vendredi 29 mai 2015

video
Des détenus s’échappent après avoir creusé un tunnel pendant 1336 jours. Incroyable ?
C’est ce qu’ont réussi les salariés de Fralib. Pendant 1336 jours ils ont lutté, ils ont occupé, ils ont creusé, ils ont rusé, ils ont fini par faire plier l’énorme multinationale Unilever qui voulait fermer l’usine et les jeter. Victoire ! Aujourd’hui ils lancent 1336, leur marque de thé. Fralib devient la coopérative ouvrière SCOP-TI. Le syndicalisme offensif, ça marche. Il y croient, ils n’ont rien lâché. Depuis 2011, l’équipe de Là-bas a suivi leur lutte, et leur victoire nous fait du bien à tous. Un autre système économique est possible.
« Nous sommes le symbole de la lutte contre le capitalisme financier. » Car ils ne font pas que remonter une boîte et lancer des produits. C’est une autre façon de travailler et de produire qu’ils mettent en place, sérieux, émus et rigolards sous le portrait du Che. C’est comme une brêche dans la nuit du chômage et de la précarité. Et de la résignation ambiante.
source la bas.org

Conférence de presse de Philippe Martinez lors du CCN de la CGT le 28 ma...


jeudi 28 mai 2015

Israël/Palestine
Orange dans le Territoire palestinien occupé : l’entreprise doit reconnaître sa responsabilité, l’Etat actionnaire doit exiger la fin du soutien aux colonies israéliennes
jeudi 28 mai 2015
A l’occasion de l’assemblée générale annuelle d’Orange, le 27 mai 2015, des organisations de la société civile (ONG et syndicats)* demandent à l’entreprise et à l’Etat français, actionnaire du groupe, d’intervenir pour faire cesser les atteintes aux droits humains auxquelles ils contribuent indirectement par la relation d’affaires avec l’entreprise israélienne de télécommunications Partner. Cette entreprise est en effet active dans les colonies israéliennes situées dans le Territoire palestinien occupé, considérées illégales par la communauté internationale. A la suite de la publication le 6 mai dernier d’un rapport intitulé « Les liaisons dangereuses d’Orange dans le Territoire palestinien occupé », l’AFPS, le CCFD-Terre Solidaire, la CGT, la FIDH, la LDH, Solidaires ainsi que le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) se félicitent d’avoir enfin rencontré Orange, le 26 mai 2015. Ils prennent acte de la reconnaissance par Orange des risques réputationnels associés à cette relation d’affaires avec Partner. Orange a rappelé que l’amendement apporté en mars 2015 au contrat de licence de marque visait à permettre la fin de celui-ci dans dix ans. Bien que cette réponse ne soit pas jugée satisfaisante par la société civile, les organisations auteures du rapport demandent expressément à Orange de communiquer publiquement sa volonté de désengagement et de dénoncer les atteintes aux droits humains commises par Partner.
Les organisations de la société civile ont également à nouveau écrit, le 7 mai, à l’agence de participation de l’Etat, à la BPI et au gouvernement pour souligner l’incohérence entre les orientations de la diplomatie française et les pratiques de l’Etat actionnaire dans ce dossier. L’Etat français se doit en effet de respecter ses obligations internationales en matière de droits humains et exiger un retrait des activités de Partner dans les colonies ou, à défaut, la rupture de cette relation d’affaires. Pour l’heure ces appels sont restés sans réponse.
Une question écrite pour demander l’interruption du contrat avec Partner a été déposée par un actionnaire pour que le sujet soit traité par l’assemblée générale d’Orange cet après-midi.
Note aux rédactions * Al Haq, Association France Palestine Solidarité, CCFD-Terre Solidaire, Confédération Générale du Travail (CGT), FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Union Syndicale Solidaires
Le rapport est disponible en français et en anglais.

Montreuil, le 27 mai 2015.

mardi 26 mai 2015

              L'ouvrier couronné
Affable et passionné, il avait spontanément accordé un entretien à la NVO il y a quelques jours pour parler du dernier film de Stéphane Brizé, La loi du marché, dans lequel il interprète un père de famille, ex-ouvrier au chômage qui bataille pour retrouver un travail, «un costaud qui encaisse». Sans se douter du couronnement qui allait suivre, il avait dit toute la joie que lui avait procuré ce projet et aussi toute l’importance de sa dimension sociale. En recevant le prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes 2015, le 24 mai dernier, Vincent Lindon parvient à une reconnaissance méritée. Débordé par l’émotion, il a dédié son prix «aux citoyens laissés pour compte» et estimé que ce prix, remis des mains des frères Coen, présidents du jury, était «un acte politique».
Ouvrier et père de famille à la recherche d’un emploi dans La loi du marché – portrait clinique du monde du travail réalisé par Stéphane Brizé, en compétition à Cannes et au cinéma le 19 juin – Vincent Lindon n’en est pas à son premier rôle dans un film social.

Source nvo cgt

                                                   Pôle Emploi
Les chômeurs ne sont pas des fraudeurs
vendredi 22 mai 2015
Le conseil d’administration de Pôle emploi, réuni le 20 mai 2015, a voté, sans la voix de la CGT, l’extension de l’expérimentation sur le contrôle des demandeurs d’emploi, afin de vérifier s’ils opèrent bien une recherche active d’emploi. Si tel n’était pas le cas, ils se verraient radiés entre deux semaines et six mois.
Il faut sortir du paradigme qui consiste à dire que notre système d’assurance chômage est trop généreux. Un demandeur d’emploi sur deux n’est pas indemnisé. La première cause de la non recherche d’emploi, c’est d’abord parce que Pôle emploi n’a pas de travail à proposer ; que les employeurs continuent leur politique d’exclusion de la jeunesse et des seniors dont le taux de chômage a augmenté sensiblement sur un an.
Pour la CGT, il faut sortir de cette logique de contrôle/sanction qui amène l’opinion publique à considérer que les chômeurs refusent le travail qu’on leur propose et qu’ils sont des fraudeurs. Un tel amalgame est insupportable.
Il faut mobiliser tous les moyens, notamment humains, de Pôle emploi pour l’accompagnement et l’indemnisation. C’est ce qui manque, à notre avis, notamment dans une période où le chômage de masse est installé et que l’indemnisation devient de plus en plus complexe, eu égard aux parcours des salariés qui surfent sur les contrats précaires de plus en plus courts.

Montreuil, le 22 mai 2015.

lundi 25 mai 2015

La CGT vient de remporter les élections DP à Babou Bagnolet !
La CGT vient de remporter les élections DP à Babou Bagnolet 21 électeurs inscrits 19 votants, 19 voix pour la CGT, nos élu(e)s Dayeg Ouahiba, Zidane Areski.

dimanche 24 mai 2015


L’État ne doit pas s’affranchir de sa responsabilité
dans le sauvetage d’AREVA et de ses salariés
Areva se trouve sous les feux de l’actualité depuis l’annonce de ses mauvais résultats pour l’année 2014. Les annonces, par voie de presse, d’éventuels projets de rapprochement, d’entrée au capital d’investisseurs français ou étrangers ou de démantèlement sont distillées régulièrement.
La responsabilité des dirigeants de l’entreprise et des gouvernements successifs est majeure. L’absence de stratégie industrielle, au détriment d’une logique de marché et financière, a rapporté plus de 20 milliards d’euros de dividendes à l’État depuis 10 ans quand, en même temps, Areva a dû s’endetter pour investir.
Plutôt que d’organiser une mise en cohérence des différents acteurs de la filière (CEA, Areva, EDF, Alstom, ASN, Irsn, Andra, entreprises sous-traitantes), les gouvernements ont organisé une concurrence fratricide entre EDF et Areva.
La filière industrielle nucléaire française doit se doter d’une stratégie de long terme, car elle permet de produire de l’électricité sans émettre de gaz à effet de serre avec un coût de production donnant du pouvoir d’achat aux ménages et de la compétitivité pour les entreprises tout en concourant à notre indépendance énergétique. Dans cette optique, la réactivation immédiate du Conseil Supérieur de la Politique Nucléaire (CSPN) est nécessaire.
Pour une des dernières filières d’excellence de notre pays, il est de la responsabilité de l’État de présenter un projet qui doit être pertinent et cohérent industriellement, et d’autant plus s’il remet en cause la structure actuelle d’Areva. L’État peut trouver les moyens de sécuriser la situation financière du Groupe.
Les salariés ne doivent, en aucun cas, être la variable d’ajustement. Ils ne doivent pas faire les frais des mauvais choix stratégiques des gouvernements et des entreprises. Il est indispensable de ne pas gaspiller les outils industriels et les compétences.
Pour nos Fédérations, l’urgence est à la défense de l’emploi dans AREVA, dans les entreprises prestataires et sous-traitantes durement impactées par le plan de redressement présenté en mars. L’impact dans les territoires n’a pas non plus été considéré par les groupes industriels et le gouvernement.
Les Fédérations CFDT, CFE-CGC, CGT, FO vont organiser la mobilisation des salariés des entreprises et du secteur avec leurs syndicats locaux afin de porter leurs propositions et s’opposer à tout plan social destructeur d’emplois.
Communiqué de Presse du 21 mai 2015


samedi 23 mai 2015

    personnels bloqués, d'un coté dans l'entrée de l’hôpital sud francilien, de l'autre derrière les grilles, pendant que la ministre Marisol Touraine inaugure leur ...outil de travail, un dispositif hallucinant qui montre le niveau du dialogue social en France aujourd'hui. La ministre à évité de rencontrer les personnels soignants et d’écouter leur difficultés à exercer leur métier dans des conditions qui se dégradent.

vendredi 22 mai 2015

Hôpitaux de Paris en grève unitaire " Repos préservé, qualité des soins ...


Tous ensembles, nous serons demain plus forts

Depuis des mois, un certain nombre de mobilisations pour les salaires ont lieu, à l’occasion des NAO, ces « négociations annuelles obligatoires ». Dans le département, elles touchent des petites comme des grandes entreprises. Les travailleurs des Courriers Ile de France terminent ainsi leur troisième semaine de grève.
         A Argenteuil-Bezons, que ce soit chez Atos, Dassault, Otis, les actionnaires ne veulent rien lâcher. Hausse des profits pour eux, rien du côté de la hausse des salaires. Des débrayages ont eu lieu, comme chez Atos cette semaine. La grève est prévue chez Otis à partir du 24 juin.
         On parle de la « croissance » qui serait au rendez-vous de ce début d’année. Mais croissance économique ou pas, c’est la croissance des profits qui est bien réelle.

         Puisque partout les travailleurs sont touchés par le même fléau du sur-place de leurs salaires, il faudra bien, un jour, demain, que tous ensembles, nous nous retrouvions pour imposer non seulement aux actionnaires de chaque groupe mais à tout le patronat les augmentations substantielles qui s’imposent.

mercredi 20 mai 2015

Condamnation de la secrétaire générale de la CGT Gironde : La commission exécutive confédérale dénonce une décision inique   mercredi 20 mai 2015
Dans un courrier adressé, le 19 mai 2015, à Corinne Versigny, secrétaire générale de l’union départementale de la Gironde, ainsi qu’à tous les membres de la direction départementale et aux syndicats et syndiqués de Gironde, la direction confédérale de la CGT s’élève contre le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Bordeaux, le 7 mai précédent, qui condamne la dirigeante de la CGT et l’union départementale de Gironde pour avoir alerté les autorités sur les conditions de travail et l’avenir du site girondin de l’équipementier automobile Le Bélier.
Dans cette déclaration, partagée avec toutes les organisations de la CGT, la commission exécutive confédérale dénonce, notamment, une décision inique qui - si elle était confirmée en appel – ouvrirait une brèche supplémentaire au Medef pour remettre en cause les droits et garanties collectives des salarié(e)s, poursuivre la baisse du coût du travail, museler les délégué(e)s en leur interdisant de contester les choix stratégiques des entreprises. Retrouvez, ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de la CEC du 19 mai 2015 
Chère Corinne,
La commission exécutive confédérale prend connaissance avec stupeur du jugement du tribunal correctionnel de Bordeaux, en date du 7 mai, te condamnant à 500 euros de dommages et intérêts, l’UD à 3.000 euros avec sursis et à 1.700 euros de frais de justice.
Ainsi donc, alerter, preuves à l’appui, d’une stratégie managériale indigne et des choix de délocalisations deviendrait condamnable.
Ce jugement porte une nouvelle atteinte au fait syndical et à la liberté d’expression. Il intervient au moment d’une remise en cause de bourses du travail, de l’exercice du droit syndical, d’une répression syndicale de plus en plus importante au sein des entreprises.
Si ce jugement devait être confirmé, il ouvrirait une brèche supplémentaire au Medef pour remettre en cause les droits et garanties collectives des salarié(e)s, poursuivre la baisse du coût du travail, museler les délégué(e)s en leur interdisant de contester les choix stratégiques des entreprises.
C’est pourquoi, la CEC t’exprime tout son soutien, sa solidarité et sa fraternité. Elle s’élève contre cette décision de justice inique et approuve la décision de se pourvoir en appel de celle-ci.

Le « bosse et tais-toi » ne peut devenir la règle. Avec toi et tous le syndiqué(e)s de Gironde, nous réaffirmons que la CGT ne se taira et ne banalisera jamais les atteintes aux militant(e)s et les droits des salarié(e)s, leur engagement collectif pour les faire respecter et obtenir des avancées sociales pour travailler et vivre dignement.

mardi 19 mai 2015

Les syndicats enseignants appellent le 19 mai à la grève contre la réforme du collège annoncée par la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. Celle-ci justifie les changements qu’elle veut apporter par le constat que « les élèves s’ennuient au collège ». Mais, comme toujours à l’Éducation nationale, derrière les arguments pédagogiques se cachent des mesures qui, au bout du compte, permettront de réduire les formations.
Les horaires de chaque discipline, le français, les mathématiques, l’histoire-géographie ou autres, seraient diminués pour faire place à trois heures hebdomadaires d’enseignement « pratiques interdisciplinaires » (EPI). Les enseignants de plusieurs matières y feraient travailler ensemble les élèves sur un projet. Des professeurs de dessin, d’histoire et de mathématiques pourraient par exemple étudier les pyramides.
Ces changements se faisant sans enseignants supplémentaires, personne ne peut croire que l’on résoudra ainsi le problème des nombreux élèves qui sortent du collège sans savoir véritablement lire, écrire ou compter. Il est par contre certain que cela posera de multiples problèmes d’organisation, dans des établissements déjà au bord de l’explosion, en termes d’emploi du temps comme en ce qui concerne les locaux. Les enseignants s’inquiètent également de la marge laissée aux chefs d’établissement dans le choix des projets, l’expérience prouvant qu’en la matière souplesse rime bien souvent avec alignement sur les moyens que l’Inspection académique veut bien allouer aux établissements.
La réforme supprime d’autre part l’option latin, suivie actuellement par 18 % des élèves, soit deux heures par semaine en 5e et trois heures en 4e et 3e. Il en va de même pour le grec, enseigné dans certains établissements à raison de trois heures en 3e. L’étude de ces langues anciennes serait remplacée par un EPI « langues et culture de l’Antiquité », qui a toutes les chances de se résumer à un verni de culture classique. Les classes bilangues, où 15 % des élèves apprenaient deux langues vivantes, disparaissent également. La seconde langue vivante sera par contre étudiée à partir de la 5e au lieu de la 4e. La ministre a justifié ces choix en disant que les options de langues anciennes comme les classes bilangues servaient à créer à l’intérieur du collège des filières regroupant une petite élite, quand elles ne permettaient pas de contourner la carte scolaire. Mais, dans ce cas, la meilleure solution dans l’intérêt des élèves aurait été de généraliser la possibilité de suivre ces enseignements, et non de les supprimer.
La réforme du collège est accompagnée d’une modification des programmes qui sera soumise à la consultation des enseignants jusqu’au 12 juin. Cette refonte est destinée à adapter les programmes à la diminution des horaires de chaque discipline. Certains thèmes seront obligatoires, d’autres laissés au choix de l’enseignant. Celui-ci devra bien réduire ce qu’il enseignait jusque-là aux élèves, s’il veut réussir à le faire tenir dans le cadre des horaires allégés de sa discipline.

Il y a trois mois, les enseignants des collèges découvraient quels faibles moyens leur étaient alloués pour la rentrée de septembre 2015. Certains établissements se mettaient en grève et dénonçaient le grand écart du gouvernement entre sa prétendue priorité pour l’éducation et la réalité. Aujourd’hui, au lieu des postes réclamés, la ministre sort de ses cartons une réforme visant à diminuer à partir de septembre 2016 l’offre de formation. Alors, oui, enseignants et parents ont toutes les raisons de se mobiliser

lundi 18 mai 2015

Maïram Guissé | 17 Mai 2015, 18h52 | 
Gardiens d’immeubles. Christophe, Jean-Marc et Philippe le sont depuis au moins dix-neuf ans pour le bailleur Ab-Habitat (Ab-H). L’office en compte 90 - dont la moitié de fonctionnaires - sur un patrimoine de 11 000 logements répartis sur les communes d’Argenteuil et Bezons.
« Cela fait partie de notre politique de proximité », insiste Philippe Rêve, le directeur général. Tous sont logés dans des appartements de fonction sur leur lieu de travail. Pour combien de temps ? « Nous risquons de perdre nos logements au 1er septembre 2015, lâche désabusé Christophe, 57 ans, en poste depuis 23 ans à Argenteuil. On nous demande, en tant que fonctionnaires, de payer le loyer et/ou les charges ». Ses collègues Jean-Marc et Philippe, rencontrés à Bezons où ils travaillent depuis 19 et 20 ans, sont aussi inquiets. « Nous touchons un peu moins de 1 500 € avec notre ancienneté, insistent-ils. Imaginez si on se retrouve à payer ne serait-ce que des charges, ce n’est pas gérable ». Certes, Christophe est devenu gardien « au hasard ». Mais depuis il est toujours là, « parce qu’il aime être en contact avec les habitants ». « Nous, c’est le logement de fonction qui nous a attirés », concèdent Jean-Marc et Philippe. « C’est clairement un argument pour recruter du personnel, assure Philippe Rêve. Il faut dire que ce n’est pas un métier facile. » Les trois collègues le savent bien. « C’est un travail éprouvant, on est toujours sollicité, nous et nos familles par le fait de vivre sur place, souffle Christophe. Plusieurs fois mon garçon m’a dit qu’il en avait marre d’être le fils du gardien ». Celui-ci ne manque jamais d’humour. C’est sa recette pour désamorcer les conflits avec les locataires. « Habiter sur place ce n’est pas évident, glisse Jean-Marc. À 17 heures quand notre journée est censée se terminer, elle continue car les gens nous appellent systématiquement. Nous sommes de véritables relais. Sur place, lorsqu’il y a des soucis, même de sécurité, nous sommes les premiers appelés, avant même le 17(NDLR : le numéro de la police). » Sur chaque intervention, ils ne savent jamais comment les choses vont se passer. « Une fois, je venais pour une dispute dans un appartement, raconte Christophe. Ça criait très fort, deux personnes se battaient au couteau, j’aurais pu prendre un coup ». Pour autant, ils insistent sur l’importance de vivre dans la cité. « C’est un plus, martèlent-ils tous les trois. Si on venait de l’extérieur, on ne serait pas accepté de la même façon par les gens. Là, le lien se crée car nous sommes comme eux. » Un point de vue partagé par la CGT, le syndicat majoritaire. « Ils ont une utilité de service public, insiste Cécile Sellier, de la CGT. Vu leur faible salaire, ils ne peuvent pas payer des charges qui peuvent aller jusqu’à 300 €. » Et des inégalités entre les salariés seront inévitables. « La moitié de nos gardiens relèvent du droit privé, eux pourront garder leur logement de fonction, mais pas les autres qui sont fonctionnaires », regrette Philippe Rêve. Direction d’Ab-H, gardiens, syndicat, tous parlent d’une même voix pour que les logements de fonction soient sauvés.

Contacté à plusieurs reprises, le ministère du Logement n’a pas répondu à nos sollicitations.

vendredi 15 mai 2015

Pétition : NON au travail du dimanche à la FNAC !

Non a la loi Macron
NON au travail du dimanche !

Le 5 mai dernier, un amendement à l’article 80 de la loi Macron a été adopté au Sénat. Alexandre Bompard, PDG de la FNAC, y serait pour quelque chose...
Ainsi, les commerces de détail de biens culturels auront la possibilité de déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement. Donc le dimanche deviendrait un jour travaillé « normal ».
Au-delà des 12 dimanches prévus dans la loi ; avec cet amendement, les salariés des FNAC pourraient travailler 52 dimanches, sans volontariat, ni rémunération supplémentaire.
* Cet amendement permettrait de faire rentrer les commerces de biens culturels (Fnac, Cultura...) dans les dérogations au repos dominical de droit prévues à l’Art L 3132-12 du Code du travail :
« Les commerces de détail des biens culturels peuvent déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement ».
Nous ne voulons pas travailler le dimanche, car c’est
* la transformation à terme de la société en un vaste centre commercial ouvert 24h sur 24h
* s’attaquer au vivre ensemble (loisirs, sport, famille, etc...)
* aucune embauche supplémentaire
* L’augmentation de l’amplitude horaire qui dégraderait nos conditions de travail déjà devenues plus difficiles pour les disquaires des Fnac relais et Codirep, sortant tout juste d’une restructuration destructrice, ainsi que pour l’ensemble des salariés de la FNAC.
L’ouverture des commerces culturels tous les dimanches pour concurrencer « Amazon » qui ferait 25% de son CA sur cette journée n’est pas justifiée. Aux dernières nouvelles, la Fnac a un site, elle aussi !Une telle dérogation ne se justifie pas sur le plan économique ; elle n’est pas non plus, une réponse à la concurrence du commerce électronique !
Ceci est une attaque violente contre les salariés, leurs conditions de travail et l’équilibre de leurs vies privées.

mercredi 13 mai 2015


AGENTS TERRITORIAUX, POURQUOI SOMMES-NOUS TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-E-S PAR LA RÉFORME TERRITORIALE ?


Sous la pression des cadeaux financiers au grand patronat par le biais du Pacte de responsabilité, la réforme territoriale s’articule autour de deux grands axes : rationaliser les personnels et leurs moyens d’exercice des missions ; permettre la prise en main de nos services par des sociétés privées. Pour nous, agents territoriaux, il s’agit non seulement de défendre l’emploi public statutaire, mais aussi de défendre la qualité du service rendu aux citoyens. Après la journée de mobilisation du 9 avril, nous devons amplifier la manifestation de notre désaccord sur les politiques engagées par le gouvernement et les exécutifs de nombreuses collectivités. La Fédération CGT des Services publics a donc dé- cidé d’organiser une journée nationale d’action le 19 mai sur la double question de la réforme territoriale (déclinaison du Pacte de responsabilité) et des libertés syndicales, les secondes étant la condition de la lutte contre la première. Nous porterons nos revendications en matière de service public, de salaire, de conditions de travail, d’emploi public. Le 19 mai se déclinera en deux points forts d’action sur le territoire, à Paris et à Lyon.


POURQUOI PARIS ET LYON ?

PARIS, parce que le projet de loi portant sur laÜ Nouvelle organisation territoriale de la République (projet dit « NOTRe ») sera en cours d’examen à l’Assemblée Nationale. Nous protesterons contre les conséquences des réformes engagées, tant sur le plan de l’emploi que sur celui du service rendu, et porterons nos revendications.  LYON, parce que des élections professionnellesÜ vont s’y tenir prochainement et que la métropole lyonnaise fait figure de modèle pour bon nombre de métropoles du territoire. Elle se caractérise pourtant par une conception dévoyée de la démocratie sociale, qui augure mal d’un dialogue social porteur d’avancées tant vanté par le gouvernement. Le processus de mise en place de la métropole a en effet conduit à un mouvement social durement réprimé le 23 mars sur instructions du président de la mé- tropole, Gérard Collomb. Nous ne pouvons laisser passer le fait qu’une collectivité réponde à une action revendicative syndicale par des violences policières, des interpellations, des hospitalisations et des poursuites judiciaires. Sur ces deux actions simultanées, nos camarades des autres métropoles seront présents et auront l’occasion de témoigner de ce qu’ils vivent

Alors tous ensemble le 19 mai à Lyon et Paris

Au delà des métropoles, le 19 mai permettra de mettre en lumière les autres conséquences de la ré- forme territoriale (fusion de régions, mise en place d’intercommunalités à marche forcée, plans de réductions d’effectifs dans les mairies et conseils généraux…). Les derniers mois ont été marqués par de fortes luttes dans les collectivités (Argenteuil, Saint- Étienne, Bourges, Lille métropole, Mulhouse agglomération, La Rochelle, et beaucoup d’autres). Avec plus de 300 000 manifestants, la journée de mobilisation interprofessionnelle du 9 avril a été un indéniable succès. Les agents des services publics territoriaux, de l’eau, du logement social, de la thanatologie, ont été nombreux à participer à cette grande journée revendicative.

Le 19 mai doit permettre de prolonger et d’amplifier cette dynamique de contestation et de propositions alternatives !

PARIS - DÉPART 14H00 PORT ROYAL.

Manifestation intersyndicale devant le Senat: la loi Macron, ça ne passe...


mardi 12 mai 2015

Trois délégués syndicaux convoqués CGT aujourd'hui mardi devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour le blocage du dépôt de Goussainville. Ils sont accusés d’avoir fait obstruction à la levée barrage. Deuxième semaine de grève pour les chauffeurs de bus CIF-Kéolis verdict demain a partir de 15h


 

vendredi 8 mai 2015

Le conflit se durcit chez CIF-Keolis du fait de l'intransigeance de la direction. Mercredi midi,  jean michel Ruiz  avec Patrice Lavaud du PG95,et des responsables de l'union départementale  cgt du val d'oise  au dépôt de Goussainville afin de rencontrer les responsables syndicaux. Le soir, j'ai pris la parole au Mesnil-Amelot devant le siège de la direction alors que se déroulaient un semblant de négociations. Les responsable CGT de Paris-Nord, Christian Plazas et Mohamed El Ghali, sont aussi intervenus. L’État, qui offre 1.6 million à ce groupe au titre du CICE, doit exiger des négociations qui prennent en compte les salariés et pas les
actionnaires. A ce titre, le Préfet doit se proposer comme médiateur. Le combat des grévistes est le notre! Soyons à leurs côtés!




jeudi 7 mai 2015

Les organisations syndicales d’Île-de-France, CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES ont contribué à informer et mobiliser les salariés contre des contre-réformes mises en œuvre par le gouvernement sur injonction du MEDEF et de la commission européenne.
Pour nos organisations, la loi dite de « sécurisation de l’emploi », la contre-réforme des retraites, le pacte de responsabilité …loin d’être des solutions à la crise que traverse notre pays constituent de dangereux reculs sociaux pour l’ensemble des salariés !
La loi Macron va encore accentuer cette politique régressive et dangereuse. C’est bien pour cela que les salariés ont manifesté dès le 26 janvier, premier jour du débat à l’Assemblée Nationale, ou encore le 9 avril dernier, où des centaines de milliers de salariés se sont mobilisés.
Malgré ces mobilisations, le gouvernement fait la sourde-oreille et le projet de loi Macron sera débattu et soumis au vote des sénateurs le Mardi 12 mai.
C’est pourquoi, ensemble dans l’unité les syndicats d’Île-de-France CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES appellent les salariés à se rassembler pour :
S’opposer au projet de loi Macron qui déréglementerait le travail, généraliserait le travail du dimanche, remettrait en cause les services publics, la justice prud’homale,
Contre les politiques d’austérité pour l’augmentation des salaires, des pensions, la défense des services publics…
 Mardi 12 mai 2015
Rassemblement devant le Sénat (rue de Tournon) :

Mise en place à partir de 11h30

mercredi 6 mai 2015


"Inacceptable" et "en contradiction" avec l’objectif du gouvernement de renforcer le lien social et les services publics dans les quartiers populaires. C’est ainsi que Plaine Commune habitat qualifie le décret du 9 mai 2012 obligeant, à compter du 1er septembre prochain, les 2 500 gardiens d’immeubles HLM ayant le statut de fonctionnaires à s’acquitter une "redevance d’occupation" équivalente à la moitié du loyer du marché. Rassemblés ce 5 mai 2015 à proximité de l’Assemblée nationale, des salariés et représentants des locataires de l’office, soutenus par les représentants de l’USH et de la FNOPH ont rappelé le "risque d’un bouleversement organisationnel des OPH" qu’implique une telle mesure. Présente sur place, la ministre de la Fonction publique s’est engagée à amender le décret.
"Ne touchons pas aux gardiens d'immeubles !" C’est sous ce mot d’ordre que Plaine commune habitat invitait ses salariés et locataires au rassemblement, mardi 5 mai 2015, sur l’esplanade des Invalides. Objectif : protester contre le décret n° 2012-752 du 9 mai 2012 portant réforme du régime des concessions de logement de fonctionnaires (1). Jusqu’ici passé inaperçu en raison de son décryptage difficile, le décret qui doit entrer en vigueur le 1er septembre prochain précise "que seuls les personnels ayant une obligation de disponibilité totale pour des raisons de sûreté, de sécurité ou de responsabilité ont vocation dorénavant à bénéficier d’un logement par nécessité absolue de service". Pour ceux qui, comme les gardiens d’immeuble, sont "tenus d’accomplir un service d’astreinte", le texte prévoit qu’ils signent une "convention d’occupation à titre précaire". Alors qu’ils sont aujourd’hui logés gratuitement, en compensation des nombreuses heures supplémentaires qu’ils effectuent sans être payés, les gardiens d’immeubles HLM sous statut fonctionnaire devront désormais acquitter une "redevance d’occupation" équivalente à la moitié du loyer du marché. 

Les 75 gardiens fonctionnaires que compte Plaine Commune habitat, sur les 150 qu’il emploie, devront dépenser 650 euros par mois en moyenne pour le loyer et les charges, tout en continuant à assurer les astreintes, le tout pour 1 200 euros net par mois généralement en début de carrière. Les gardiens relevant du droit privé, non concernés par le texte, eux, conserveront le bénéfice d'un logement gratuit (1). "Cette décision est inacceptable et qui plus est en contradiction avec les engagements pris au plus haut niveau de l’État, comme celui de renforcer le lien social et les services publics dans les quartiers populaires", dénonce Stéphane Peu, le président (PCF) de Plaine Commune Habitat, principal bailleur de Seine-Saint-Denis (18 000 logements répartis sur sept communes). "Les gardiens sont, jusqu’à présent, logés pour nécessité de service. Ces logements situés dans leur périmètre d’intervention ou à proximité, leur permettent d’assurer leurs missions de service public dans les meilleures conditions possibles", poursuit-il. "Supprimer cette possibilité revient à retirer un des derniers maillons de la chaîne de solidarité qu’ils représentent dans bon nombre de quartiers, nier leurs missions et leur rôle fondamental pour la cohésion sociale dans les résidences où ils interviennent et où ils vivent." Et de conclure qu'"en agissant le gouvernement met donc en danger un service public de proximité".

mardi 5 mai 2015

VIET-NAM ! 40 ANS APRES L’APOCALYPSE SUR CE PAYS
En célébrant le 40e anniversaire de la réunification du Vietnam, le peuple de ce pays n’oublie ni les crimes de guerre commis par les Américains, ni le soutien qui lui a été apporté par les Soviétiques.
Les Etats-Unis ont commis des crimes innombrables pendant la guerre au Vietnam et infligé un dommage colossal au peuple et à l’ensemble du pays, a déclaré jeudi le premier ministre vietnamien Nguyen Tan Dung lors des célébrations du 40e anniversaire de la réunification du pays.
"La Grande victoire du printemps 1975 constitue une page cruciale de notre grande histoire de la défense et du développement de la nation. Lors de cette cérémonie solennelle, nous voulons exprimer une fois encore notre sincère reconnaissance aux citoyens des pays socialistes et, tout particulièrement, à l’Union soviétique et à la Chine", a indiqué le chef du gouvernement.
Et d’ajouter qu’après la victoire dans la lutte contre les colonisateurs français, le peuple vietnamien avait reçu le droit à la réalisation de son rêve : vivre dans un pays pacifique, uni, indépendant, libre et prospère. Monument aux soldats américains ayant participé à la guerre du Vietnam © Sputnik. Vladimir Fedorenko La guerre du Vietnam n’est pas terminée "Néanmoins, les impérialistes américains et leurs acolytes se sont mis à promouvoir un régime néocolonial afin de faire du Sud-Vietnam une base militaire des Etats-Unis. Ils ont écrasé la révolution dans le Sud et déclenché une guerre ruineuse dans le Nord (…). Ils ont commis d’innombrables crimes, infligé un dommage énorme et une grande douleur à nos gens et à notre pays. Mais le peuple du Vietnam n’a pas eu peur, car il n’y a rien de plus précieux que l’indépendance et la liberté", a conclu Nguyen Tan Dung. La guerre du Vietnam (1964-1975) a été l’un des événements majeurs de l’époque de la "guerre froide". Son déroulement et ses résultats ont prédéterminé pour beaucoup l’évolution ultérieure de la situation dans le Sud-Est asiatique. La lutte armée en Indochine a duré plus de 14 ans, de la fin 1960 au 30 avril 1975. L’ingérence militaire directe des Etats-Unis dans les affaires de la République démocratique du Vietnam a duré plus de huit ans. On meurt encore au Viet-nam des suites de cette apocalypse dans ce pays qui a laissé des quantités de bombes non explosées ! Selon des estimations 300 ans seront nécessaires pour mettre fin aux conséquences de cette monstrueuse guerre coloniale !

Au total, les États-Unis ont largué 7,08 millions de tonnes de bombes durant ce conflit (par comparaison, 3,4 millions de tonnes ont été larguées par l’ensemble des alliés sur tous les fronts de la Seconde Guerre mondiale)

lundi 4 mai 2015

lundi 4 mai 2015
Rafale, un engin de mort et un gâchis social
Après avoir vendu 24 Rafale à l’Égypte et 36 à l’Inde, Hollande s’est déplacé au Qatar pour signer un contrat de 6,3 milliards d’euros portant sur 24 appareils. Le Rafale, réputé invendable, est en passe de devenir un succès commercial.
S’en féliciter est déplacé. Il ne s’agit pas de vendre des sacs à main ou une bonne comédie de cinéma, mais des engins de mort !
L’actuelle lune de miel entre la France et les États du Golfe, qui ont invité Hollande à leur conseil de coopération, découle de l’engagement militaire et politique de la France à leurs côtés. Elle est le fruit de cette politique sordide qui consiste à tisser des alliances pour favoriser les intérêts de la bourgeoisie française dans le monde.
Cette politique n’est guidée ni par la recherche de la paix, ni par la lutte contre le terrorisme. D’ailleurs, qui croira que la France défend la démocratie avec le régime du général Al-Sissi, qui liquide dans le sang toute tentative d’opposition en Égypte ! Qui croira que la France lutte contre le terrorisme quand elle arme le Qatar, cette monarchie pétrolière connue pour son soutien à des milices fondamentalistes dont les valeurs moyenâgeuses n’ont rien à envier aux groupes armés qui se réclament de l’État Islamique !
Ces ventes résument le cynisme de la politique extérieure française. La France a beau être devenue un impérialisme de seconde zone, tous les gouvernements qui se succèdent se battent pour maintenir le rang de la bourgeoisie française dans le monde. Et Hollande est un défenseur zélé de cette politique.
Si Sarkozy a mené une guerre, en Libye, Hollande en a déjà trois à son actif : au Mali, en Centrafrique et en Irak. S’il avait obtenu l’accord des États-Unis, il se serait bien vu, en outre, participer à la guerre en Syrie. Et c’est sans compter les soldats stationnés au Liban et en Afrique.
Et comme l’argent est le nerf de la guerre, Hollande vient de décider une rallonge de 3,8 milliards des crédits de la Défense prévus jusqu’en 2019. Le gouvernement coupe dans toutes les dépenses sociales mais il y aura plus d’argent pour les interventions militaires qui ne font qu’alimenter le chaos, les dictatures et les terroristes.
Dans la politique va-t-en guerre et dans la vente des Rafale, Hollande sera allé plus loin que Sarkozy !
Non, le Rafale n’est pas une bonne affaire, ni politiquement, ni économiquement. Il est et restera un immense gâchis d’argent public.
Pour soutenir le Rafale, l’État s’était engagé, en cas d’échec à l’exportation, à acheter la totalité de la production annuelle, soit un minimum de 11 avions par an. Ce qu’il a fait pendant 20 ans. Au prix unitaire de 150 millions, cela a donc coûté entre un et deux milliards par an. Alors, si bonne affaire il y a, elle est pour les profits de Dassault, Thales et Safran.
Quant à soutenir le Rafale au prétexte que cela créerait des emplois, c’est stupide. La drogue et la prostitution créent aussi des centaines de milliers d’emplois, faut-il applaudir ? À ce compte-là, il faudrait aussi souhaiter les guerres puisqu’elles assurent toujours le plein emploi !
L’industrie de l’armement est le symbole de l’immense gâchis de capital et de travail que constitue l’économie capitaliste et le signe d’une société pourrissante.
En Égypte et en Inde, avec les milliards dépensés pour acheter les Rafale, combien de routes, de ponts, d’écoles et de dispensaires pourraient être construits ? Combien de villages pourraient être électrifiés ou raccordés à l’eau potable ?
En France, imaginons que les ouvriers et les ingénieurs que l’on fait travailler sur le Rafale et qui ont des compétences formidables travaillent sur des programmes d’aviation civile, de transport public, dans la recherche médicale ou dans le secteur de l’énergie. Combien de cœurs artificiels, de TGV, accessibles à toutes les bourses, pourraient être fabriqués ? Là, on pourrait parler de progrès.
L’économie marche sur la tête parce qu’elle est dirigée par une minorité obsédée par le profit et prête à faire tout et n’importe quoi de son capital, pourvu que cela lui rapporte.
Pour y mettre fin, il faut enlever à cette minorité de droit de décider au nom de tous. Le capital qui lui donne ce pouvoir est le fruit de notre travail à tous. C’est collectivement qu’il faudrait décider de son utilisation, des productions et des emplois à développer.
C’est à cette condition que l’on pourra en finir avec l’exploitation, les inégalités et les guerres qui en découlent. Alors, le Rafale pourra être remisé au musée des antiquités, à côté du silex biface et de la catapulte.

samedi 2 mai 2015

Manifestation unitaire du 1er mai 2015

La pluie qui tombait sur la France n’aura pas découragé les manifestants à participer aux nombreuses initiatives, très souvent unitaires, organisées, le vendredi 1er mai 2015. A travers tout le territoire, 301 initiatives ont rassemblé plus de 110 000 manifestants pour exiger un autre projet social.
Ils étaient 12 000 à Paris, à défiler de la Place de la République à celle de la Nation à l’appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’Unsa, mais aussi de l’Unef, de l’UNL et de plusieurs associations (notre vidéo) ; 10 000 à Marseille ; 7 000 à Toulouse ; 3 500 à Bordeaux ; 3 000 à Lyon ; 2 000 à Montpellier, Nice, Strasbourg et Grenoble ; 1 800 à Caen ; 1 500 à Nantes, Rennes et Perpignan ; 1 200 à Clermont-Ferrand, Bayonne et Pau ; 1 000 à Toulon, Tarbes, Nancy, Avignon, Rouen et Albi ; 800 à Tour, Angers, Cherbourg, Hennebont et Metz ; 750 à Valence ; 600 à Saint-Brieuc ; 500 à Lavelanet, Dijon, le Puy-en-Velay et Orléans…
A l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES) des manifestations se sont également tenues dans la plupart des grandes villes d’Europe pour dénoncer, comme en France, les conséquences des politiques d’austérité imposées par l’Union européenne et faire grandir, partout, l’exigence de politiques au service du progrès social.
La CGT fut représentée dans nombre de ces manifestations dont celle organisée par le DGB, à Hambourg (Allemagne), le 1er mai.
Pour un très grand nombre d’unions départementales CGT, cette journée internationale des travailleurs sera fut aussi, en 2015, l’occasion de célébrer, le 1er mai mais également durant les jours suivants, les 120 ans de la CGT, comme à Caen (Calvados), Tulle (Corrèze), Grenoble (Isère), Agen (Lot-et-Garonne), Saint-Lô (Manche), Saint-Mihiel (Meuse), au Creusot (Saône et Loire), Montauban (Tarn et Garonne), Limoge (Haute-Vienne)

vendredi 1 mai 2015


Victoire des salariés de "Cèdre Élise" avec sur le protocole d'accord de fin de conflit: 115 euros nets d'augmentation, une prime de 500 euros fin mai et 2 jours de grève payés. Bravo pour leur lutte ! Ils ont fini la grève à 80% de participation...comme au début. Le fait qu'ils soient restés soudés prouve à la direction que rien ne sera plus comme avant. La CGT les a aidés à mener le conflit