vendredi 23 septembre 2016


                                                           AUTOUROUTES

Le gouvernement vient d’annoncer, en même temps qu’un programme de travaux sur les autoroutes estimé à un milliard d’euros, une hausse des tarifs destinée, dit-il, à les financer. Outre cette augmentation des péages, les travaux seraient financés également par les collectivités locales qui, invariablement, le traduiraient en impôts locaux supplémentaires.
L’argument du secrétaire d’État aux transports pour justifier cette hausse vaut son pesant de piécettes : négocier le financement des travaux par les sociétés d’autoroute en échange d’une prolongation de la durée de leur concession – donc de leur droit à faire les poches des usagers – aurait été trop long. Augmenter les tarifs rapporte beaucoup plus rapidement, surtout aux Vinci, Eiffage et compagnie qui y gagneront à la fois en tant que percepteurs des péages et en tant que maîtres d’œuvre des futurs travaux.
Alors que la construction des quelque 12 000 km d’autoroutes est, semble-t-il, amortie depuis les années 1990, les capitalistes qui possèdent les sociétés continuent de ponctionner les usagers, les dividendes versés aux actionnaires s’étant élevés à 15 milliards d’euros entre 2006 et 2013. Même après le prétendu gel annoncé l’an dernier par Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, au terme d’un accord on ne peut plus opaque, les tarifs ont continué de grimper, puisque les sociétés concessionnaires sont autorisées à répercuter l’inflation, le coût de leurs investissements, l’augmentation de la redevance domaniale versée à l’État et… à compenser jusqu’en 2023 les effets du gel de 2015 ! Le 1er février dernier, l’augmentation des péages s’est d’ailleurs échelonnée entre 0,82 et 1,63 %.
Les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont la même logique chaque fois que les sociétés autoroutières ont été privatisées : laisser les capitalistes du secteur racketter les usagers, ce qui leur permet d’afficher une rentabilité usuraire de 20 à 25 %. Il est vrai que, la nouvelle hausse ne s’appliquant qu’à partir de 2018, Hollande s’en moque doublement.




lundi 19 septembre 2016


Lounès Matoub, une plaque de rue vandalisée

On nous informe

La plaque de rue « Lounès Matoub » a été endommagée dans le quartier du Val-Nord.
         Chanteur kabyle et anticonformiste, ayant dénoncé dans ses textes les dirigeants de l’Algérie indépendante, opposé au terrorisme islamiste, Lounès Matoub fut assassiné le 25 juin 1998.




lundi 5 septembre 2016



Ce matin, la Direction du Syndicat CGT a été reçue par M. le Maire.

Nous pouvions imaginer avoir des réponses à nos légitimes revendications

précisées dans le préavis de grève. Erreur.

Le Maire, nous a seulement reproché de ne pas respecter le décès du DGS.

Il a quitté la « réunion » quatre minutes plus tard, nous laissant avec les DGA et le DRH.

Estimant que c’est au Maire de répondre à nos revendications, nous avons quitté la salle à notre tour.

Voici la conception du dialogue social à la mairie d’Argenteuil.

Montrons-lui,

Lundi 5 septembre à 8 H 30 devant l’hôtel de ville, que nous sommes déterminés à nous faire entendre




COMMENT SAISIR LES PRUD'HOMMES DEPUIS LE 1ER AOUT ?      

1ère ETAPE : PRODUIRE UNE REQUETE.... QU'EST-CE QUE C'EST ???

Depuis le 1er août dernier, saisir les prud’hommes est devenu plus technique. Dans le même temps, le statut du défenseur syndical vient tout juste d’être renforcé.

Désormais, un simple formulaire ne suffit plus pour saisir les prud’hommes. Il est nécessaire de produire une véritable requête qui doit être rédigée de manière très complète sous peine de nullité ou de renvoi. Pour éviter toute irrégularité, les salariés sont donc incités à s’entourer des conseils d’un avocat (qui reste non obligatoire en première instance) ou encore du nouveau défenseur syndical, qui a l’avantage d’intervenir gratuitement.

Selon l'article R 1452-2, du Code du travail, modifié par le décret du 20 mai 2016, la requête doit mentionner avec précision:

  • l'identité du demandeur (noms, prénoms, profession, adresse du domicile, nationalité, date et lieu de naissance du demandeur)

  • la raison sociale (nom et adresse) de l’employeur contre lequel la requête (demande) est formée

  • l'objet de la demande appelé "les chefs de la demande" (c'est-à-dire toutes vos réclamations) doivent être indiquées. L'ensemble de vos prétentions chiffrées (c'est-à-dire le détail des sommes que vos réclamez comme par exemple les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse)

  • un exposé sommaire des motifs de la demande et chacune des raisons de celle-ci

  • les pièces que le demandeur souhaite invoquer à l’appui de ses prétentions (ces pièces doivent être énumérées sur un bordereau annexé à la demande)

Salariés des TPE : donnons de la force à nos métiers !