lundi 30 mars 2015

Ne pas se laisser abuser par les péripéties électorales, renouer avec le combat des travailleurs





Les urnes sont rangées pour quelques mois. Mais les travailleurs ne sont pas condamnés au silence. Il faut s’emparer de toutes les occasions qui nous sont offertes pour dire notre opposition à la politique du gouvernement.
La journée du 9 avril, où la CGT, FO, la FSU et Solidaires appellent à faire grève et à manifester, en sera une. Il faut s’en saisir pour exprimer nos propres revendications.
Cette journée permettra aussi de s’adresser à tous ceux qui dans la classe ouvrière sont trop abattus pour se battre ou se réfugient dans la passivité. Le 9 avril, montrons qu’il y a des femmes et des hommes qui ne se laissent lanterner ni par le gouvernement et ses espoirs de reprise, ni par les fausses promesses d’alternance de l’UMP et du FN.

Les travailleurs qui se préparent au bras de fer inévitable avec le gouvernement doivent chercher à entraîner leurs camarades de travail pour qu’ils commencent à reprendre confiance en leur force collective

dimanche 29 mars 2015

Les Sans voix ? Ceux de Chapelle Darblay, Arjowiggins Wizernes et Charavines et de tant d’autres
salariés menacés de licenciement du seul fait des opérations spéculatives de leurs employeurs. Le gouvernement,
ne tient pas compte de leur voix et le Front national voudrait les récupérer pour sa sale propagande raciste.
Ceux qui, comme aux papèteries de Bègles, de Condat, exigent le réajustement de leurs salaires selon la
valeur réelle produite ! Et la grève à Condat a gagné… Même la simple légalité des négociations annuelles
obligatoires n’est plus respectée par des employeurs qui écrasent les salaires. Sans voix encore, ceux d’Autajon,
d’UPM Raflatac, menacés de licenciements du seul fait de leur activité syndicale.
Le 9 avril, la Filpac CGT exige l’arrêt de l’entreprise de destruction sociale
Des milliers d’emplois chaque jour sont détruits, les séniors licenciés, les jeunes interdits d’embauche…
Mais le Medef exige un départ à la retraite à 67 ans par le chantage au financement des pensions
complémentaires (Agirc Arrco) ! Travailler plus longtemps sans travail, voilà ce que revendique le Medef au
cour d’une de ces négociations au siège du Medef, sur la base des textes du Medef, contrôlée par le Medef !
L’arnaque de ce genre de négociations apparaît au grand jour : les « droits rechargeables », dont se
vantaient gouvernement et CFDT, spolient 500 000 chômeurs victimes du nouveau calcul des indemnités !
Par dessus le marché, le gouvernement reprend la copie patronale et veut une loi pour transformer le
CHSCT, le comité d’entreprise et la délégation du personnel en « conseil d’entreprise » contrôlée par
l’employeur.
Le 9 avril, la Filpac CGT revendique
Arrêt immédiat de toute répression syndicale, notamment celles d’Autajon et d’UPM Raflatac ; Respect du droit syndical à
représenter et défendre les salariés en toute indépendance à l’égard de l’employeur et du gouvernement ;
Suspension de toutes les fermetures d’entreprises - celles d’Arjowiggins Wizernes et Charavines en particulier -, suspension
de tous les licenciements afin d’examiner les filières industrielles, papetière comme imprimeries, sous l’angle le plus
important, celui des besoins en papier, en carton et en productions imprimées ;
Si un état major de groupe, national et international, comme UPM, Arjowiggins, Stora Enso, CPI, prétend fermer une
entreprise, qu’il rembourse les aides publiques reçues, renonce au CICE, soit obligé d’assurer la continuité des contrats de
travail ;
Droit de recours suspensif du comité d’entreprise sur la décision du propriétaire de fermer ou de céder une machine, une
entreprise, une filiale, ou un service ;
Obligation pour l’entrepreneur qui renonce à l’entreprise d’ouvrir les droits de cession et interdiction d’empêcher cette
cession ;
Application du Code d’expropriation pour cause d’intérêt public à tout entrepreneur qui renonce à ses obligations de
propriétaire tout en prétendant continuer à exercer ses prérogatives ;
Réduction du temps de travail à salaire égal pour permettre immédiatement l’embauche de jeunes sans emploi ;
Augmentation générale des salaires, financée par un prélèvement sur les opérations financières des groupes, leurs cotations
en Bourse.
Ensemble, réussissons le 9 avril  
pour préparer la reconquête sociale

contre l’austérité et le Front national 

jeudi 26 mars 2015

Commerce et services : les militants CGT préparent la mobilisation du 9 ...




La fédération CGT du Commerce de la distribution et des services a réuni quelques 150 délégués et militants syndicaux ce 25 mars pour une journée d’étude et de débat sur le projet de loi Macron qui est un des sujets, mais pas le seul, du mécontentement social dans ces activités. L’occasion d’affuter leurs arguments et de travailler à la mobilisation nationale interprofessionnelle unitaire du 9 avril où s’exprimeront avec force, notamment, les revendications salariales.
A cette occasion, nous avons interrogé trois militants de chez SODEXO, SECURITAS et CARREFOUR MARKET, qui nous expliquent sur quoi se fondent leurs mobilisations actuelles et comment, le 9 avril, ils comptent être présents par la grève, par des débrayages, par des distributions de tracts, pour faire converger leurs luttes.

mercredi 25 mars 2015

  
       
pétition contre la privatisation d'AB HABITAT

les pétitions sont a retourner a indecosa cgt espace Nelson Mandela 
82 bl du Général Leclerc 
89104 Argenteuil 


mardi 24 mars 2015

Libertés syndicales, bourses du travail, unions locales

La CGT interpelle le ministre du Travail et les représentants des élus locaux

mardi 24 mars 2015 , par Frédéric Dayan

Le secrétaire général de la CGT a adressé le 20 mars deux courriers, d’une part au ministre du Travail, François Rebsamen et d’autre part aux représentants des élus locaux (Association des Maires de France, Assemblée des Départements de France, Association des Régions de France) pour les alerter sur les attaques dont font l’objet un certain nombre de bourses du Travail et de structures syndicales territoriales.
"Ces structures territoriales syndicales sont, pour les salariés en situation d’exclusion ou d’isolement, la seule possibilité de s’organiser collectivement pour faire valoir leurs droits économiques et sociaux, un droit qui leur est reconnu et garanti par la Constitution française", fait notamment valoir Philippe Martinez dans la lettre aux élus. "C’est le rôle que jouent notamment les unions locales de la CGT mais également les bourses du travail qui constituent des lieux d’hébergement des organisations syndicales et donc des lieux d’accueil pour le monde du travail." 
Il souligne par ailleurs qu’un rapport de l’IGAS, rédigé suite à la Mission « Dole », reconnait à ce titre la mission d’utilité publique des organisations syndicales et des bourses du travail. Et le secrétaire général de la CGT de déplorer qu’aujourd’hui,"cette mission d’utilité publique du syndicalisme est attaquée. Les remises en cause par les collectivités locales de l’hébergement des organisations syndicales dans les bourses du travail se multiplient." S’adressant à François Rebsamen, le secrétaire général de la CGT dénonce "la recrudescence de la répression syndicale dans les entreprises, notamment envers les élus et militants de la CGT.
Cette répression n’est pas du seul fait des patrons du privé. Dans l’administration, la fonction publique, les élus sont également discriminés et trop souvent sanctionnés du fait de leur activité syndicale. Cette répression s’est déjà accompagnée de plusieurs décisions de police et de justice où, à l’issue de plaintes infondées ou mineures, les militants et dirigeants de la CGT ont été mis en garde à vue comme à Amiens avec les « GOODYEAR » et à Lyon avec le Secrétaire général de l’Union locale CGT de Saint-Priest ou le Secrétaire général de l’Union départementale CGT du Rhône."

Philippe Martinez conclut ces deux courriers par une demande de rencontre avec les représentants des élus et appelle le ministre du Travail et le gouvernement à "une réaction forte (...) sur l’utilité et le rôle du syndicalisme dans notre pays et la nécessité de faire respecter partout le droit syndical, les organisations et les militants qui y travaillent au quotidien.
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samedi 21 mars 2015

Retraites complémentairesPhoto

Négociation ARRCO et AGIRC : face à l’agression du Medef, la mobilisation s’impose

vendredi 20 mars 2015
La seconde séance de négociation, qui s’est tenue, ce vendredi 20 mars, n’a pas permis d’avancer dans les discussions, du fait d’un patronat arc-bouté sur la baisse des droits pour les salariés et retraités, et refusant toute augmentation de cotisations, au motif de son adhésion au « Pacte de responsabilité ».
Toujours au menu : le gel des pensions, des abattements sur la retraite avant 67 ans, une baisse du nombre de points acquis pour les actifs, des remises en cause sur les points acquis au titre du chômage et sur la réversion, et, enfin, la fusion de l’ARRCO et de l’AGIRC. Tout le monde s’accorde pourtant à reconnaître que cette fusion ne réglerait rien en matière de financement. On est par contre certain qu’elle serait une nouvelle étape pour baisser les retraites des cadres, remettre en cause leur statut, puis baisser les retraites des autres salariés au motif de « l’équité ».
Comme l’a montré la délégation CGT, il est possible de régler la question du financement de l’AGIRC, régime le plus en difficulté, par une augmentation de la cotisation qui reviendrait, pour un cadre percevant un salaire de 4 000 € brut, à une augmentation de sa cotisation d’un peu plus de 7 euros par mois. Cette augmentation permettrait au régime AGIRC de sortir du déficit et de reconstituer des réserves à un niveau satisfaisant.
De la même façon, la délégation patronale refuse d’aborder la question de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, prétextant que ce n’est pas à l’ordre du jour des négociations. Il faudrait donc se satisfaire que l’égalité salariale soit renvoyée à … 2085, comme l’indiquait une étude publiée en 2013.
C’est évidemment inacceptable et le meilleur moyen de débloquer la situation, c’est de mettre cette question à l’ordre du jour de toutes les discussions et négociations en cours et à venir. D’autant que le lien est étroit entre salaires, droits à retraite et financement des régimes. En progressant sur l’égalité, rappelons qu’on obtient une amélioration des conditions de vie des femmes, un recul des inégalités en matière de retraite et plusieurs milliards d’euros supplémentaires pour financer les régimes.
On ne le dira jamais assez : les salariés et retraités doivent se faire entendre, en particulier lors de la journée d’action du 9 avril prochain (veille de la prochaine séance de négociations), pour exiger que les ressources nécessaires soient mises à disposition des régimes. Sinon, le Medef ne manquera pas de faire appliquer des décisions qui pourraient être dramatiques pour le monde du travail.
Montreuil, le 20 mars 2015

vendredi 20 mars 2015

"LE 20 MARS, DÉFENDONS NOS REVENDICATIONS" - LE SGLCE CGT S’INVITE AUSSI CHEZ EUX À 11 HEURES !


vendredi 20 mars 2015

La FILPAC a pris l’initiative de s’inviter « chez eux », le 20 mars 2015, avec les salariés dont l’outil de travail est menacé. Chez eux, à la Maison de la Chimie, où patrons et membres du gouvernement vont décider de leur avenir.
Les camarades sont ceux des papeteries de la Chapelle Darblay, d’Arjowiggins Wizernes et de Charavines. Tous sont confrontés aux licenciements dans leurs entreprises, leurs patrons étant bien plus préoccupés par le cours de la bourse que de la vie de leurs salariés.
Une multitude d’imprimeries du labeur sont concernées et mises en redressement judiciaire comme à Ségo, l’imprimerie de Mary-sur-Marne, ou celle de Floch en Mayenne.
À CPI Bussière, 50 % des effectifs sont supprimés. Et cela fait suite au plan social de 2010 qui avait fait baisser le nombre de salariés de 220 à 60.
À Autajon, le patronat organise la répression syndicale à l’égard des délégués de la CGT et du responsable de la coordination CGT, en espérant la disparition de cette organisation syndicale dans son entreprise.
Luttons et répondons « présent » à cette initiative, pour dénoncer ce gâchis industriel qui concerne à la fois les papeteries et les imprimeries !
Renforçons les charges de travail ! C’est vital !
La CGT exige le rapatriement de l’étranger, de l’impression des publications et autres magazines qui sont lus et distribués en France. C’est bon pour l’écologie, c’est bon pour l’emploi.
Ensemble, défendons nos acquis conventionnels ! Refusons les licenciements !


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jeudi 19 mars 2015


Invité mercredi matin sur BFMTV et sur RMC, Philippe Martinez ne donne pas de consigne de vote pour dimanche prochain, pour le premier tour des élections départementales. "Ce n'est pas le rôle d'un syndicat" mais "on explique aux salariés qu'on peut faire autre chose, et il y a un parti, le Front national, qui pose problème". "On dit que la solution, ce n'est pas de désigner les étrangers comme bouc émissaire. Il y a du travail pour tout le monde dans ce pays si on change de politique". Selon le patron de la CGT, cette façon de raisonner "pose de graves problèmes dans les entreprises (...). La force d'un pays comme le nôtre, c'est de savoir accueillir des étrangers, à condition que les droits sociaux soient respectés".

La CGT demande que "les droits sociaux pour les salariés en CDI dans les entreprises françaises soient appliqués de la même façon pour les 'salariés détachés', mais aussi que les patrons paient les mêmes cotisations sociales".

"Un militant CGT candidat du FN est exclu de la CGT"

Certains militants CGT ont rejoint le FN. "Dès qu'un militant de la CGT est candidat au FN, il est exclu de la CGT", rappelle Philippe Martinez. C'est ce qui est arrivé par exemple à Martiale Huyghe, candidate FN aux départementales dans le Loiret, et ancienne représentante CGT. "Nos valeurs c'est l'antiracisme, l'internationalisme, et tous ceux qui dérogent à ces valeurs fondamentales pour notre syndicat n'ont rien à faire à la CGT".

Comment expliquer que des ouvriers, des employés soient séduits par le FN? "En période de crise, il y a des solutions de facilité qui sont de désigner tel ou tel comme responsable. Avec un gouvernement qui se dit de gauche et qui ne tient pas ses engagements, ça laisse penser qu'il n'y a aucune solution alternative à cette politique d'austérité, il y a un renoncement. Notre responsabilité c'est de dire que cette logique qui favorise la rentabilité financière n'est pas la bonne logique".

Pas de consigne de vote, mais Philippe Martinez appelle les citoyens à aller voter, et appelle à "un sursaut": "Ce qui est inquiétant aujourd'hui, c'est que le taux de participation est très faible".

"On m'a déjà traité d'Hibernatus"

Peut-on parler en France d'une politique d'austérité? "La France n'est pas la Grèce ou l'Espagne, mais on est sur la même route! Des gels de salaires pour les fonctionnaires, gels de pensions pour les retraités, il y a besoin de sortir de cette politique", plaide le patron de la CGT. Très engagé sur ce sujet, Philippe Martinez appelle aussi à limiter les dividendes versés aux actionnaires, et demande au gouvernement d'agir en ce sens: "Que ces recettes puissent aller vers l'emploi pour relancer la consommation". Une grève et des manifestations à l'appel de la CGT et d'autres syndicats sont prévus le 9 avril prochain, contre la rigueur budgétaire et pour l'augmentation des salaires.

"On m'a déjà traité d'Hibernatus", s'amuse Philippe Martinez, qui maintient lutter pour "le sens de l'Histoire et la modernité", c'est-à-dire permettre aux salariés de "travailler moins".

mercredi 18 mars 2015


21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme

L’imposture sociale et le racisme de l’extrême droite sont des poisons pour le vivre ensemble 

La CGT milite aux côtés de tous les salarié-e-s pour gagner de nouveaux droits, conquérir le respect de la démocratie dans et hors de l’entreprise.

Les organisations professionnelles et territoriales de la CGT avec d’autres organisations syndicales luttent depuis toujours contre les idées racistes, xénophobes et réactionnaires de l’extrême droite, qui n’ont qu’un seul but diviser les salariés, affaiblir leurs droits, pour favoriser le grand patronat.

Les attaques du patronat et des libéraux vis-à-vis du monde travail, renforcent l’aigreur de nombreux salarié-e-s, privé-e-s d’emploi et retraité-e-s confrontés dans leur quotidien à une crise sociale grave, à se tourner vers les partis politiques d’extrême droite et en particulier le FN.

L’extrême droite en général et le FN sont un poison se distillant dans notre corps social et brisant les fondations de notre république sociale !

La CGT considère que les solutions ainsi que les moyens existent pour faire reculer les idées d’extrême droite dans notre société et le vote FN aux différentes élections.

Pour la CGT, les réponses aux besoins sociaux des salarié-e-s, privé-e-s d’emploi et retraité-e-s sont au cœur des solutions pour mettre fin définitivement aux idées d’extrême droite.

Cela passe par une autre répartition des richesses créées par le travail permettant de supprimer les inégalités sociales et le repli sur soi. Cette répartition des richesses est nécessaire pour augmenter le pouvoir d’achat et résorber le chômage de masse. Ce sont les premières préoccupations sociales de la population dans le pays.

La journée internationale de lutte contre le racisme du 21 mars revêt un caractère encore plus important dans ce contexte, en particulier à quelques jours des élections départementales.

La CGT appelle les salarié-e-s à se saisir de cette journée internationale, à se joindre aux différentes initiatives et rassemblements organisés ce samedi, pour faire valoir leur volonté de vivre ensemble, quelles que soient nos origines.

Cette journée sera également l’occasion d’exiger la satisfaction immédiate des besoins pour répondre définitivement aux urgences sociales.

mardi 17 mars 2015

Berger (CFDT) à la CGT et FO : "il n'y a pas d'austérité en France"

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 25 février 2015 à Paris
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 25 février 2015 à Paris

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, se démarque des autres centrales syndicales CGT et FO en affirmant dans Les Echos de lundi qu'"il n'y a pas d'austérité en France".
La CFDT ne s'est pas associée à l'appel à la grève contre l'austérité lancé par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires pour la journée du 9 avril.
"Les mots ont un sens. Il y a de la rigueur, des gens en bavent mais il n'y a pas d'austérité en France. Nous avons obtenu une hausse des minima sociaux, les salaires n'ont pas baissé...", affirme Laurent Berger.
"La France n'est pas l'Espagne, le Portugal ou la Grèce. Le problème de la France, c'est le poids des inégalités", ajoute le numéro un de la CFDT.
A une semaine du premier tour des départementales, M. Berger assure que "pour contrer la montée du FN, nous devons dire haut et fort que nous n'avons pas la même vision du progrès social, mais aussi faire attention à ne pas nourrir la désespérance sociale en affirmant que tout va mal partout".

lundi 16 mars 2015

                                             

Du 24 au 31 mars 2015

contre les expulsions locatives


La trêve hivernale s’achève au 31 mars 2015 avec son lot d’angoisse et d’incertitude pour les personnes menacées d’expulsion.  La CNL a toujours considéré la question des expulsions locatives comme étant une pratique moyenâgeuse et inacceptable. C'est ainsi que, chaque année, à la même époque, nous menons une semaine d’action nationale contre la fin de la trêve hivernale.
Avec l’augmentation des loyers et des charges, la revalorisation insuffisante des aides au logement, la hausse du chômage - pour ne citer que quelques exemples - de plus en plus de locataires voient leurs conditions de vie se précariser. Certains appellent au secours, d’autres sombrent, en silence.
Face à cette situation intolérable, la Confédération Nationale du Logement demande :
  • L’arrêt des expulsions locatives, des coupures d’énergie et de fourniture d’eau.
  • La mise en place d’une véritable sécurité sociale du logement prise en charge par l’Etat et les bailleurs.
Les difficultés que rencontre un nombre toujours plus croissant de familles nécessitent, de notre part à tous, le lancement et la mise en place d'une grande campagne de sensibilisation et d'action pour l'arrêt des saisies et des expulsions.
Du 24 au 31 mars 2015, la CNL appelle ses militants, ses organisations, les usagers du logement et plus largement les citoyens, à participer activement aux initiatives et rassemblements prévus pour défendre le droit au logement pour tous

indecosa Cgt Argenteuil  se joint a la semaine d'action contre les expulsions locatives

samedi 14 mars 2015


samedi 14 mars 2015

Territoriaux d'Argenteuil toujours mobilisés













L’affaire de tous les agents territoriaux et de toute la population.

Une nouvelle journée d’action a eu lieu hier parmi le personnel territorial de la Ville. Le rassemblement a fini par conduire les manifestants présents à se retrouver dans l’auditorium de l’hôtel de Ville après qu’un petit problème d’entrée dans la « maison commune » ait été résolu et contraint la brochette de directeurs généraux à se retrouver face au personnel.
         Le chef de ces derniers, l’homme de France 2, bien dans son rôle a joué un remake de sa prestation télévisuelle : les finances de la Ville, les économies, la main sur le cœur, tout y était. Une employée a eu beau jeu de lui répondre en rappelant le pouvoir des banques qui sucent les finances publiques, depuis des décennies et des décennies, à Argenteuil comme ailleurs. En quelques mots, notre France 2 a implicitement marqué sa solidarité avec les banques qui s’opposent au gouvernement grec…
         On en apprend de belles lors de ces échanges. Sur la situation désastreuses dans les services, tel celui du portage des repas aux anciens, ou encore sur l’avenir du centre aquatique.
         De beaux moments tout de même qui ont fait rire tout le monde :
         Du « gentil » directeur de l’Enfance et de l’Education qui refuse de recevoir les agents du centre nautique depuis des mois : « C’est vrai que ça serait important que l’on se voit rapidement ».
         De la « méchante » directrice en charge de ce portage des repas : « Je ne recevrai pas toute l’équipe parce que je l’ai décidé… »

         En tout cas, aucun problème de réglé, et des problèmes qui, bien au contraire, se multiplient. La situation de l’activité municipale est catastrophique. Elle doit devenir de plus en plus l’affaire de la population. Quant aux agents territoriaux, ils se retrouvent après-demain lundi, à 9 heures, salle Pierre Dux, en heure d’information syndicale, pour faire le point et décider de la suite



C’est par la télévision que les employés et maîtres-nageurs du centre nautique Youri Gagarine d’Argenteuil ont appris la programmation de la fermeture partielle du centre et sa « privatisation ». La direction générale de la Ville peut toujours invoquer que la journaliste a interprété comme elle l’a voulu les intentions de la municipalité, et qu’il ne s’agit que d’une privatisation particulière appelée « délégation de service public », la réalité est là.
         Le personnel est d’autant plus en colère que cela fait des mois qu’il demande à rencontrer sa haute hiérarchie, sans succès.
         Non seulement les employés craignent pour leur emploi (nombre d’entre eux sont contractuels), mais ils l’ont vraiment mauvaise. Ils avaient travaillé ces derniers temps sur l’amélioration de la fréquentation du centre aquatique, avec succès, et ils avaient des projets pour l’avenir.
         Lors de la rencontre improvisée avec le directeur général de la Ville et ses adjoints, les maîtres-nageurs qui sont intervenus, ont eu beau jeu de démontrer que les soi-disant économies visées par la municipalité se réduiraient à bien peu de choses, au vu des frais fixes incompressibles que le centre occasionne, qu’il soit utilisé complètement ou seulement partiellement.
         Il est bien révélateur qu’élus et haut encadrement de la Ville ignorent les agents municipaux et ne veuillent pas les rencontrer. Leur suffisance aurait beaucoup à apprendre des travailleurs eux-mêmes qui sont plus capables

vendredi 13 mars 2015

Le projet de loi Macron adopté à l’Assemblée grâce à l’article 49.3 et sur lequel s’est polarisée l’attention depuis plusieurs semaines, est un texte fondamentalement idéologique. Il est tentaculaire dans son contenu puis qu’il touche à de nombreux aspects du droit du travail et domaines économiques. Mais c’est aussi un fourre-tout très cohérent qui obéit à une logique libérale qui a déjà été la marque depuis de nombreux mois de la plupart des initiatives gouvernementales, en matière économique et sociale. 
Il s’inscrit parfaitement dans le cadre des injonctions bruxelloises qui visent à faire de l’austérité et du tout-libéral le modèle unique de tout le continent. 
Il poursuit, développe et même inscrit dans le marbre ce qui a présidé à l’élaboration du pacte de responsabilité, du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), de la réforme territoriale, de la réforme de l’Etat. 
Il prolonge l’esprit des « négociations orientées » qui ont abouti , notamment, à l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 sur la « sécurisation de l’emploi » ou qui ont cherché à déstructurer profondément les institutions représentatives du personnel lors des toutes dernières discussions entre syndicats et patronat. 
Il s’abrite également derrière un processus de « simplification » qui est, en fait, un processus de diminution déguisée des droits. 
Selon le gouvernement, ce projet de loi viserait à « renouer avec la croissance durable ». Pour cela, dans un grand exercice de pur marketing politique, « l’économie française devrait être modernisée et les freins à l’activité levés ». Il faudrait ainsi « libérer » les activités de la contrainte, « stimuler » l’investissement, « développer » l’emploi et le dialogue social . 
En fait, il s’agit de libérer les patrons et les capitaux des entreprises des contraintes du droit du travail, continuer à faire croire que l’investissement serait prioritaire face aux profits, museler les syndicats et les les institutions représentatives du personnel dans les entreprises et empêcher les salariés de se défendre face aux pressions et aux licenciements. Ce projet de loi constitue un recul social majeur !
Le projet de loi Macron adopté à l’Assemblée grâce à l’article 49.3 et sur lequel s’est polarisée l’attention depuis plusieurs semaines, est un texte fondamenta...lement idéologique. Il est tentaculaire dans son contenu puis qu’il touche à de nombreux aspects du droit du travail et domaines économiques. Mais c’est aussi un fourre-tout très cohérent qui obéit à une logique libérale qui a déjà été la marque depuis de nombreux mois de la plupart des initiatives gouvernementales, en matière économique et sociale.
Il s’inscrit parfaitement dans le cadre des injonctions bruxelloises qui visent à faire de l’austérité et du tout-libéral le modèle unique de tout le continent.
Il poursuit, développe et même inscrit dans le marbre ce qui a présidé à l’élaboration du pacte de responsabilité, du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), de la réforme territoriale, de la réforme de l’Etat.
Il prolonge l’esprit des « négociations orientées » qui ont abouti , notamment, à l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 sur la « sécurisation de l’emploi » ou qui ont cherché à déstructurer profondément les institutions représentatives du personnel lors des toutes dernières discussions entre syndicats et patronat.
Il s’abrite également derrière un processus de « simplification » qui est, en fait, un processus de diminution déguisée des droits.
Selon le gouvernement, ce projet de loi viserait à « renouer avec la croissance durable ». Pour cela, dans un grand exercice de pur marketing politique, « l’économie française devrait être modernisée et les freins à l’activité levés ». Il faudrait ainsi « libérer » les activités de la contrainte, « stimuler » l’investissement, « développer » l’emploi et le dialogue social .
En fait, il s’agit de libérer les patrons et les capitaux des entreprises des contraintes du droit du travail, continuer à faire croire que l’investissement serait prioritaire face aux profits, museler les syndicats et les les institutions représentatives du personnel dans les entreprises et empêcher les salariés de se défendre face aux pressions et aux licenciements. Ce projet de loi constitue un recul social majeur !

mercredi 11 mars 2015

POUVOIR D’ACHAT, GEL DES PENSIONS, ACCÈS AUX SOINS, SERVICES PUBLICS ... Le 17 mars, les retraités battront le pavé tous ensemble

Les retraités se mobilisent pour le 17 mars à l’appel de huit organisations de retraités, l’UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, SFRN-FSU, UNIR-Solidaires, UNRPA-Ensemble, Solidaires et LSR.


Lundi 9 février ces huit organisations de retraités publiaient un communiqué commun, appelant à la mobilisation des retraités autour de quatre thèmes :
la baisse du pouvoir d’achat ;
la dégradation des conditions d’accès aux soins ;
le délitement des services publics ;
le report scandaleux de la mise en œuvre de la loi d’adaptation de la société au vieillissement.

Depuis elles ont décidé d’une journée d’action, le 17 mars et revendiquent :
la fin du gel des pensions et l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités avec l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires et un minimum de retraite équivalant au SMIC pour tout retraité ayant une carrière complète ;
la mise en œuvre courant 2015 de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement et la prise en charge de la perte d’autonomie par la Sécurité Sociale ;
le développement et le renforcement des services publics indispensables à une vie digne, en particulier dans le domaine de la santé.

Ce 17 mars sera l’occasion de dire haut et fort que "c’en est assez de piocher dans les poches des retraités et des salariés, quand on sait l’augmentation des profits réalisés par les sociétés du CAC 40, généreusement distribués aux actionnaires, l’ampleur de la fraude fiscale en France et en Europe, qui coûte 2000 milliards d’euros par an à l’Europe ! Et la loi Macron qui fait un cadeau de 900 millions aux dirigeants des grandes entreprises…" insiste l’Union confédérale CGT des retraités.
 

samedi 7 mars 2015

8 marsCombatives et opprimées, victimes de préjugés et toujours en lutte pour faire progresser la société, les femmes défendent pied à pied une émancipation qui ne se conquiert pas que le 8 mars…
Femmes en première ligne
«Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous resterons en marche!» scanderont aujourd’hui les participant(e)s de l’édition 2015 de la quatrième marche mondiale des femmes, qui débute à Paris (place de la République), et dans toute la France mais aussi en Europe où se déploiera en Turquie puis au Kurdistan la caravane féministe européenne. Ce sera le coup d’envoi de diverses actions qui se prolongeront jusqu’au terme de la marche, à Lisbonne le 17 octobre 2015.
L’un des temps forts sera le 24 avril, journée de dénonciation des conditions misérables des ouvrières de grandes chaînes multinationales. À cette occasion, entre 12h à 13h sur toute la planète, les femmes réaliseront une action solidaire en mémoire des ouvrières du Rana Plaza, dont le bâtiment insalubre où elles travaillaient s’est effondré au Bengladesh en 2013 faisant un millier de morts dont une grande majorité de femmes.
Ainsi que le rappelle la CGT «En 2015, les femmes gagnent toujours un salaire de 27% inférieur à celui des hommes et touchent une pension de retraite de 40% plus faible. Pourtant, contrairement au fatalisme entretenu, l’égalité professionnelle peut être mise en place très rapidement.»
Ce combat pour l’émancipation l’UD et l’IHS-CGT du Pas-de-Calais s’en saisissent, créant «8 mars et 364 jours», exposition en cinq panneaux en direction de la jeunesse (et notamment des scolaires, collégiens et lycéens, apprentis).

L’UD, centenaire en 2014 a ainsi voulu transmettre la mémoire d’un siècle de combats féminins au cœur des luttes sociales, pour rappeler aux jeunes que toute avancée se conquiert et se défend de haute lutte. Citoyenneté, droit à disposer de son corps et de son destin, etc., sont illustrés à travers des combats locaux, nationaux ou internationaux. Et la région, qui fut très tôt industrialisée, en possède des traces marquantes. Infos sur l’exposition auprès de l’UD au 03.21.79.64.50.

À la télévision dimanche

Arte dresse un état des lieux contrasté, avec une programmation très internationale puisque les magazines Metropolis (à 11h20) et Square (à 13h) seront à Jérusalem, Istanbul, Vienne et Berlin pour rencontrer des créatrices et militantes féministes, voyage qui se poursuivra à 13h30 avec «360°-Géo» au Portugal, au Ladakh et en Chine. L’aspect culturel sera au cœur de «Personne ne bouge» (16h55) spéciale «Girl power» et à 17h55 du documentaire «Artistes femmes à la force du pinceau». La soirée adoptera un ton plus grave, s’ouvrant à 20h avec «Arte reportage» sur la remise en cause, dans les démocraties, des acquis en matière de droit à l’avortement et de droit au travail. À 20h45, «Les femmes du bus 678», courageux film de l’égyptien Mohamed Diab dénonce le harcèlement sexuel, tandis que les documentaires «Rwanda, la vie après-paroles de mères» (22h30) et «No burqas behind bars» montreront la difficile reconstruction des femmes tutsies violées par les génocidaires hutus et l’utilisation des «crimes moraux» pour contrôler les femmes en Afghanistan.
France 5 opte pour une vision résolument optimiste avec des portraits de femmes que rien n’arrête: Ariane Mnouchkine (à 9h15 dans La galerie France 5), les «Femmes des sables» qui traversent le Sahara sur 1500 km pour la récolte des dattes… et rêver d’émancipation (à 14h40, dans «Humanités») et «Les audacieuses» (à 17h), documentaire qui met en avant des pionnières en tous domaines.

vendredi 6 mars 2015


vendredi 6 mars 2015

Maison des femmes : pour une "vraie Maison des femmes", la mobilisation se met en marche.



Il faut qu’une vraie Maison des femmes revive.

Communiqué

Les représentants des organisations d’Argenteuil suivantes, CGT, Femmes solidaires, Lutte Ouvrière, MDP, PCF, Pcof, PS, réunis à la veille du 8 mars, journée de lutte pour l’égalité et la liberté des femmes ont décidé de mettre leurs forces en commun pour restaurer sur la Ville une « vraie « Maison des femmes ».
         Fin décembre 2011, une Maison des femmes était ouverte à Argenteuil à l’initiative de la municipalité dirigée alors par P. Doucet, avec des fonds de la Ville mais également avec des aides de l’Etat. Cette Maison disposait de locaux vastes, confortables, conviviaux. Elle était localisée dans un lieu permettant discrétion et confidentialité. Elle se voulait non seulement un lieu d’aide, mais également de prévention, de rencontre et de culture. Elle fut dotée d’une véritable équipe. Elle connut un début prometteur.
         La municipalité élue en mars 2014 a liquidée cette Maison des femmes telle que nous venons de la décrire. Ses anciens locaux sont aujourd’hui occupés par un groupe d’assurance. Ce qu’elle est devenue, non seulement pour des raisons soi-disant économiques mais aussi idéologiques, la texte de la pétition qui suit l’indique.
         Car des femmes n’acceptent pas cette situation et ont pris l’initiative de faire signer la pétition suivante :
« Nous, soussignées, qui en tant que femmes avons bénéficié de l’existence de la Maison des femmes rue du 8 mai 1945 exigeons le rétablissement d’une véritable Maison des femmes.
         Aujourd’hui, ce qui est appelée « maison des femmes » rue Pierre Joly n’en est pas une. Là où il faudrait de la discrétion, nous avons affaire à un « hall de gare ». Là où il faudrait de la convivialité, les locaux ne le permettent pas. Le personnel a été divisé par trois. Là où il y avait une grande surface adaptée, il n’y a plus qu’un local totalement exigu. Là où il y avait des moyens, il n’y en a plus.
         La situation actuelle est inacceptable. Cela l’est d’autant plus qu’elle concerne Argenteuil, la troisième ville de la région parisienne. Les femmes, leur égalité, leurs difficultés, méritent bien autre chose.
         Les soussignées appellent les autorités municipales d’Argenteuil à entendre, et dans les meilleurs délais, leur exigence d’un vrai lieu pour les femmes, d’une vraie « Maison des femmes ». »

         Les différentes organisations que nous sommes, association, partis et syndicats ont décidé de prendre un certain nombre d’initiatives. La première est de faire signer massivement cette pétition, par leurs réseaux militants, qui viendront compléter l’engagement des femmes qui en ont pris l’initiative.
         A une date qu’il nous reste à définir, nous porterons tous ensemble les milliers et les milliers de signatures que nous espérons bien recueillir parmi les femmes et les hommes de la population d’Argenteuil, à la fois au maire de la Ville mais également aux autorités institutionnelles qui avaient été partenaires de l’ouverture de ce qui fut une vraie « Maison des femmes », laquelle doit être reconstruite.
                                                                  Argenteuil le 3.03.15.

Le collectif « pour une vraie Maison des Femmes »
Premiers signataires : Union locale CGT, CGT Indécosa, Lutte Ouvrière, Mouvement des Progressistes, Parti Communiste des Ouvriers de France, Parti Socialiste

C'était la Maison des femmes

jeudi 5 mars 2015


Maryse Dumas : "La CGT est toujours jeune des espoirs qui l'ont fait naître"

Entretien réalisé par Yves Housson
Mardi, 3 Mars, 2015


Animatrice du comité de pilotage des 120 ans de la CGT, Maryse Dumas détaille le programme et précise le sens de l’événement.
La CGT célèbre cette année le 120ème anniversaire de sa fondation, en septembre 1895, à Limoges. Un événement marqué par une série d’initiatives qui ponctueront l’année, et dont le coup d’envoi est donné ce soir, à 17 heures, avec l’inauguration d’une grande exposition, au siège du syndicat, à Montreuil, en présence du secrétaire général, Philippe Martinez. Animatrice du comité de pilotage de l’anniversaire, Maryse Dumas, ancienne dirigeante confédérale, répond à nos questions.
Quels sens donnez-vous à ce 120ème anniversaire, qui intervient dans un contexte de lourds défis, pour le syndicalisme en général et la CGT en particulier ?
Maryse Dumas. Nous partons de l’idée que la CGT est toujours jeune des espoirs qui l’ont fait naître il y a 120 ans. Quels sont ces espoirs ? L’idée de construire une société dans laquelle ceux qui vivent de leur travail puisent avoir une place reconnue, digne, et dans laquelle on puisse vivre correctement de son travail, et une société solidaire, fraternelle, ouverte vers les autres, et capable de faire du respect des différences une richesse. Nous pensons que ces valeurs sont très modernes, et que nous ressourcer sur ces valeurs nous permet d’affronter les défis nouveaux.
Dans le monde d’aujourd’hui, on entend beaucoup que le syndicalisme serait en perte de vitesse, ou condamné. Qu’il soit en difficulté, c’est évident. La raison de ces difficultés, elle touche en premier lieu à une société qui développe la concurrence entre les personnes, le libéralisme à tout crin, la soif de toujours plus d’argent pour les détenteurs des puissances financières, qui se fait en écrasant le travail, en brimant les personnes et leurs aspirations. Et on voit bien que cette société ne peut aller très loin. Or, précisément, le syndicalisme a pour ressort d’unir les salariés, à partir de leur situation, plutôt qu’à partir de leur vision ou de leur engagement politique. Et, à partir de la connaissance de ces situations, il ambitionne de construire des actions au quotidien comme des actions de grande ampleur, permettant de changer les choses de façon à la fois progressive et très fondamentale. Autour des 120 ans de la CGT, ce qu’on veut imprimer, c’est l’idée que l’on peut d‘autant plus affronter les défis qui sont devant nous, que l’on saura puiser dans les 120 ans qui nous précèdent- voire plus puisqu’une bonne partie de l’histoire de la CGT s’explique aussi par la Révolution française et les différentes révolutions du 19ème siècle.
 
Regarder l’histoire, dites-vous. Mais le besoin d’innover n’est-il pas moins impérieux ?
Maryse Dumas. L’histoire démontre que la CGT n’a pas arrêté d’innover. Elle a su, par exemple, inventer la revendication de la journée des 8 h. ou celle des congés payés, alors que les ouvriers n’arrivaient pas à imaginer qu’un patron puisse les payer en n’étant pas au travail. La CGT a su inventer l’idée de convention collective, de Sécurité sociale, les comités d’entreprise, et les formes permettant aux salariés d’accéder à la culture, aux loisirs, au sport. II faut aussi aujourd’hui que la CGT invente. Ce qu’on attend d’elle, par exemple, c’est qu’elle invente des garanties sociales correspondant au monde précaire d’aujourd’hui,- ce qu’elle essaye de faire avec sa proposition de nouveau statut du travail salarié, et de sécurité sociale professionnelle. De nouvelles formes de démocratie aussi : la CGT travaille des propositions pour qu’on ne s’en tienne pas à une démocratie politique reposant sur le bulletin de vote, mais qu’on ait aussi des formes de démocratie sociale associant les salariés, et en particulier les plus fragiles d’entre eux, qui sont aussi les plus exclus des formes de démocratie politique que nous connaissons aujourd’hui –salariés précaires, demandeurs d’emploi, ouvriers, employés dont on voit qu’ils s’abstiennent massivement dans les élections politiques, et dont nous, nous pensons que, par des innovations en terme de démocratie sociale, ils pourraient se réinsérer dans des formes de démocratie correspondant à leurs attentes. Innover, c’est aussi inventer de nouvelles façons de produire, permettant à la fois à la créativité des salariés de s’exprimer dans le travail et en même temps de poser les enjeux de respect de l’environnement, de développement humain durable. C’est sur toutes ces questions que la CGT veut et peut innover. C’est en affrontant ça qu’elle sera à la hauteur. C’est pourquoi, pour nous, fêter les 120 ans, ce n’est pas sortir les chrysanthèmes, mais au contraire se dire que 120 ans, c’est un début dans l’histoire de la CGT. 
 
Quel est le programme de cet anniversaire ?
Maryse Dumas. Chaque mois, par des colloques, conférences, initiatives culturelles, sportives, etc, on va illustrer une des dimensions de l’activité syndicale de la CGT. En mars, après les comités d’entreprise, dont c’est le 70ème anniversaire, on travaillera les questions de l’émancipation des femmes, du rapport historique, contrasté selon les périodes, de la CGT avec la question du travail des femmes. Début avril, ce sera un travail sur les questions industrielles : le rapport de la CGT a l’industrie a toujours été important, aujourd’hui on veut construire un nouveau modèle productif. En mai, ce sera la solidarité internationale, avec les dimensions 1er mai mais aussi 8 mai, avec les 70 ans de la capitulation des armées nazies.
 
En juin, on travaillera l’évolution des rapports entre syndicalisme et territoires, avec deux initiatives phares en Seine-Saint-denis et dans le Gers : l’une sur les territoires urbains en pleine évolution, l’autre sur la ruralité. Au passage, nous aurons la dimension culturelle de l’activité syndicale, avec les festivals de Cannes, d’Avignon, tous les festivals de l’été, le Tour de France : on traitera là le rapport de la CGT avec tout le hors-travail, mais aussi le travail dans le hors-travail puisque, pour que le hors-travail existe, il faut que des gens travaillent. 
 
En septembre, il y aura le forum social de la Fête de l’Humanité, où nous serons très présents, et nous aurons le congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) à Paris, occasion de mettre en exergue à la fois l’engagement européen de la CGT et, à l’adresse de nos collègues syndicalistes d’Europe, de mettre en évidence les spécificités du syndicalisme français. En octobre, nous aurons à Limoges une grande initiative permettant de revisiter l’acte fondateur de la CGT, autour des questions de la confédéralisation, qui consiste à créer de la solidarité là où il y a de la concurrence, à ne pas s’en ternir à un syndicalisme corporatif, mais à avoir un vrai syndicalisme de transformation sociale. Ce qui implique d’avoir une confédération présente dans toutes les professions, les territoires, et qui sache allier une présence sur les revendications particulières en même temps qu’une visée émancipatrice.
 
En octobre, on intègrera aussi le 70ème anniversaire de la création de la Sécurité sociale, en même temps que les luttes revendicatives qui ne manqueront pas d’être organisées lors du projet de loi de financement de la Sécu. Il sera important que la CGT soit présente et active pour montrer la modernité de la Sécu et avancer des pistes nouvelles pour qu’elle continue à protéger les salariés et leur assurer l’accès au meilleur système de santé possible. 
 
En novembre, on travaillera la question des bourses du travail, dans leur histoire : l’origine des bourses, c’est la solidarité entre travailleurs pour permettre à ceux qui n’ont pas de travail d’en trouver, mais les bourses ce sont aussi des lieux, une histoire de rapports à la culture, à l’éducation populaire ; nous essaierons de montrer la richesse de ce patrimoine mobilier, culturel et de solidarité, et d’en faire un moment d’exigence pour que les locaux actuels soient préservés, car ils sont menacés souvent, et pour en conquérir de nouveaux là où se trouvent les nouveaux lieux de travail des salariés. En décembre, autour de la manif annuelle des chômeurs sur la question de la prime de Noêl, nous reviendrons sur la façon dont la CGT s’est organisée, et doit améliorer son organisation pour les chômeurs.
Et nous terminerons par une grande initiative qui tracera les perspectives, notamment pour l’année 2016, où se tiendra le 51ème congrès de la CGT.