jeudi 25 février 2016





Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de la CGT Goodyear Amiens, publié mercredi 24 février.
Les confédérations sont à la rue....
Mais on rêve debout, alors que jamais en France depuis des décennies il n’y a eu autant d’appels à la mobilisation générale, les confédérations ressortent d’une réunion de plusieurs heures avec pour seule missile, une lettre demandant l’arrêt des démarches engagées par un gouvernement qui a d’ores et déjà annoncé qu’il ne reculera pas !!!!
Et il y a pire, certaines organisations indiquent de suite que pour eux quelques aménagements pourront suffire à les calmer (faudrait-il déjà qu’elles soient énervées...) le gouvernement va donc retirer deux ou trois bricoles pour satisfaire a ceux qui annoncent, qu’il faut une réforme du code du travail....
Mais, NOUS la base, celle qui a morflé et qui morfle tous les jours, n’allons pas les attendre car il ne se passera rien c’est une certitude, c’est à nous qu’il appartient de mettre dans la rue celles et ceux qui n’en peuvent plus d’attendre, voir et entendre de telles inepties dans les médias qui indiquent et matraquent sans cesse que les patrons ont besoin de plus de flexibilité pour pouvoir embaucher, nous n’en pouvons plus de ces discours !!!
Jamais le monde du travail dans son ensemble n’a été aussi malmené mais jamais les syndicats n’ont été aussi endormis...
Des millions de français, s’aperçoivent bien de la réalité, le patronat a obtenu des milliards d’allègements et pas un seul emploi, en face au contraire des centaines de milliers de destructions d’emplois et pour ceux qui viennent relever la tête les tribunaux, la prison ....
Partout en France la colère gronde, pas une colère de surface une vraie colère, nous avons entamé un tour de France des comités de soutien aux 8 de Goodyear, le demande est concrète il faut stopper immédiatement ce carnage contre le monde du travail...
Ceux qui veulent nos peaux sont eux déterminés à y arriver et nous devrions attendre encore et toujours ???
Eux ils n’attendent pas, ils tapent très fort, mettent des salariés en tôle, Ca c’est du concret ...
Ce n’est pas suffisant pour appeler à une mobilisation générale
Faut-il attendre les pelotons d’exécutions pour se dire, oui là c’est grave ?

Mais bien sûr que non, la France du travail a des fourmis dans les jambes,elle a envie de se mettre en marche pour démontrer que nous sommes bien plus nombreux que ceux qui veulent que notre pays entre dans le mouvement mondial ou une poignée décidera de tout pour nous...
Les discours qui disent que nous n’avons pas le choix, que le modèle est celui du libéralisme, que la France est archaïque, ses syndicats et salariés aussi, qu’il faut accepter la réalité, le monde est celui de la finance, mais allons nous les laisser nous imposer ce monde de "merde", cela n’a que largement trop duré.
Nous, dans les comités de soutien partout en France (plus de mille à ce jour) nous allons faire, nous allons la mettre dans la rue cette France qui crève, nous n’allons pas attendre les promesses des candidats pour 2017 pour croire à un avenir meilleur...
La rue et le tous ensemble est la seule chose qui les fera faire marche arrière, nous avons le devoir de nous mobiliser tous ensemble au même moment et au même endroit....
Depuis des mois la colère monte et elle s’exprime dans chaque corporation, chez les jeunes qui eux aussi saturent de constater qu’ils vont être les destinataires d’un paquet cadeau empoisonné, les chômeurs que l’on pointe du doigt comme les responsables de cette situation, les retraités qui depuis des années subissent un acharnement inouï (des centaines de milliers survivent avec une misère) et il ne serait le temps que de faire un bilan
Mais on nous prend pour des cons, il y a bien longtemps que le bilan est fait, ceux qui nous attaquent veulent nous détruire, c’est une guerre contre le monde du travail...
Si les confédérations en sont encore à faire un bilan , les français crèvent chaque jour et ça c’est du concret !!!

Bien-sûr certains ont peur de perdre des places à la présidence de grands organismes, des places en or dans des conseils d’administration, des co-gestions à haut niveau, mais NOUS, nous les français ceux qui chaque jour se battent, ceux qui aujourd’hui sont condamnés, ceux qui demandent depuis des années une vraie réaction, une mobilisation massive et de rassemblements, qu’avons nous à perdre si ce n’est plus rien
Les confédérations par leur mutisme total pendant des années ont permis des reculs sociaux sans précédents dans notre histoire, ceux qui pendant de gros conflits signent des accords pour casser la dynamique de mobilisation, les réformistes qui aujourd’hui sont mis en avant comme les syndicalistes responsables, nous n’attendons rien d’eux !!!
La CGT n’a pas besoin de l’union des syndicats pour agir mais de l’union des français !!!!
L’union des français est non seulement VITALE mais également largement demandée, de quoi aurions nous peur, d’un échec ?
Partout où les salariés s’unissent pour refuser la régression sociale il y a de très belles victoires, celles dont on ne parle jamais ou très peu, celles qui démontrent qu’en se mobilisant ensemble on peu les faire reculer et même obtenir des avancées....

Nous serons aux côtés de notre camarade Philippe Martinez ce lundi 29 février 2016, nous lui proposerons la mise en œuvre urgente d’une mobilisation de celles et ceux qui comme nous veulent stopper la casse sociale dans notre pays et exigent plus de droits et libertés pour les millions de victime de la politique au service de l’ultra libéralisme !!!!
Pas besoin de 2 réunions pour la mise en place d’un appel a une action massive, renouvelable, nous avons le devoir d’agir, il y a urgence à nous mobiliser tous ensemble, urgence à stopper la destruction de nos droits obtenus par le sacrifice de milliers de camarades qui eux N ’ont jamais hésité à aller chercher des droits, ce qui a été possible en 36 l’est toujours, la colère est énorme, l’envie de lutte aussi, mais les français ne veulent plus de luttes dispersées qui laissent croire que nous ne pouvons pas les faire plier, NOUS POUVONS les faire plier, alors place à l’action reconductible et du tous ensemble !!!!

mercredi 24 février 2016


 une honte la réponse de Dominique lespare a indecosa cgt 




Le droit collectif n’est pas l’ennemi de l’emploi

Communiqué commun CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES, UNSA, UNEF, UNL, FIDL

mercredi 24 février 2016

Les organisations syndicales de salariés et de jeunesse signataires se sont réunies ce jour pour faire le point sur la situation sociale et économique notamment après la publication du projet de loi dit El Khomri, concernant la modification du Code du travail. Ensemble et à des degrés divers, elles constatent que ce projet, élaboré sans réelle concertation, va profondément changer la législation du travail et comporte des risques pour les salarié-e-s et les jeunes qui aspirent à accéder à un emploi.
Les organisations signataires ne sont pas satisfaites de ce projet et demandent le retrait de la barèmisation des indemnités prudhommales dues en cas de licenciement abusif et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral des employeurs.
Elles conviennent de travailler ensemble sur la construction de droits nouveaux, et sur les autres articles du projet, notamment, sur les licenciements économiques, le forfait jours, l’organisation du travail et la santé au travail, l’apprentissage, …
Les organisations signataires, conscientes des enjeux et des responsabilités du mouvement syndical sont porteuses de propositions et sont disponibles pour engager le dialogue permettant le développement de l’emploi, la lutte contre la précarité et la sécurisation des droits des salarié-e-s.
Les organisations signataires se retrouveront le 3 mars prochain afin d’approfondir leurs analyses.
Montreuil, le 23 février 2016

Le monde du travail n’est pas en solde : toutes les raisons de la colère contre la loi « travail »
Le 8 mars sera la journée de l’égalité homme femme, le gouvernement l’a bien compris. Que ce soit François Rebsamen ou Myriam El Khomri, homme ou femme ministre ils ont le même but : pousser tous les salariés vers la précarité sans distinction de sexe.
Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi visant à « instituer de nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actifs ». Ce texte offre en effet une liberté totale au patronat, mais constituerait s’il était adopté un recul historique des droits pour les salariés.
N’oublions pas que les ouvriers de Fourmies, le 1er mai 1891, réclamaient les 8 heures de travail hebdomadaires et n'ont trouvé comme seule réponse que les troupes de l’État pour mettre fin dans le sang à cette manifestation pacifique. Le bilan sera de neuf morts et de 35 blessés.
Il faudra attendre 1919 pour que le gouvernement de l’époque vote la loi sur la journée de 8 heures et 1936 pour la semaine de 40 heures
Aujourd’hui, 80 ans après, en 2016, Valls veut réformer le code du travail et convaincre que cette réforme est utile aux Français quitte à balayer le peu d’acquis qu’ont les travailleurs. Il oublie de préciser qu’elle sera utile uniquement à ses amis patrons et non à l’ensemble des salariés.
Mais pour que ces lois ne passent pas il ne faudra pas uniquement être en grève il faudra qu’en mars tous les salariés actifs, chômeurs, retraités soient dans la rue.
Nous ne pouvons pas accepter ce chantage à l’emploi et que notre force de travail soit bradée au bon vouloir du patronat. Prouvons au gouvernement et au Medef que nous ne sommes pas de vulgaires marchandises.
Il est hors de question que l'on nous impose :
·         Par simple accord de passer de 44h à 46h de travail maximum
·         Augmentation du nombre de semaines consécutives où l'on devra travailler 44h voire 46h)
·         Les 11 heures de repos compensatoires obligatoires par 24 heures soient découpées en tranche...
·         Les apprentis mineurs travaillent 10 heures par jour et 40 heures par semaine
·         En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale soit plafonnée à 15 mois de salaire
·         Qu' une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail
·         Que les temps d’astreinte soient décomptées des temps de repos
·         Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu
·         Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi
·         La visite médicale d'embauche transformée en une visite d'information
·         Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées
·         Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats
·         Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques
·         Après un accord, un salarié qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié
·         Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour
·         La durée du congé en cas de décès d'un proche (enfant, conjoint-e, ...) n'est plus garantie par la loi

mardi 23 février 2016

Code du travail : une provocation qui ne doit pas rester sans réponse

La loi sur le Code du travail qui sera présentée par la ministre du Travail, Myriam El Khomri a été dévoilée. Ce projet, écrit sous la dictée du Medef, est une nouvelle déclaration de guerre contre le monde du travail.
         Le gouvernement parle de « flexi-sécurité ». On voit bien la flexibilité ! Toutes les limitations de la durée du temps de travail sautent. Par accord d’entreprise, la durée maximale pourrait être portée à 12 h par jour et à 48 h par semaine. Et avec accord de l’inspecteur du travail, elle pourrait même aller jusqu’à 60 h.
         Non seulement les 35 heures n'existent plus que sur le papier, mais les heures supplémentaires seront de moins en moins payées puisque la majoration légale descendrait à 10 % et puisqu’il deviendrait possible de les comptabiliser sur une, deux, voire trois années.
         Mais où est la sécurité ? Où est la sécurité quand les salariés pourront être licenciés dès que les commandes de l’entreprise baisseront, ou dès que la direction prétextera un manque de compétitivité ? Où est la sécurité quand le gouvernement s’échine à défaire le mince filet de protection que constituent les indemnités prud’homales ?
         Et ce n’est sûrement pas en réduisant les allocations chômage que le gouvernement « sécurisera » les salariés alors qu’il y a six millions de chômeurs !
         Le gouvernement se moque des salariés comme des chômeurs. La seule chose qu’il « sécurise », c’est le grand patronat, ses profits et son pouvoir sur les travailleurs.
         En donnant la possibilité aux accords d’entreprise de fixer des droits inférieurs à la loi, le projet sonne la fin de la loi valable pour tous les travailleurs et ouvre les portes à la généralisation du chantage patronal. Et tout est prévu ! Si les syndicats refusaient d’exaucer les quatre volontés patronales, il y aura… le référendum d’entreprise.
         Ses défenseurs répètent que personne ne peut y être opposé puisqu’il s’agit de « démocratie ». Mais où ont-ils vu qu’il y avait de la démocratie dans les entreprises ! Les référendums ne sont pas envisagés pour demander l’avis des salariés sur les cadences ou les augmentations de salaires. Ils sont utilisés pour faire du chantage aux licenciements et pour forcer les salariés à abandonner le peu de droits qu’il leur reste.
         La flexibilité, les horaires à rallonge, les licenciements arbitraires sont déjà le lot des intérimaires et de bien des salariés des petites entreprises. Car les patrons peuvent contourner de mille façons leurs obligations légales quand ils ne s’assoient pas dessus. Mais ce n’est pas une raison pour que la loi de la jungle devienne la règle.
         Beaucoup d’entreprises se sont servies de la crise pour imposer des accords de compétitivité avec suppressions d’emplois et de RTT, avec blocage des salaires, allongement de la durée du travail et généralisation de la précarité. Depuis, elles ont restauré leurs marges et leurs carnets de commande et servent grassement les actionnaires.
         Les patrons peuvent donc se réjouir de ce que « les efforts sont payants ». Mais ce sont les ouvriers qui font les efforts et qu’est-ce qu’ils y gagnent ? Le droit de faire de nouveaux sacrifices.
         C’est le cas chez Renault où la direction veut un second accord de compétitivité, alors que les profits ont augmenté de 48 % en 2015. C’est le même cynisme chez Airbus, qui veut décompter le temps d’habillage et de déshabillage du temps de travail alors que les profits sont insolents.
         Avec cette réforme du Code du travail, Hollande et Valls ouvrent les vannes et autorisent le patronat à y aller encore plus fort.
         Et comme pour donner l’exemple, le gouvernement vient de réécrire la réglementation du travail dans le transport ferroviaire avec suppressions de RTT, amplitude horaire accrue, temps de conduite allongé, roulements de plus en plus aléatoires et flexibles.
         Les cheminots seront aux premières loges du dynamitage du droit du travail, mais ils ne seront pas les seuls. Si nous laissons faire, aucun salarié n’y échappera. Et pas même ceux qui croient avoir déjà touché le fond de la précarité, parce que l’exploitation n’a pas de limite.
         Hollande se démène pour rendre un ultime service au grand patronat. Discrédité pour discrédité dans le monde ouvrier, il est décidé à faire le sale boulot demandé par le patronat jusqu’au bout. Jusqu’à faire ce que même la droite n’a jamais osé. C’est ce que l’on appelle un serviteur dévoué !

         La seule chose que l'on puisse espérer de cette loi, c'est qu'elle fasse exploser la colère du monde du travail et débouche sur une mobilisation à la hauteur de la provocation.   
                                   ON LACHE RIEN !!! Chez SEMPERIT.
 Entreprise du groupe SEMPERTRANS et spécialisée dans la fabrication de tapis roulants sur la ville d’Argenteuil.
Les salariés de l’entreprise viennent d’obtenir la transformation de deux CDD en CDI  grâce à de multiples démarches et pétitions misent en place avec leur syndicat CGT.
La direction de SEMPERIT n’était pas d’accord sur le fait qu’on puisse être représentant du personnel ET avoir un développement de carrière  identique à celle des autres ouvriers.
Après une enquête approfondie de l’inspection du travail sur le cas de nos deux camarades, un constat accablant en est ressorti. Le tribunal des prud hommes vient de condamner la direction de SEMPERIT à verser les sommes correspondantes aux pertes subites par ces ouvriers.
Les travailleurs restent mobilisés avec leur syndicat CGT face à cette direction.
En attentes de connaître les sommes versées par l’employeur…

Affaire à suivre !!


mercredi 17 février 2016

·         Le gouvernement a confirmé hier qu’il planche sur une réforme du licenciement économique à intégrer au projet de loi El Khomri. Sous couvert de « clarifier » les règles, il s’agira de faciliter les réorganisations d’entreprises.
·         Le projet de loi El Khomri commence à ressembler au fourre-tout explosif de la loi Macron. Alors que sa présentation en Conseil des ministres est annoncée pour le 9 mars, pas une semaine ne s’écoule sans qu’un nouvel élément ne soit annoncé par le gouvernement. Le dernier en date n’est pas des moindres. Alors que le sujet n’avait pas été évoqué jusqu’à présent, les Échos ont révélé lundi que le texte comprendra aussi une réforme du licenciement économique, cheval de bataille permanent du Medef, qui réclame toujours plus de « sécurité juridique » dans ce domaine – synonyme de réduction des possibilités d’action en justice pour les salariés injustement licenciés. Une fois de plus, l’organisation patronale a eu l’oreille du gouvernement.
·         « Le sujet est sur la table », a reconnu hier matin le ministre des Finances, Michel Sapin, sur BFMTV, tout en affirmant qu’« il n’est pas tranché, aucun choix n’a été fait ». Selon lui, il ne s’agit « pas d’accélérer ni de faciliter » les licenciements, mais de « clarifier les motifs économiques, pour mettre à l’abri d’un certain nombre d’interprétations, en intégrant la jurisprudence dans le Code ». Un discours flou, se voulant rassurant, mais peu crédible puisque au même moment, le président du Medef, Pierre Gattaz, saluait déjà le « grand pas en avant », le « signal fort aux entrepreneurs et investisseurs » que cette mesure pourrait représenter. Elle viendrait s’ajouter au plafonnement des indemnités prud’homales pour licenciement abusif, déjà annoncé en janvier.
·              Rassemblement de soutien aux camarades de Goodyear à la Bourse du travail de Paris             où ils ont entamé ce soir leur tour de France.
  Nous sommes toutes et tous condamnés à agir !
  Exigeons l'arrêt des poursuites des 8 de Goodyear !


mardi 16 février 2016

    Voilà un Mr qui dit tout haut ce que pas mal de personnes pense tout bas. Bravo Mr Lanvin.
    Lettre de Gérard Lanvin !
    Quand on vit de la naissance à la mort avec de l’argent public, comme M. Hollande, Ayrault, Sapin et quelques millions d’autres, que l’on ne paie pas ou peu de cotisations sociales, qu’on bénéficie d’un système de retraite réservé à sa seule catégorie, d’un système de placement financier défiscalisé, et qu’on n’a jamais investi un euro dans une entreprise mai...s tout placé dans des résidences secondaires, on doit a minima avoir l’honnêteté de ne jamais prononcer le mot Égalité, ni d’exiger des autres fussent-ils devenus riches, plus de solidarité qu’on ne s’en impose à soi-même.
    38 ministres et ministres délégués qui se goinfrent (le mot est faible) à nos frais, n’est-ce pas cela qui est VRAIMENT minable ?
    Demander aux contribuables de payer plus d’impôts pour financer 4 personnes au service de la concubine de Hollande,n’est-ce pas minable ?
    • Duflot et Filippetti qui bradent des Légions d’Honneur à tous leurs copains, n’est-ce pas minable ?
    • Un premier ministre qui veut un nouvel aéroport plus grand, à sa gloire, alors que personne ne prend l’avion à Nantes grâce au TGV.
    • Des ministres sans aucune exemplarité dont certains ont été condamnés ou devraient l’être…, un gouvernement incompétent et non coordonné qui gesticule au gré du vent, n’est-ce pas minable ?
    • Insulter un homme qui a choisi de s’expatrier, alors que nous sommes censés être libres de nos mouvements dans ce pays, n’est-ce pas minable ?…, sachant que Depardieu a rapporté à la France des centaines de millions d’euros, directement et indirectement !
    • Combien coûtent ces donneurs de leçon du gouvernement et du PS, qui passent leur temps à nous culpabiliser mais ne veulent surtout pas réduire leur train de dépenses, alors qu’ils détruisent la France,
    ses emplois et ses valeurs ? N’est-ce pas minable ?
    • Comment osent-ils parler de patriotisme alors qu’ils ne rêvent que de brader la nationalité française en la donnant contre un bulletin de vote…
    • Ce "président" et ses "ministres" sont la honte de la France. Ce pays qu’ils sont en train de détruire est devenu la risée du monde entier.
    Gérard LANVIN
    Vous pouvez largement diffuser !!!!
    Aussi valable pour nos "élites" parlementaires et autres...
    tous partis confondus

Flexi-insécurité à tous les étages

Par Patrick Apel-Muller
Mardi, 16 Février, 2016
L'Humanité
L'éditorial de Patrick Apel-Muller. L’Humanité met à la disposition des citoyens le texte du rapport Badinter qui doit orienter une réforme du Code du travail qui s’apparente à une démolition des droits. 
Le diable est dans les détails et sous les mots le venin. L’Humanité met à la disposition des citoyens le texte du rapport Badinter qui doit orienter une réforme du Code du travail qui s’apparente à une démolition des droits. En affaiblissant les syndicats majoritaires par sa proposition de référendums d’entreprise qui exposeront les travailleurs à tous les chantages du patronat, le gouvernement s’en prend à ces « corps intermédiaires » que vouait aux gémonies Nicolas Sarkozy. Le travail serait complété par le concassage des instances représentatives. En faisant prévaloir sur la loi les accords d’entreprise, il prive les salariés d’un bouclier, comme il entend leur refuser les indemnités de chômage à la hauteur des préjudices subis ou encore de l’assurance d’une durée « légale » du travail réduite à une durée « normale », c’est-à-dire « conforme au bon fonctionnement de l’entreprise » tel que le jugent ses actionnaires. Après le socialisme, c’est donc la social-démocratie à l’allemande, puis le social que ce gouvernement a abandonnés en trois ans ; reste un libéralisme toujours plus échevelé.
Complexe et indigeste le Code du travail ? Sans doute. Au même titre que celui du commerce ou la législation du droit d’auteur, eux aussi faits d’exceptions et de jurisprudences. Mais la simplification envisagée vise à réduire les droits à leur plus simple expression et, en instaurant la flexi-insécurité pour les salariés, à rétablir une pleine puissance patronale. C’est la dissuasion du fort au faible, un territoire qu’on arrache un peu plus à l’autorité de la République pour tenter de le muer en port franc du capital. Si le gouvernement s’échine à lessiver les mots, c’est qu’il voudrait, sans accroc, nettoyer les consciences des velléités revendicatives et de la conscience de l’affrontement – sourd trop souvent – qui met aux prises le patronat et les salariés. Jugez sur pièces.
                                       Ça se passe comme ça Chez ZEMGOR a Argenteuil

  Une employée se retrouve aujourd’hui en mise à pied conservatoire en vue d’une procédure disciplinaire et risque d’être licencié pour faute lourde, suite aux dire d’une personne de l’entreprise
Comment la direction de ZEMGOR peut elle donner du crédit à des allégations sans chercher a savoir réellement  la vérité ?
- Pourquoi le CHSCT n’a-t-il pas été convoqué  après cette dénonciation ?
- Est ce un règlement de compte, une intrigue de pouvoir ?
- 29 ans de « maison » sans aucun reproche ça ne compte pas ?
              La CGT exige l’arrêt immédiat de cette mascarade de procédure.

             Et mettra tout en œuvre pour sa réintégration dans ses droits !

mercredi 10 février 2016

§  Face à l’inaction de la direction de l’hôpital Simone Veil qui avait été saisie depuis le 25 janvier. Les salariés de P2M ont dû, le mardi 2 février, occuper pendant 4 jours et 3 nuits  leur ancien lieu de travail : l’Ehpad de Montmorency.
Le vendredi 5 février s’est tenue dans les locaux de la Direccte une réunion  avec l’ensemble des acteurs,   ce qu’exigeaient les salariés depuis le 25 janvier.
§  C’est donc en présence des services de l’Etat, des directions de l’hôpital Simone Veil et de l’entreprise général que le conflit s’est  dénoué :
§  Prise en charge « d’un secours financier  par le donneur d’ordre, devant la situation financières dramatique des hommes et des femmes ayant travaillé sur la construction de l’Ehpad » à la suite de la « défaillance du paiement des salaires» du sous-traitant véreux Mike De Jésus et sa société P2M. – secours se montant à 93% d’un smic par personnes, pour la période contractuelle entre la société Nord France et P2M
§  Le principe de la responsabilité des défaillances des services de l’Etat a été reconnu par l’engagement de la Direccte à intervenir auprès des différentes instances pour l’accélération des traitements administratif et judiciaires.
§  La tenue et la  résolution de ce conflit  se sont faites sous l’Etat d’urgence, avec l’occupation d’un chantier situé dans un établissement public, avec les lois Macron, ANI, CICE, destruction du code du travail, destruction des instances prudhommale, etc…
C’est une faille importante dans tout le dispositif libéral qui se construit,  où généralement les maîtres d’œuvre s’en sortent  sans voir leur responsabilité engagée.
Cette responsabilité est reconnue avec seulement 3 mois de décalage. A mettre en regard des
années de procédures nécessaires à la récupération des salaires et des droits, dans le maquis des tribunaux de commerce, de la nomination d’un mandataire judiciaire, des prud’hommes… avec un résultat incertain, où la charge de la preuve incombe trop souvent aux victimes.
Le fruit du travail n’est pas abstrait c’est ce qui permet à un salarié de se nourrir, se vêtir, assurer la subsistance de ses enfants. Le travail doit être payé, il l’a partiellement été par ce conflit. Il s’agit maintenant de faire reconnaitre l’ensemble des droits sociaux ouverts par la participation à la création de biens à la richesse collective.

Un grand merci à Patrick, Julien Yann et tous les camarades qui sont venus les soutenir, jours et nuits.
Suite à l’initiative devant la mairie de Montigny ou s’était rassemblé une cinquantaine de camarades, la mairie a reçu le secrétaire départemental de l’Ud et le secrétaire général de l’UL de Montigny. Au cours de cette réunion, il, a été convenu de se revoir jeudi 11 février à 15h15 pour discuter  et débattre d’un accord sur les bases suivantes :
§  Attribution d’un bureau ou local 2 fois par semaine (les mardis et jeudis)
§  Une connexion internet
§  Un ordinateur
§  Deux armoires
§  Possibilité d’obtenir une salle (gratuite) pour nos formations syndicales et/ou AG
§  D’un local pour y entreposer notre matériel
§  L’utilisation d’un photocopieur (le notre ou celui de la mairie)
De plus, la question d’une réelle bourse du travail sur Montigny ou sur les communs composants la communauté d’agglo reste d’actualité et sera inscrite à l’ordre du jour du prochain conseil communautaire.
On avance, Rien n’est joué

Nous devons rester mobilisés, à suivre

vendredi 5 février 2016

Des milliers de manifestants à Paris, plus de 80 rassemblements en France : partout, les militants et citoyens ont exprimé, jeudi, leur indignation face à la condamnation des Goodyear et clamé haut et fort que l’engagement n’est pas un crime.
Capuches relevées, chasubles rouges CGT tachetées d’autocollants de combat, des milliers de militants et citoyens ont convergé, jeudi, sous la pluie, place de la Nation à Paris, pour défendre les huit ex-salariés de Goodyear condamnés à 24 mois de prison, dont 9 ferme, pour avoir retenu des cadres de leur entreprise pendant 30 heures. « Nous sommes d’abord là pour les Goodyear mais aussi pour défendre les libertés syndicales attaquées de toutes parts. » Christophe Couvreur est lui aussi dans le combat. Depuis l’annonce en début de semaine de la fermeture du laminoir Vallourec de Saint-Saulve (Nord) et de 300 licenciements, qui se rajoutent au PSE déjà annoncé, ce représentant syndical CGT multiplie les actions : « On dénonce l’achat d’un laminoir en Chine avec l’argent public de la BPI (Banque publique d’investissement – NDLR) et la fermeture des sites en France. Et l’ambiance générale qui se durcit, les décisions stratégiques qui sont prises en dehors des salariés et de leurs représentants. » Michèle, enseignante de 62 ans arborant un badge de la Ligue des droits de l’homme, lui lance : « Il vaut mieux gueuler des slogans qu’écouter de la musique ! », alors que l’ampli d’un camion l’empêche de se faire entendre. « Je suis une simple citoyenne et je trouve la sanction des Goodyear totalement disproportionnée : on entre dans une ère de répression. Les syndicats sont des contre-pouvoirs, il ne faut pas les détruire. » Derrière un carton bricolé par une retraitée, dénonçant la culpabilité des financiers, Fanny Gaillanne, conseillère de Paris PCF-Front de gauche, s’émeut de cette peine « lunaire » : « Les Goodyear préservaient leurs emplois : ce sont les patrons qui délocalisent qu’on devrait traîner en justice. »

Soutien de Marcel Trillat aux Goodyear


mercredi 3 février 2016

Défense de l’UL CGT de Montigny: le 8 février 2016 manifestation au centre Picasso


affiche_ul montigny 2

l’UD CGT 95 appelle l’ensemble des forces du département pour la défense des locaux de l’Union Locale de Montigny.

Nous comptons sur vous

Lundi 8 février

à partir de 11H30  pour un RASSEMBLEMENT

au Centre Picasso (Mairie Annexe) – 1 rue Guy de Maupassant

où nous remettrons en mairie une caisse de clefs.

La dernière proposition de J.N. Carpentier et de son équipe : la menace d’une procédure d’expulsion par décision de pénalités financières…
Egalité professionnelle
La CGT lance une grande campagne pour l’égalité professionnelle
mercredi 3 février 2016
La CGT lance donc une grande campagne pour l’égalité professionnelle autour de trois volets.
Lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail
80% des femmes salariées considèrent qu’elles sont régulièrement confrontées à des attitudes ou comportements sexistes, 5% des viols et 25% des agressions sexuelles se produisent sur les lieux de travail. Les violences sexistes et sexuelles concernent l’ensemble des salariées mais sont pourtant absentes de tous les radars. Après avoir obtenu en juin dernier l’introduction dans le code du travail de la notion d’agissements sexistes, la CGT veut gagner un plan d’ensemble sur les lieux de travail pour prévenir les violences, protéger les victimes et sanctionner les auteurs. Garantir la santé et la sécurité des salarié-es est une responsabilité de l’employeur. La CGT se battra pour qu’un volet lutte contre le sexisme et les violences soit intégré dans l’ensemble des accords égalité professionnelle/qualité de vie au travail, la CGT interpellera le ministère de la Fonction Publique pour que le protocole d’accord sur l’égalité professionnelle dans la fonction publique signé en 2013 soit mis en oeuvre. La CGT appelle les pouvoirs publics à renforcer les obligations des entreprises et à lancer une campagne pour lutter contre les stéréotypes et promouvoir une éducation non sexiste.
La CGT a réuni ce mercredi 3 février 200 militant-es issu-es de l’ensemble des professions et territoires pour les former sur la question du sexisme et des violences au travail. Une affiche, un tract, un guide d’action pour les syndicats, et une vidéo pour briser la loi du silence sont rendus publics et seront diffusés sur les lieux de travail.
Gagner l’égalité professionnelle
27% d’écart salarial entre les femmes et les hommes, 40% d’écarts de pension, c’est inacceptable !

                                   occupation de l’hôpital  Simone Veil de Montmorency





                                     



Libertés syndicales
Salariés de Goodyear : rassemblements de soutien jeudi 4 février
mardi 2 février 2016 , par MP
Jeudi 4 février, auront lieu partout en France des rassemblements de soutien aux huit salariés de Goodyear condamnés à de la prison ferme et, plus largement, de protestation contre les multiples atteintes aux libertés syndicales.
Les libertés syndicales ne vont pas bien en France. Depuis l’affaire des cinq militants CGT qui étaient poursuivis pour avoir refusé un prélèvement ADN, on assiste à une multiplication d’atteintes au droit syndical (licenciement pour avoir monté une section CGT chez Vuitton, licenciement pour avoir fait grève à la Stef, menaces contre les Bourses du travail...lire le dossier Pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales). Cette escalade a connu son apogée le 12 janvier dernier avec la condamnations de 8 salariés de Goodyear à deux ans de prison dont neuf mois ferme, une première dans le droit français.
Une
pétition pour demander leur relaxe a déjà réuni plus de 150 000 signatures.
Pour protester contre cette condamnation, de nombreux rassemblements auront lieu jeudi 4 février un peu partout en France.

A Paris, c’est sur la place de la Nation, entre 11h et 14h, que la CGT appelle à se rassembler pour soutenir les huit de Goodyear. De nombreux personalités, ayant signé l’appel de la CGT, seront présentes. Parmi les soutiens, HK et Sanseverino seront sur scène pour accompagner la lutte en musique.

lundi 1 février 2016

                             Solidarité avec les 8 de Goodyear !
                              Gérard Mordillat, cinéaste et écrivain
« Danielle Simonnet crie : “Salauds !” à l’adresse de ceux qui ont condamné les syndicalistes de Goodyear à vingt-quatre mois de prison, dont neuf ferme. Quand l’ignominie atteint un tel degré, quand il ne reste que ruines et décombres de justice, reste l’injure, et Danielle Simonnet frappe juste au cœur de la cible… Salauds ! Cependant, comme l’enseigne la sagesse des nations, “à toute chose malheur est bon”, la condamnation des syndicalistes de Goodyear règle d’une certaine manière la question de la primaire à gauche : messieurs Hollande, Valls et tous les membres du gouvernement – je dis bien tous ! – sont définitivement disqualifiés pour y participer. Aucun d’entre eux ne peut se revendiquer “de gauche” ; une gauche et ses valeurs qu’ils vilipendent, qu’ils déshonorent, qu’ils insultent par le verbe et par les faits. Si le cœur leur en dit, ils peuvent toujours se mêler à la primaire de droite, où ils retrouveront leurs amis, leurs complices et pourront célébrer en chœur l’entreprise, le Medef, la déchéance nationale, les racines chrétiennes de la France, la terre qui ne ment pas, l’État fort à la sauce mussolinienne, la persécution des syndicalistes, des étrangers et de tous les opposants à leur vision ultralibérale, voire néofasciste du monde. Inutile de tourner autour du pot, le gouvernement actuellement au pouvoir, ses soutiens, ses hérauts ne sont pas “de gauche”, c’est un gouvernement ultralibéral, défendant les intérêts patronaux, les actionnaires et les spéculateurs. Leurs ennemis ne sont pas “la finance” mais la classe ouvrière et ses représentants, le peuple tout simplement : salariés, chômeurs, précaires, intérimaires, bénéficiaires du RSA, etc., sans distinction d’origine, de statut ou de nationalité. C’est à se demander si monsieur François Le Pen (comme l’appelle le journal italien Il Manifesto) et son Manuel Lavalls ne veulent pas entrer dans le livre Guinness des records comme ayant conduit le gouvernement le plus réactionnaire depuis la fondation de la Ve République ? Les preuves sont accablantes, inutile d’en dresser la liste, elles sont connues de tous, même si les médias s’emploient à dissimuler les interpellations, les assignations à résidence de militants écologistes, antiracistes, syndicalistes, la persécution des Roms, des sans-papiers, des grévistes, qu’ils soient de Goodyear, d’Air France, de Continental ou d’ailleurs, la ruine des services publics, la destruction annoncée du Code du travail, etc. La coupe est pleine. De deux choses l’une : ou les membres du Parti socialiste qui font la même analyse que nous (et il y en a, n’est-ce pas, Gérard Filoche ? N’est-ce pas, Emmanuel Maurel ?) ont le courage de quitter ce camion à ordures et refondent un Parti socialiste avec qui toutes les forces authentiquement de gauche pourront s’allier pour gouverner ou ils continuent – au nom de la discipline de parti – à soutenir les pendus du gouvernement et il n’y aura plus qu’à les renvoyer en bloc aux poubelles de l’histoire. Il est urgent qu’à l’indignation succède l’insurrection, que “le goudron se soulève”, selon l’expression de Frédéric Lordon. La Commune n’est pas morte. Au plus tard, en 17 (pour le centenaire de la Révolution russe), son cri doit nous réunir : vive la Sociale ! »

Paru dans le journal L'Humanité du 19 janvier 2016.
LA CGT APPELLE À UNE GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION ET DE GRÈVE AVEC DES INITIATIVES SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE LE 4 FÉVRIER 2016.

UN RASSEMBLEMENT SE TIENDRA À PARIS, PLACE DE LA NATION, DE 11H À 14 H, AVEC PRISES DE PAROLE.