram dont Tati était la filiale. Le groupe Eram comprend 11 marques, dont Gemo, Heyraud, Texto, Mellow Yellow et bien sûr Eram. Ce sont les travailleurs de ces enseignes, Tati compris, qui ont assuré et assurent la fortune de la famille Biotteau depuis 1927. Les déficits cumulés déclarés de Tati n’ont nullement porté atteinte à la richesse de la famille, qui figure au tableau des plus grandes fortunes du pays, comme d’ailleurs la famille Ginestet propriétaire de Gifi.
    Ce n’est donc pas l’argent qui manque pour garantir à chaque travailleur son emploi et son salaire.