samedi 22 octobre 2016

ISF : au bonheur des plus riches
L’État va rembourser aux riches plus d’un milliard d’euros sur les cinq récoltés au titre de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
L’ISF touche les 350 000 contribuables déclarant plus de 1,3 million de fortune personnelle. Leurs revenus sont, pour l’ISF, taxés entre 0,5 et 1,5 %. Mais certains bénéficient d’une ristourne, pour que l’ensemble des impôts qu’ils paient ne dépasse pas 75 % de leur revenu fiscal, ce qui serait considéré comme confiscatoire : c’est le plafonnement de l’impôt.
Le cas de Mme Bettencourt, première fortune de France avec 31 milliards, est exemplaire. Déclarant 80 millions de revenus pour 2015, elle ne peut payer plus de 60 millions d’impôts. Elle atteint ce plafond avec l’impôt sur le revenu et la CSG. Son ISF a donc été réduit à zéro. Le président Les Républicains de la commission des finances de l’Assemblée s’est ouvertement moqué du plafonnement de l’ISF par la gauche, qui coûte plus cher à l’État que le bouclier fiscal de Sarkozy.
Les lois sont faites pour les riches, qui savent en outre fort bien « optimiser » leur fiscalité. En diminuant par exemple leur revenu imposable, par le recours aux paradis fiscaux, à l’assurance-vie ou aux placements défiscalisés dans l’immobilier ou dans des œuvres d’art, ils touchent plus vite le plafond, et le jackpot.
17 octobre 1961 à Paris : le massacre des Algériens
le 55e anniversaire de la journée du 17 octobre 1961, où plusieurs centaines de manifestants algériens furent assassinés en plein Paris.
Ce jour-là, une manifestation pacifique regroupant des milliers d’Algériens se tenait, pour protester contre le couvre-feu imposé depuis octobre 1958 entre 20 h 30 et 5 h 30, la fermeture à 19 h 30 des débits de boisson tenus par des Algériens et l’interdiction faite aux Algériens de circuler en groupe. Le préfet de police de Paris, Maurice Papon, était chargé d’appliquer ces mesures. Malgré son rôle dans la déportation des Juifs sous le régime de Vichy, il était devenu chef de la police parisienne sous un gouvernement dirigé par Michel Debré et sous la présidence de de Gaulle revenu au pouvoir en 1958.
Maurice Papon eut carte blanche pour maintenir l’ordre dans Paris. En pleine guerre d’Algérie, il n’était pas question pour le gouvernement de tolérer que des Algériens manifestent pour réclamer l’indépendance de leur pays. Il ordonna à la police de réprimer violemment la manifestation. Des milliers de manifestants furent arrêtés, emprisonnés – près de 12 000 au stade Pierre de Coubertin ou au Palais des Sports – torturés, notamment par la « force de police auxiliaire », ou expulsés vers l’Algérie. Des centaines de manifestants perdirent la vie, matraqués ou jetés dans la Seine.

Elections dans les TPE : donnons de la force à nos métiers, votons CGT


vendredi 14 octobre 2016

Banques : le racket

Entre 2015 et 2016, les frais de tenue de compte bancaire ont augmenté de 77 %, d’après une étude réalisée sur plus de 185 banques en Europe.
Les banques qui n’en facturaient pas à leurs clients s’y sont mises, et celles qui faisaient déjà payer leurs clients leur ont augmenté les frais. La moyenne s’établit à 22 euros par an mais les frais peuvent dépasser les 70 euros dans certaines banques.

Les banques se portent pourtant très bien : le bénéfice 2015 de BNP Paribas était de 6,7 milliards d’euros, de plus de 6 milliards pour le groupe Crédit agricole. Mais ces résultats ne leur suffisent pas. Ces frais de tenue de compte sont un racket supplémentaire (le retrait aux distributeurs était souvent déjà facturé) opéré par les banquiers sur l’argent des clients, même des plus démunis. Le PDG de Panorabanques explique que « ces frais ne correspondent à aucun service supplémentaire ».

Aujourd’hui, tout travailleur doit avoir un compte pour percevoir son salaire ou son allocation. Avec ces frais, il se retrouve contraint d’en abandonner une partie aux banquiers. Et cela alors que ces derniers utilisent déjà l’argent présent sur les comptes de leurs clients, même les comptes les moins bien garnis, pour des spéculations très lucratives.

Le gouvernement répond qu’il a aidé les épargnants mécontents avec une disposition de la loi Macron qui permettra de simplifier les démarches pour changer d’établissement bancaire à partir de 2017. La belle affaire... puisque toutes les banques ont les mêmes pratiques
Retraites : nouvelles attaques en vue Dans un énième rapport, la Cour des comptes, jugeant réelles mais insuffisantes les attaques contre les retraites perpétrées depuis plus de vingt ans, préconise de nouvelles remises en cause de celles des fonctionnaires. Elle prend prétexte des disparités existant entre le système de retraite des travailleurs du secteur privé et celui du secteur public. Ce n’est pas nouveau : depuis 1993 et les premières attaques contre les retraites, tous les gouvernements ont cherché à opposer les travailleurs du privé à ceux du public, pour mieux s’en prendre aux retraites de tous, tous secteurs confondus. En 1993, Balladur a commencé par s’attaquer aux travailleurs du privé, en faisant passer de 37,5 à 40 ans la durée de cotisation nécessaire pour avoir droit à une pension à taux plein, en instaurant la prise en compte des vingt-cinq meilleures années, au lieu de dix précédemment, dans le calcul de la pension, et en indexant celle-ci sur l’inflation, et non plus sur l’évolution des salaires. Cette réforme, à elle seule, aboutit à une chute de 25 % du montant des pensions, comparé à ce qu’il aurait été sans ces mesures Jospin, au gouvernement de 1997 à 2002, s’est bien gardé de revenir sur cette mesure, permettant, dix ans plus tard, sous prétexte d’égalité, à Fillon d’allonger à 40 ans la durée de cotisation pour les travailleurs du public. En 2007, le même, devenu Premier ministre de Sarkozy, s’en prenait aux régimes spéciaux de la SNCF, de la RATP, d’EDF… En 2010, nouvelle attaque : l’âge de départ à la retraite passait à 62 ans pour tous, avant que Hollande, devenu président, n’augmente à 43 ans la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. Les retraites complémentaires des travailleurs du privé sont, elles, bloquées depuis 2014. Au final, c’est pour l’ensemble des salariés que les conditions d’accès à la retraite ont nettement régressé. Ce rapport annonce donc sans doute de nouvelles attaques contre les retraites des travailleurs, quel que soit le futur président. Déjà la direction du Trésor met en avant le recul de l’âge de la retraite pour relancer la croissance ! Et le Conseil d’orientation des retraites étudie la question pour préparer ses futures recommandations. Au-delà des fonctionnaires, c’est bien l’ensemble du monde du travail qui est visé.

mercredi 5 octobre 2016

Concertation sur l’Insertion professionnelle des jeunes Sans projet, sans ambition, sans financement : juste un baroud d’honneur ! lundi 3 octobre 2016 La ministre du Travail, non contente d’avoir porté une loi perfide passée en force à coups de 49.3, contre l’intérêt général de la population, convoque mardi 4 octobre 2016 les partenaires sociaux et les organisations de jeunesse, en vue d’une concertation sur l’insertion professionnelle des jeunes. La CGT n’est pas dupe. Cela sent le baroud d’honneur au moment où les cabinets ministériels se vident et où se profilent les échéances électorales : « Menons donc une concertation sur l’insertion professionnelle des jeunes ! » S’agit-il d’un projet de grande envergure assorti de financements conséquents permettant de répondre réellement aux attentes et besoins des jeunes en matière d’insertion professionnelle ? Non, simplement des palabres organisées en vue d’élaborer, pour le Ministère, un document d’orientation pour d’éventuelles négociations. Alors que la situation des jeunes fait régulièrement l’objet de plusieurs rapports, la Ministre propose une hypothétique négociation dont tout le monde sait que le patronat ne veut pas, poursuivant son objectif de baisse « du coût du travail » ! Les derniers ANI que la CGT n’a pas signés sur la question datent de 2011. Leur évaluation sera sur la table demain, pourquoi si tard ? Pourquoi attendre fin 2016 pour lancer des négociations sur ce sujet ? La CGT dénonce : - la précarité des jeunes ; - le recours abusif et massif aux CDD au détriment des CDI : 8 contrats sur 10 sont signés en CDD de très courte durée ; - le recours massif et abusif aux stages, aux missions de service civique et contrats aidés. La CGT revendique une réelle politique d’insertion professionnelle, sociale et sociétale des jeunes. Pour cela, il nous faut commencer par avoir un bilan exhaustif de l’ensemble des aides et exonérations dont ont bénéficié les entreprises ; ainsi que de réels moyens donnés au service public de l’emploi afin que l’ensemble des acteurs publics puissent mener à bien leurs missions. L’argent existe, il suffit pour le gouvernement de choisir les politiques jeunesses plutôt que les exonérations patronales. Montreuil, le 3 octobre 2016

Contre les accords de libre-échange avec les USA et le Canada (TAFTA, C


L’Union Européenne négocie depuis 2013 un accord commercial avec les USA, le TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement). Cet accord de libre-échange prévoie la suppression des barrières douanières, dans le secteur agricole principalement, et surtout la suppression des barrières non tarifaires, à savoir les règlements et les normes. Tous les secteurs de l’économie peuvent être touchés et cela affaiblirait les normes sociales, environnementales, sanitaires, culturelles…
En parallèle, un autre accord commercial, entre l’Union Européenne et le Canada, est en cours d’adoption, le CETA (Canadian European Union Trade Agreement). L’adoption de celui-ci est à l’ordre du jour de la réunion du conseil des ministres de l’UE le 18 octobre prochain. S’il était adopté, il devrait ensuite être voté par le Parlement Européen et pourrait être mis en oeuvre ensuite, et ce avant même que les parlements des Etats membres de l’UE, appelés à le ratifier également, ne s’expriment.
Cet accord est du même esprit néo-libéral que le TAFTA. Il prévoit également un mécanisme de règlement des différends qui permettraient aux multinationales d’attaquer les Etats quand elles estiment qu’une législation, des normes sociales ou environnementales contreviennent à leurs intérêts financiers.
La CGT, membre du collectif national « Stop TAFTA », appellent ses militants à participer à la journée d’action du 15 octobre pour s’opposer à ces accords commerciaux qui sont une menace pour nos modèles de société.
A Paris, une manifestation est prévue avec un départ à 15h30 à Stalingrad, pour une fin de manifestation vers 18h à République. De 18h à 19h, se tiendra une assemblée citoyenne sera organisée suivi à 19h30 par l’orchestre « Nuit debout ».
En région, d’autres manifestations et mobilisations sont en cours d’élaboration.
Pour plus d’information, rdv sur le site du collectif « Stop Tafta »,
https://www.collectifstoptafta.org/