mercredi 27 janvier 2016

Menaces d'explusion à la Bourse du travail de Châteauroux


CGT Les fonctionnaires dans la rue pour le service public, l'emploi et l...


                 En Espagne, aussi la criminalisation de l'action syndicale !
Espagne – Huit ans de prison pour faits de grève ! C’est la peine dont sont passibles huit syndicalistes des commissions ouvrières et un de l’UGT d’Airbus Getafe (près de Madrid) pour une grève qui remonte à 2011.Plusieurs personnalités du monde de la justice, des universitaires, des politiques et des intellectuels espagnols étaient au siège des syndicats CCOO (Commissions ouvrières), le 19 janvier, afin de présenter un manifeste contre l’inculpation des syndicalistes.« C’est aussi un manifeste contre la réforme pénale qui a permis de telles peines et remet en cause la liberté d’expression et le droit de grève dans notre pays », explique Juan Blanco, responsable du secteur international des CCOO. La solidarité internationale s’organise avec une résolution prise par le syndicat européen Industriall et aussi la CES, par la voix de son secrétaire général, Luca Visentini, qui déclare notamment : « Les syndicats et le droit de grève sont soumis à des attaques dans plusieurs pays, et cette affaire espagnole comme le projet de loi du gouvernement britannique en sont des exemples particulièrement choquants. »
Des attaques sans précédent au niveau européen

La France n’échappe pas à cette tendance de fond. Le même jour, Luca Visentini adressait aussi un courrier à Philippe Martinez en ces termes : « La CES est sérieusement inquiète de la décision, rendue le 12 janvier dernier par le tribunal d’Amiens, qui a condamné 8 anciens travailleurs de Goodyear à 24 mois de prison, dont 9 mois ferme. Cette décision est sans précédent. » Le 20 janvier 2016, la fédération CGT métallurgie reçoit, à Montreuil, une délégation des syndicalistes espagnols et britanniques afin d’échanger sur la convergence des attaques et des ripostes à envisager. La CGT rendra compte de la réflexion qui s’engage pour dénoncer ce qui apparaît désormais clairement comme une orientation liberticide, antisyndicale et répressive de la politique européenne actuelle. 

Les fonctionnaires dans la rue pour le service public, l’emploi et les salaires

mercredi 27 janvier 2016 , par Alessandro Vitagliano

Au cri de "Austérité ça suffit ! Pour le service public, l’emploi, les salaires" , des milliers de fonctionnaires ont manifesté mardi pour leur pouvoir d’achat et les emplois.
Les 5,6 millions d’agents de la fonction publique ont perdu entre "8 et 10%" de leur pouvoir d’achat en cinq ans, selon la CGT, FO et Solidaires qui appelaient à la mobilisation.
Depuis 2010, le point d’indice qui sert à calculer leurs salaires est gelé.
La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a répété mardi que les fonctionnaires ne devaient pas s’attendre à une "grosse augmentation du point d’indice", lors de la négociation salariale prévue en février.

La CGT annonce "la plus forte mobilisation de la fonction publique depuis l’élection de François Hollande" avec environ 150.000 manifestants et surtout 30% de grévistes, un taux nettement supérieur la dernière mobilisation unitaire de mai 2014 (15 à 16%).
A la Direction générale des finances publiques, qui a connu une des plus fortes réductions de postes depuis 2007, les syndicat annoncent plus de 25% de grévistes à Paris et plus de 30% voire 40% dans une cinquantaine de départements.
Dans le cortège parisien de15.000 manifestants, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a parlé d’une "mobilisation sur les salaires au moment où le patronat et le gouvernement essaient de culpabiliser les salariés sur le coût du travail".
Dans d’autres villes comme Marseille, environ 10.000 personnes ont manifesté. Ils étaient 2 500 environ à Nice, dont des enseignants et des personnels hospitaliers, plusieurs centaines à Ajaccio et Bastia.
Les manifestations ont également mobilisé à Toulouse avec 6.000, Tarbes un millier et Perpignan environ 3.000.
Dans cette vidéo trois dirigeants des différents secteurs des services publics, fonction territoriale, santé et action sociale et les travailleurs d’État s’expriment.



lundi 25 janvier 2016

La protection, d’abord celle des travailleurs

Aujourd’hui, un autre rassemblement de soutien a lieu ce matin à 11 heures, au 38 rue de la Rivière à Bezons, devant l’agence locale de l’entreprise ISS Hygiène et prévention, à l’occasion d’une réunion d’information du personnel initiée par la CGT de l’entreprise.
         Les dirigeants de celle-ci, prestataire de service dans les métiers de l’assainissement, de l’hygiène de l’air et de la protection incendie, compte environ 500 salariés répartis sur 4 agences. Justement, leur objectif, sur la base de sombres objectifs comptables, est de supprimer une des 4 agences,… celle de Bezons en l’occurrence, et de se débarrasser du personnel qui ne suivrait pas. Par-là, ils veulent minimiser les coûts des licenciements économiques que l’on peut imaginer.
         Une bonne raison d’apporter là encore la solidarité des autres travailleurs.



  • Réaction aux annonces de François Hollande sur l’emploi

    François Hollande lance l’ubérisation du pays

    Le Président de la République a annoncé lundi une série de mesures « pour l’emploi ». Ces mesures accentuent la fuite en avant dans la politique low cost et la compétitivité coût, sans aucune vision d’avenir. En refusant de s’appuyer sur la qualité et les qualifications, le gouvernement fait le choix d’utiliser la révolution numérique comme outil de dumping, dans une logique d’ubérisation et de casse des droits liés au salariat, qui ne créera aucun emploi.

    Trappes à bas salaires, effets d’aubaines et austérité

vendredi 22 janvier 2016

Le gouvernement veut réintroduire le plafonnement des indemnités à payer par un patron en cas de licenciement déclaré injustifié par un tribunal prud’homal.
Hollande l’a rappelé dans son discours au Conseil économique, social et environnemental et la ministre du Travail, El Khomri, présentera ce projet en mars 2016.
Le Conseil constitutionnel, au nom de l’égalité entre salariés, avait en effet annulé la partie de la loi Macron qui devait déjà introduire ce plafonnement. Car, ce plafonnement dépendant initialement de la taille de l’entreprise, un salarié d’une petite entreprise aurait pu voir son indemnité plafonnée à un niveau plus faible qu’un travailleur d’une grande entreprise.
Le contenu exact de la nouvelle loi n’est pas encore connu mais, au nom de l’égalité, le patronat réclame que le plafond soit le même pour toutes les entreprises et le plus bas possible. Et les allusions de Hollande lors de son discours annoncent que le gouvernement s’exécutera. Il s’agit d’un cadeau non négligeable pour le patronat. Car chaque année environ 200 000 travailleurs saisissent la justice des Prud’hommes et la majorité le fait pour dénoncer un licenciement abusif.

La rupture conventionnelle de contrat, mise en place par le gouvernement de Sarkozy en 2008, avait déjà simplifié les choses pour le patronat. Car un salarié se soumettant à cette procédure n’a désormais plus le droit de contester son licenciement. Aujourd’hui, dans le cas où la pression patronale ne suffit pas à dissuader un travailleur d’emmener son employeur devant les Prud’hommes, le gouvernement de Hollande donne des garanties aux patrons. Quelles que soient les causes et les conditions du licenciement, ils paieront peu.
               Surendettement : le bout du tunnel n’est pas pour demain
Le gouvernement a décidé de lutter contre le surendettement. Comment ? En mettant en place… un réseau de « Points conseils budget » (PCB) !
Ils devraient commencer à fleurir dès le mois prochain et le plan prévoit même deux niveaux de PCB. Les PCB1 recevront tous ceux qui ont besoin d’un conseil parce qu’ils ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Tandis que les PCB2 se pencheront sur les dossiers de surendettement et leurs créanciers. On croit voir renaître les dames patronnesses enseignant aux pauvres à gérer leur ingérable misère.

Et si rien n’est bien évidemment proposé qui assurerait des revenus décents, même l’arnaque des crédits revolving n’est pas dénoncée. Les banques et autres établissements de crédit spécialisés, du genre Cetelem et Cofinoga, de même que les distributeurs de l’espèce Auchan, Darty ou Ikea pourront continuer à proposer leurs reconstitutions de stock de crédit dont les taux varient entre 15 et 20 %. Pour ceux-là, tout va bien !

Régis Gasse (CGT) sur les licenciements à la Chapelle-Darblay


mercredi 20 janvier 2016


mercredi matin pour défendre les salariées sur le chantier de l’hôpital Simone Veil a Eaubonne 




Suite à la grève du printemps 2015, partie de l'usine Renault de Bursa (Turquie) entraînant plusieurs dizaines de milliers de travailleurs de la métallurgie, le gouvernement turc a annoncé récemment une hausse du salaire minimum de plus de 35%. À Renault Bursa, les travailleurs se mobilisent à nouveau pour que cette augmentation soit répercutée sur tous les salaires ouvriers.
         Ils font la grève des heures supplémentaires et manifestent régulièrement en fin d'équipe. Dans une vidéo datant de vendredi 15 janvier, on voit les travailleurs de l'équipe du matin se regrouper en arrivant, s'organiser selon les différents secteurs de l'usine, pour revendiquer la hausse de tous les salaires.
         Ils crient à l'adresse de la direction "tu dois payer !", ou encore "tous ensemble !" et "Vive l'unité des travailleurs de Renault !

       

Les travailleurs de Bursa toujours mobilisés


lundi 18 janvier 2016

L’opposition de Christiane Taubira à la prochaine loi sur la déchéance de nationalité suscite beaucoup de commentaires. En effet elle doit avaler couleuvre sur couleuvre pour rester ministre.
Pour preuve, Taubira a signé, conjointement avec Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, une tribune dans le journal Le Monde, vantant la prochaine loi répressive « main dans la main contre le terrorisme ». Tous deux préconisent l’irresponsabilité pénale pour les policiers et gendarmes qui utiliseraient leur arme dans des situations extrêmes, et l’élargissement des possibilités de fouilles et de perquisitions. Cette loi se traduirait par un renforcement des pouvoirs de la police et des procureurs, au détriment des juges d’instruction.
Autrement dit, l’actuelle ministre de la Justice approuve une loi sécuritaire de plus. Par contre, sur la déchéance de la nationalité, les dires de ­Christiane Taubira n’ont pas trop varié.
Elle s’y est opposée par exemple en juillet 2010, lorsque Sarkozy, alors au pouvoir, annonçait à Grenoble, dans un discours sécuritaire et anti-immigrés, qu’il allait retirer la nationalité française aux personnes d’origine étrangère qui seraient meurtriers de policiers ou de dépositaires de l’autorité publique.
À l’époque, toute la gauche s’était indignée de cette proposition. Un appel publié à l’initiative de Libération et de SOS Racisme proclamait justement : « Sous le faux prétexte d’assurer la sécurité des Français, le pouvoir tend en fait à imposer une idée aussi simple que malhonnête : les problèmes de notre société seraient le fait des étrangers et des Français d’origine étrangère. » Les signataires ajoutaient : « Pour la première fois au plus haut niveau de l’État, il aura été publiquement affirmé qu’il existe des «Français de souche» et des «Français de papiers», comme le clame le Front national depuis sa création et au risque de crédibiliser ce dernier. »
Outre Christiane Taubira, cet appel fut signé par plusieurs dizaines de personnalités, parmi lesquelles François Hollande et Manuel Valls.
Quelques jours plus tard, ce dernier enfonçait encore un peu plus la proposition de Sarkozy, qualifiant ce débat autour de la déchéance de nationalité de caricatural, soulignant que les lois existantes suffisaient et ajoutant : « On rentre dans un débat nauséabond et absurde. »

Aujourd’hui, le président de la République et le Premier ministre disent le contraire de ce qu’ils proclamaient, la main sur le cœur, en 2010. De belles paroles dans l’opposition, des lois pourries une fois au pouvoir. Tout un symbole


 documentaire de (1h24min) Réalisé par Gilles Perret. Documentaire Français
Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour.
Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat.
Qui le connait aujourd’hui?
70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu ». D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?

Au final, se dresseront en parallèle le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.
                                             les vœux de l'ud CGT val d'oise 

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur
imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire 
le secrétaire de L’UD CGT val d'Oise Yann Garroui appel a soutenir la pétition pour exiger l’arrêt des poursuites contre les 8 Goodyear. 
Nous Sommes Tous Des Goodyear



jeudi 14 janvier 2016

Prison ferme contre 8 syndicalistes

Le gouvernement devra rendre compte !

Communiqué de presse commun CGT, FNIC CGT, UD 80, UL AMIENS Z.I., SYNDICAT CGT Goodyear

Les 7 longues années de lutte des salariés de Goodyear, face à la multinationale, ont été marquées de conflits durs et âpres avec un patronat violent ayant recours à des vigiles, des hommes de main omniprésents dans les ateliers, l’entreprise, pour faire peur, faire taire les salariés et leur faire accepter la fermeture de leur usine.
Toutes les plaintes des militants CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposées au commissariat, transmises au Procureur de la République ; mais mises au panier et classées sans suite.
Après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT.
Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide seul de poursuivre l’action devant les tribunaux contre 8 militants CGT. Il demande au juge de condamner ces 8 militants à 24 mois de prison dont la moitié ferme. Le juge vient de prendre la décision de suivre le pro- cureur en condamnant 8 représentants des salariés de Goodyear à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve.
Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir qui prétend rendre justice dans le pays ! Justice à soi-même, puisqu’il n’y a plus aucune plainte de la société Goodyear, ni de quelconque !
POURQUOI TANT DE HARGNE CONTRE LA CGT ?
C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes. Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu.
Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe.
Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité et de l’action syndicales. Cette décision est un choix politique répressif contre les droits et liber- tés des citoyens à se défendre dans leur travail avec les syndicats, ce que dénonce la CGT depuis l’instauration de « l’état d’urgence ».
LA CGT, TOUTE LA CGT, NE LAISSERA PAS EMPRISONNER SES MILITANTS !
Si le gouvernement veut déclarer la guerre au syndicalisme CGT, il devra en assumer les conséquences.
Toute la CGT, tous ses militants avec les salariés et tous ceux, pour qui la justice n’est pas un instrument politicien, sont appelés à organiser la riposte.
L’APPEL CONTRE CETTE DÉCISION EST ENGAGÉ ET DÈS MAINTENANT, PARTOUT, DES COMITÉS DE DÉFENSE POUR LES DROITS ET LIBERTÉS DOIVENT ORGANISER, RASSEMBLER, MOBILISER L’ENSEMBLE DES SALARIÉS, DE LA POPULATION CIVILE POUR LE RESPECT DES DROITS ET LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES.

Goodyear : "Un procès politique! Une volonté de criminaliser l'action sy...


Prison ferme pour séquestration: les ex-Goodyear font appel


mardi 12 janvier 2016


Goodyear - "De la prison ferme pour les anciens de Goodyear" (La Croix éditorial) - Neuf mois de prison ferme contre d’anciens salariés de Goodyear ! (Libération)

Neuf mois de prison ferme contre d’anciens salariés de Goodyear

Un verdict exceptionnel pour des syndicalistes. Le tribunal correctionnel d’Amiens a condamné, mardi, huit anciens salariés de l’usine Goodyear à 24 mois de prison, dont 9 ferme, pour « séquestration ». Parmi eux, sept étaient encartés à la CGT, dont le très énergique Mickaël Wamen, ancien délégué syndical. Deux des huit salariés ont également été condamnés pour « violences en réunion », mais sans peine supplémentaire. A l’origine des poursuites : la « retenue » durant trente heures, entre le 6 et le 7 janvier 2014, du DRH et du directeur de la production, pour protester contre la fermeture de l’usine, intervenue quelques jours plus tard.

« Détresse sociale »

Une décision pas très éloignée des demandes du parquet, qui lors de l’audience du 24 novembre, avait réclamé 24 mois de prison, dont un an ferme « aménageable », pour « séquestration et violence en réunion ». Et ce, alors même que la direction de Goodyear Dunlop Tires France, ainsi que les deux cadres de l’usine concernés par les faits, avaient retiré leur plainte. A la barre, les prévenus avaient alors évoqué « un coup de colère » face à une direction qui « n’apportait aucune réponse » à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les 1 142 salariés du site.
    « Neuf mois ferme, Il y a manifestement la volonté de faire un exemple»
    Il y en a eu en 2009 (Caterpillar, Molex, Scapa, 3M-Santé, Sony), 2010 (La Poste), 2011 (Constellium, Still), 2012 (PSA Aulnay) ou 2013 (Forgital). Mais elles ont rarement été sanctionnées, le cas de La Poste de Nanterre en 2010 s’étant soldé par 1 500 euros d’amende et du sursis pour trois personnes.
    La sentence est tombée ce matin pour les 8 ex salariés de Goodyear Amiens.
    Ils sont condamnés à 24 mois d...onc 15 avec sursis, par le tribunal correctionnel d’Amiens pour des faits de séquestration. Le procureur avait requis deux ans de prison dont un an avec sursis.
    Cela veut dire qu'ils sont condamnés à 9 mois de prison ferme.
    Construisons ensemble la réponse à apporté à cette attaque.
    Quand on touche à 1 syndiqué de la CGT, c'est à toute la CGT que l'on s'attaque.
    . Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi à 1.000 euros d'amende avec sursis deux militants de la CGT-Energie pour entrave à la liberté du travail à l'occasion d'une action syndicale 
    en 2008 et en a relaxé deux autres poursuivis pour les mêmes faits.



vendredi 8 janvier 2016


Drôle de début d’année pour les personnels

Chez l’ex-AB Habitat

Un point d’information a eu lieu hier organisé par la section CGT de l’organisme de logement ex AB-Habitat. Tout démontre que bien des choses ne sont toujours pas réglées pour les personnels.  Il en va ainsi de la possibilité d’un détachement de 5 ans dans le nouvel organisme des personnels fonctionnaires qui n’est toujours pas confirmée. La situation est par ailleurs grosse de dangers pour les locataires au niveau des loyers dans les années qui viennent, le nouvel organisme devant supporter dorénavant une hausse importante de ses frais de gestion.

Chez le personnel municipal

De très nombreuses structures municipales étaient fermées mercredi, suite à l’appel à la grève initié là encore par la CGT des personnels de la ville d’Argenteuil. Il s’agissait de protester contre l’augmentation du temps de travail imposée par la municipalité, et la détérioration des 
conditions de travail dans les services.








Déménagement de l’Agglomération

Avec la liquidation de l’Agglomération au 1er janvier, bien des incertitudes demeurent, au moins pour les personnels qui relèvent de la Ville d’Argenteuil ou du syndicat Azur (pour le service du ramassage des ordures ménagères). Des dizaines d’employés ont emménagé dans l’hôtel de ville d’Argenteuil, dans des conditions très précaires pour le moins, et pour des tâches qui restent à définir…
            Quant aux conditions du déménagement lui-même des matériels du Val Notre Dame à l’hôtel de ville, elles ont été largement cocasses si l’on peut dire. L’ampleur du travail avait été largement sous-évaluée, et il a fallu improviser aux dépens des employés de la Ville qui ne sont pas, eux, des déménageurs.

            Quant à l’avenir du personnel du Figuier blanc, il reste largement dans le flou

jeudi 7 janvier 2016

  •                                           Nouvelle année

    Meilleurs vœux !

    Que nous n’ayons plus à revivre ces scènes épouvantables pas plus dans nos rues qu’aux marches de l’Europe où viennent se heurter ces centaines de milliers d’êtres humains à nous autres pareils. Que dans le difficile combat contre le terrorisme nous n’ayons pas à sacrifier ce que nous sommes.
    Dans le délicat exercice des vœux aux Français, le président de la République s’était déjà illustré en annonçant le pacte de responsabilité et le grand virage social libéral. Il ne fallait pas s’attendre au dernier jour de l’année écoulée à ce qu’il contrebraque pour remettre le char de l’État sur la route des espérances de changement. Chef de guerre, petit père protecteur de la Nation, voilà le rôle qu’il entend assumer quitte à couper l’herbe sous le pied des démagogues de droite et du FN qui prônent la déchéance de nationalité et le sacrifice des libertés individuelles et collectives sur l’autel de la lutte contre le terrorisme.
    Toutefois, François Hollande ne pouvait faire comme si l’état d’urgence suffisait à remplir le vide de son action au service du progrès social. S’il prétend comme ses prédécesseurs ne pas gouverner avec les sondages, il ne pouvait pas ignorer que parmi une dizaine de souhaits pour 2016, 56 % des Français répondent dans un sondage publié le 31 décembre, "faire baisser le chômage", avant "lutter efficacement contre le terrorisme, l’insécurité et la délinquance".
    Il s’agit bien d’une percée, puisque ce n’était que le 4ème souhait des Français il y a un an. François Hollande ne pouvait pas non plus ignorer la déroute électorale des régionales et le score inédit du Front national qui prospère sur l’échec de sa politique économique et sociale.
    Pour autant, ses vœux répondent-ils aux attentes ? Sont-ils à la hauteur des questions posées ? On est vraiment loin du compte, car si le chef de guerre a proclamé l’état d’urgence sociale, il n’a annoncé que de vieilles mesures floues en nous refaisant le coup de la relance de l’apprentissage. Pour le reste, il maintient le cap des réformes engagées. Il réaffirme son intention de "simplifier le code du travail" et de multiplier les "aides à l’embauche" pour les entreprises.
    Il y a tant de choses à nous souhaiter, mais parce que nous sommes syndicalistes, souhaitons aussi que cette année nous rassemble pour porter nos exigences et conquérir de nouveaux droits. Que se réalisent nos souhaits de progrès social, nos envies de nous épanouir au travail, d’y trouver ou retrouver un sens. Que nos responsabilités et nos compétences soient reconnues. Qu’on nous laisse enfin bien travailler. Bonne année donc à chacune et chacun.
  • avec la CGT 
  • union locale CGT d'Argenteuil


C’était il y a un an. Le 7 janvier 2015, la rédaction de Charlie Hebdo était la cible des terroristes. Les frères Kouachi armés de kalachnikov, pénètrent dans les locaux de l’hebdomadaire satirique. Ils ouvrent le feu et tuent 11 personnes. Dans leur fuite, ils font leur douzième victime, un policier qui tentait d’intervenir.

mercredi 6 janvier 2016


Handicap : des personnels d'un EREA en colère contre les attaques destinées à diminuer la formation d'élèves en situation de handicap !


Un article du journal Le Parien-95 du 4 janvier 2016 !
« Mouvement de grève au lycée d’enseignement adapté de Sannois
Auteur : Anne Collin
Parmi les formations professionnelles proposées par le lycée d’enseignement adapté « La Tour du Mail » de Sannois, des CAP Productions Horticoles, Travaux Paysagers ou encore Menuiserie. (LP.)
Les cours devraient être largement perturbés ce mardi au lycée régional d’enseignement adapté (EREA) « La Tour de Mail » à Sannois. La CGTEduc’Action 95 appelle les personnels de l’établissement à une grève reconductible. La raison de ce mouvement de colère ? Le projet de fermeture de deux classes de seconde CAPA dans ce lycée accueillant majoritairement des élèves de 14 à 20 ans en situation de handicap et/ou fragiles aux niveaux scolaire et social. « Une situation qui serait insupportable », affirme la CGT. En effet, selon le syndicat, le projet pourrait se traduire par une diminution de l’effectif de l’établissement de 16 élèves sur 125 et une suppression de 3 postes enseignants. « Nous sommes bien loin de l’objectif de lutte pour l’insertion et contre le décrochage scolaire affiché par le ministère. Nous ne pouvons accepter un tel décalage entre les propos et les actes », dénonce encore la CGT Educ’Action 95.
Côté Académie, on précise que ce projet concerne le passage du CAP de trois à deux ans et qu’il intervient dans le cadre de la mise en place de la carte régionale des formations professionnelles.
Cependant, cette dernière devant être présentée le 14 janvier prochain en comité technique académique, l’Académie ne souhaite pas communiquer sur le sujet avant cette date. L’équipe enseignante et éducative de l’EREA espère toujours être reçue par le conseiller technique du Recteur. »

Sans commentaire. Ou si : l’Inspection académique ne voit vraiment pas le problème de faire passer de 3 à 2 ans la formation de ces élèves en situation de handicap ? Non, vraiment ?
     Les personnels de cet établissement ont raison de se battre.
A l’occasion de l’anniversaire de la tragédie de Charlie Hebdo et suite aux divers attentats survenus à Paris, à Beyrouth et à Tunis, la CGT appelle les salariés, les retraités et les privés d’emploi à se rassembler :
Rendez-vous le 7 janvier prochain à partir de 18 h, Place de la République
Dans ce contexte, la CGT réaffirme à nouveau que ses militants et syndiqués continueront à défendre au quotidien les valeurs de solidarité, de paix et de fraternité qui sont selon nous essentielles à la démocratie et à notre République.
Cette initiative se tiendra dans le prolongement de la rencontre intersyndicale prévue à la Bourse du travail de Paris, à laquelle participera notamment Luca Visentini, Secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats (CES).
Aujourd’hui et plus que jamais, le mouvement syndical français et mondial doit s’unir.

lundi 4 janvier 2016

Goodyears Amiens

Les syndicalistes ne sont pas des criminels !

Le 12 Janvier 2016, un rassemblement se tiendra devant le tribunal d’Amiens aux côtés des Goodyears.
(Photo : © Corentin FOHLEN / Divergence)
Le ministère de la Justice, le gouvernement sont-ils à l’initiative du réquisitoire du procureur qui demande au juge de condamner huit délégués CGT de l’entreprise Goodyear à des peines de prison de 24 mois, dont 12 fermes ?
Leur crime ? Celui d’avoir durant sept années, organisé la défense de l’emploi des 1100 salariés de l’usine de Goodyear Amiens et d’avoir, à plusieurs reprises, fait plier la multinationale !
L’accord de fin de conflit, signé par la CGT et la direction de Goodyear, a mis un terme, en l’annulant, à la plainte déposée au tribunal.
Envers et contre tout, le procureur a décidé, au nom de l’État, de poursuivre l’action contre ces militants CGT, aujourd’hui au chômage.
L’État, le gouvernement, ont la responsabilité, le devoir de mettre un terme à cette offensive qui vise la CGT, ses militants.

Les syndicalistes ne sont pas des criminels ! Avec courage, ils affrontent quotidiennement le patronat avec pour seul objectif, celui de défendre leurs collègues de travail, de promouvoir le progrès et la justice sociale.
Des centaines de militants, délégués CGT subissent cette répression inique de procureurs, de patrons, qui voudraient étouffer toute contestation, toute voix de résistance face aux politiques d’austérité.
Le Président de la République, son gouvernement, seront comptables de leurs décisions. Le monde du travail, la CGT, ne laisseront pas piétiner leurs droits, leurs libertés à défendre leurs revendications par la grève, les manifestations.

Il faut sauver le droit du travail !

lundi 4 janvier 2016

Professeur à l’université Paris Ouest-Nanterre-La Défense, Pascal Lokiec ne se contente pas de lancer un cri d’alarme. Il démonte avec pédagogie, exemples à l’appui, les arguments de ceux qui militent pour un code du travail réduit à la portion congrue.
Il démasque les faux-semblants des « nouvelles formes de travail ou d’emploi » ou de ces catégories de travailleurs désormais vantées, les « salariés autonomes  » autant de situations qui, nous dit-on, briseraient la subordination du salarié à son employeur et limiteraient donc le besoin de protection. Lokiec démontre que le code du travail, avec ses multiples dérogations, est déjà très flexible, et que ce n’est pas la création d’emplois qui se joue derrière sa mise en cause.
La dernière partie du livre souligne les dangers que fait courir à l’ensemble de la société le renoncement de l’Etat à définir le bien commun, laissant ainsi la primauté à la logique du marché. Le code du travail apparaît alors comme l’un des derniers remparts de cet « en-commun » aujourd’hui remis en question.

samedi 2 janvier 2016



1er janvier - Impôts, Smic, prix et tarifs : ce qui change


Pas de hausse minimale du Smic

Pour la quatrième année consécutive, le gouvernement exclut de compléter la revalorisation automatique du Smic par un «  coup de pouce  ».
- Un salarié au Smic touchera 6 euros net de plus par mois. Le salaire minimum s’élèvera à 9,67 bruts de l’heure soit 1.466,62 euros bruts mensuels, 1.143 nets. Un peu plus de 11% des salariés sont concernés par cette revalorisation.

3,5 centimes de taxes supplémentaires sur le gazole

Entre la taxe carbone et la réduction de l’avantage fiscal , les taxes sur le gazole augmentent au total de 3,5 centimes d’euro. La taxe sur l’essence sans plomb, elle, sera alourdie de 2 centimes. Mais cette hausse pourrait être compensée avec la chute des prix du pétrole, qui a fait passer le litre de gazole en-dessous du seuil symbolique d’un euro. Tous les véhicules diesel immatriculés avant le 1er janvier 2006 sont éligibles à la prime de conversion pour l’acquisition d’une voiture essence neuve ou d’occasion.

Une complémentaire santé pour tous les salariés

Les entreprises qui ne proposent pas encore de complémentaire santé à leurs salariés vont devoir s’y mettre dès le 1er janvier. Cette complémentaire (assurance, mutuelle ou institution de prévoyance) devra être financée par l’entreprise à hauteur de 50%. Il y a trois mois encore, 300.000 structures n’avaient pas encore souscrit de complémentaire, essentiellement des TPE de moins de 10 salariés.

Impôts : une baisse de l’impôt sur le revenu