dimanche 29 mars 2015

Les Sans voix ? Ceux de Chapelle Darblay, Arjowiggins Wizernes et Charavines et de tant d’autres
salariés menacés de licenciement du seul fait des opérations spéculatives de leurs employeurs. Le gouvernement,
ne tient pas compte de leur voix et le Front national voudrait les récupérer pour sa sale propagande raciste.
Ceux qui, comme aux papèteries de Bègles, de Condat, exigent le réajustement de leurs salaires selon la
valeur réelle produite ! Et la grève à Condat a gagné… Même la simple légalité des négociations annuelles
obligatoires n’est plus respectée par des employeurs qui écrasent les salaires. Sans voix encore, ceux d’Autajon,
d’UPM Raflatac, menacés de licenciements du seul fait de leur activité syndicale.
Le 9 avril, la Filpac CGT exige l’arrêt de l’entreprise de destruction sociale
Des milliers d’emplois chaque jour sont détruits, les séniors licenciés, les jeunes interdits d’embauche…
Mais le Medef exige un départ à la retraite à 67 ans par le chantage au financement des pensions
complémentaires (Agirc Arrco) ! Travailler plus longtemps sans travail, voilà ce que revendique le Medef au
cour d’une de ces négociations au siège du Medef, sur la base des textes du Medef, contrôlée par le Medef !
L’arnaque de ce genre de négociations apparaît au grand jour : les « droits rechargeables », dont se
vantaient gouvernement et CFDT, spolient 500 000 chômeurs victimes du nouveau calcul des indemnités !
Par dessus le marché, le gouvernement reprend la copie patronale et veut une loi pour transformer le
CHSCT, le comité d’entreprise et la délégation du personnel en « conseil d’entreprise » contrôlée par
l’employeur.
Le 9 avril, la Filpac CGT revendique
Arrêt immédiat de toute répression syndicale, notamment celles d’Autajon et d’UPM Raflatac ; Respect du droit syndical à
représenter et défendre les salariés en toute indépendance à l’égard de l’employeur et du gouvernement ;
Suspension de toutes les fermetures d’entreprises - celles d’Arjowiggins Wizernes et Charavines en particulier -, suspension
de tous les licenciements afin d’examiner les filières industrielles, papetière comme imprimeries, sous l’angle le plus
important, celui des besoins en papier, en carton et en productions imprimées ;
Si un état major de groupe, national et international, comme UPM, Arjowiggins, Stora Enso, CPI, prétend fermer une
entreprise, qu’il rembourse les aides publiques reçues, renonce au CICE, soit obligé d’assurer la continuité des contrats de
travail ;
Droit de recours suspensif du comité d’entreprise sur la décision du propriétaire de fermer ou de céder une machine, une
entreprise, une filiale, ou un service ;
Obligation pour l’entrepreneur qui renonce à l’entreprise d’ouvrir les droits de cession et interdiction d’empêcher cette
cession ;
Application du Code d’expropriation pour cause d’intérêt public à tout entrepreneur qui renonce à ses obligations de
propriétaire tout en prétendant continuer à exercer ses prérogatives ;
Réduction du temps de travail à salaire égal pour permettre immédiatement l’embauche de jeunes sans emploi ;
Augmentation générale des salaires, financée par un prélèvement sur les opérations financières des groupes, leurs cotations
en Bourse.
Ensemble, réussissons le 9 avril  
pour préparer la reconquête sociale

contre l’austérité et le Front national 

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