mardi 27 octobre 2015

Air France, Tous derrière Vincent et nos collègues injustement incriminés


Pour que cela change, il faut inverser les priorités de la société
Dix ans après la provocation nocturne de Sarkozy à Argenteuil le 25 octobre 2005, quel bilan font les habitants du Val-Nord ? Cette venue avait contribué au déclenchement des jours de violence qui le mois suivant touchèrent nombre de quartiers populaires du pays. Une sorte d’« examen de conscience » avait eu lieu alors sur le thème de la banlieue, et un certain nombre de mesures annoncées.
            Dix ans plus tard, lorsque les habitants sont interrogés, ils répondent que rien n’a fondamentalement changé. La rénovation urbaine ANRU a certes -au moins pour un temps- amélioré le cadre du quartier, mais la vie des gens, elle, n’a pas changé. Mais pourquoi en irait-il autrement.
            La pauvreté des familles s’approfondit. De nombreux enfants auraient besoin d’un soutien supplémentaire à l’école. A défaut, l’échec scolaire et la marginalisation augmentent. Le chômage touche un nombre important d’habitants. Malgré une emprise plus importante des religieux dans le quartier, qu’une étincelle se produise, et la violence embrase le quartier comme cela s’est produit à l’occasion du 14 juillet dernier.

            Pour inverser cette situation, ce qui est nécessaire c’est inverser totalement le cours de toute la société.
Violence patronale


 Le DRH d'Air France, qu'a rendu célèbre sa chemise déchirée, revient à la charge. Il a proposé dans les médias trois contrats aux pilotes d'Air France.
      Premier cas, leur salaire ne baisse pas s'ils acceptent de travailler plus longtemps. Deuxième cas : ils gagnent un peu plus pour beaucoup plus de travail. Troisième cas : ils refusent les sacrifices qu'on leur impose et on baisse leur salaire.
      Ce DRH dit vouloir étendre ce système aux hôtesses et stewards. Et ensuite, à tout le personnel ?

      Partout les patrons s'attaquent aux salaires et aux conditions de travail. Air France ne fait pas exception. Le patronat nous fait la guerre. Et il voudrait que les travailleurs se laissent faire ?

dimanche 25 octobre 2015


Je vous invite à découvrir une chouette BD, "l'APPRENTI" de Bruno Loth.  Nous sommes en 1936 et un vent d’espoir souffle sur le monde ouvrier avec la victoire du front populaire

Avec cet album,Loth nous parle de la jeunesse de son père qui était apprenti au chantier naval du sud ouest à bordeaux  



samedi 24 octobre 2015

Ouradour-sur-Glane : Camille Senon, survivante, témoigne pour la CGT


Nous avons besoin sans délai de manifester tous ensemble pour nos droits sociaux et défendre la CGT contre la retraite à 64 ans et les attaques du Medef et du gouvernement Le gouvernement est très très pressé. L’accord provisoire, finalisé le 30 octobre, imposerait contre la loi en vigueur une pénalité de 25% sur la pension contre les salariés partant à l’âge légal de 62 ans. Les pensions seraient gelées et baissées. L’accord illégitime est avalisé par Hollande et Valls à la conférence sociale. La méthode de cet accord, une entente dans le secret des couloirs entre le Medef et trois syndicats, pourrit la moindre des négociations. Hollande et Valls présentent cette connivence comme le « dialogue social » même. Le bloc gouvernemental abuse du trio CFDT CFTC CGC et de la complicité du patronat pour défaire la loi sociale, développer la baisse générale du niveau de vie et justifier les licenciements quotidiens. Tous nous connaissons les dégâts des ANI et des dernières lois Rebsamen et Macron. Eh bien, ce gouvernement annonce à la conférence sociale qu’il soumet sous 8 jours un projet d’accord pour liquider le Code du Travail, déjà neutralisé par la loi Macron. Ce n’est pas tout. Hollande et Valls ont osé nommer « conférence sociale » une assemblée d’experts patronaux qui ont exclu le chômage de leurs délibérations au Palais d’Iéna. Que leur importent les 6 millions de chômeurs et les 8 millions de précaires : leur seul objectif est d’utiliser le numérique comme une bonne aubaine pour la promotion du moderne compte personne d’activité contre l’archaïque sécurité sociale. La manœuvre Hollande présentée à la conférence sociale ? La voici : 1. Il n’y a de bons syndicats que les syndicats qui acceptent la politique d’austérité. D’où les très violentes attaques et la campagne contre la CGT, reprises à la Conférence sociale par le chef de l’État et Valls : « Il est […] commode de ne jamais s'engager à signer le moindre accord, en espérant d'ailleurs que d'autres le feront à leur place, tout en dénonçant, dans le même mouvement, les insuffisances du dialogue social », a déclaré Hollande visant la CGT. « Abîmer le dialogue social, c'est quand on s'enferme dans les postures, quand l'enjeu interne l'emporte sur l'intérêt général », a surenchéri le Premier ministre. A l'inverse, Hollande a vanté l'accord – et « ses mesures courageuses » - trouvé vendredi sur les retraites complémentaires, qui constitue « à [ses] yeux une preuve de responsabilité ». 2. Le chômage n’existe que parce que le salariat existe : donc, transformons les salariés en auto-entrepreneurs, le numérique permet de dématérialiser les entreprises et développer le télétravail et la mobilité la plus nomade des travailleurs. D’où la liquidation des droits relevant du salariat, pour ouvrir des droits à minima liés à la personne du travailleur nomade. Carte de Compte personnel d’activité contre Carte Vitale, telle est la présentation qui en a été faite par les services du 1er ministre le 19 octobre. 3. Le bloc ainsi formé entre syndicats institutionnalisés, gouvernement et négociateurs du Medef est le seul périmètre reconnu par Hollande et Valls qui s’opposerait à la droite Sarkozy et au FN. Qui n’est pas dans ce périmètre va être dénoncé comme faisant le jeu du FN et de la droite lepénisée. Nous avons eu raison de ne pas participer au carnaval libéral baptisé « conférence sociale ». Mais cela ne suffit pas : nous avons besoins de construire rapidement la manifestation pour notre refus de la retraite à 64 ans imposée d’en haut, pour défendre la CGT attaquée de toutes parts tous les jours, pour le droit à l’emploi et au droit social pour tous. C’est possible ! La lutte d’Air France a électrisé le climat social, l’accord illégitime contre la retraite à 64 ans a renforcé le besoin d’action tous ensemble. Transformons l’exaspération en mobilisation d’ici à la fin octobre. Il y a le feu au lac.
source filpac cgt

jeudi 22 octobre 2015


nous étions 7000 manifestants devant l’assemblée nationale en solidarité avec les travailleurs d'air France merci





a HK

mardi 20 octobre 2015


Droits Présenté comme un outil de sécurisation des salariés, le compte personnel d’activité accompagne le mouvement d’individualisation au détriment du collectif.
Qu’est-ce que le compte personnel d’activité ? Rien encore. Un article de la loi Rebsamen du 17 août a créé la coquille, le CPA devant rassembler pour chaque personne les « droits sociaux personnels utiles pour sécuriser son statut ».
Pour le reste, le contenu, les modalités, donc la portée réelle du dispositif, tout reste à construire. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a annoncé, hier, qu’elle transmettrait avant fin octobre un document d’orientation aux interlocuteurs sociaux, afin d’obtenir d’eux un accord ou une position commune avant la fin de l’année, en vue d’un projet de loi début 2016.
Le dispositif est pourtant déjà vanté comme LA grande réforme sociale du quinquennat par un gouvernement qui ne lésine pas sur les grands mots : le CPA doterait le salarié d’un « capital  », « un patrimoine qui lui appartienne en propre, qui sera fonction de son activité », selon le président François Hollande. Il poserait « les bases d’une véritable sécurité sociale professionnelle », selon le premier ministre, Manuel Valls, qui reprend à dessein la revendication avancée depuis des années par la CGT
De la part de ceux qui ont facilité les licenciements économiques par la loi dite de sécurisation de l’emploi, et qui planchent de nouveau sur un plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif, le discours laisse sceptique. D’après le rapport de France Stratégie, le CPA pourrait inclure l’actuel compte personnel de formation (CPF), le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P), les comptes épargne-temps (CET), mais aussi les droits à l’assurance-chômage, à l’assurancemaladie, à la retraite.
Il s’agirait d’attacher ces droits à l’individu et non plus à son contrat de travail, de manière à les rendre « portables » tout au long de la vie. Ils seraient par ailleurs convertis en « points » et « fongibles » : le CET pourrait être transformé en formation, etc. Le système, s’il fonctionne, permettrait une certaine souplesse et liberté pour les salariés dans l’utilisation de leurs droits.

Mais il accompagne aussi un mouvement de flexibilité et de précarisation des salariés, et porte une logique d’individualisation des droits dans des domaines jusqu’alors collectifs, comme l’assurance-maladie ou le chômage, d’où un possible bigbang. Le commissaire général de France Stratégie, Jean Pisani-Ferry, ne cache pas d’ailleurs que le CPA « conduira inévitablement à repenser l’organisation de la protection sociale  ». ■

dimanche 18 octobre 2015

Musée de l’Homme

La CGT salue sa réouverture

Après 6 ans de fermeture pour travaux, le musée de l’Homme, projet emblématique du Front Populaire, rouvre ses portes ce 17 octobre 2015. Créé en 1937 par l’anthropologue Paul Rivet et par des intellectuels qui seront des figures de la Résistance, le musée s’opposait aux idéologies colonialistes. « Au moment où l’obscurantisme, le repli sur soi, le nationalisme et le racisme se développent, la réouverture de cette institution peut être un vecteur important de la construction du vivre ensemble », estime la CGT Culture, qui se réjouit de cette décision et invite chacune et chacun à s’y rendre.

Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Le musée s’articulera désormais autour de ces trois questions. Il retrouve aujourd’hui sont projet initial de musée laboratoire, puisqu’il réunira des activités de médiation culturelle avec des salles d’exposition ouvertes au public, des équipes de recherche (150 chercheurs anthropologues, généticiens, préhistoriens et ethnologues), une structure d’enseignement de la recherche ainsi qu’une bibliothèque.
A sa création, Paul Rivet avait réuni trois disciplines : la préhistoire, l’anthropologie physique et l’ethnologie. Le musée voulait présenter l’homme sous ses aspects anciens, physiques et culturels.
Aujourd’hui, « ce n’est plus le même musée », précise Bernard Dupaigne, bien qu’il se félicite de sa réouverture, l’ancien responsable de la section ethnologie du musée de l’Homme rappelle que toutes les collections d’ethnologie ont été transférées au musée du Quai Branly en 2006, à l’exception des objets européens, qui sont partis au musée de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille. Dépossédé de ses aspects culturel et artistique, le nouveau musée de l’Homme est donc un lieu où le visiteur est amené à réfléchir à nos origines et vers où on va.

vendredi 16 octobre 2015

Pour ces gens-là, les travailleurs sont toujours la « classe dangereuse »

Si Valls appelle au rétablissement du « dialogue social » chez Air France, il a repris hier matin sur BFM ses invectives contre les « comportements de voyous », des salariés en colère. Cet homme du patronat persiste et signe.
         Lui qui a fait une partie de sa carrière à Argenteuil, lorsqu’il était ministre de l’intérieur, est-il revenu sur les « comportements de voyous » qui ont conduit à la mort dans cette ville de l’ouvrier retraité Ali Ziri en juin 2009 ?
         Les victimes de l’amiante manifestaient il y a quelques jours pour que la justice leur soit rendue. A-t-on déjà entendu Valls exprimer sa commisération à leur égard et parler de comportement de voyous de tous ces grands et petits industriels qui, en connaissance des risques encourus ont continué pendant des décennies à entraîner nombre de travailleur vers la mort ?
         En revanche, l'hyper-sensible (!) Valls a évoqué que le DRH déchemisé avait été "humilié".

         C’est bien les valeurs de son monde, de sa classe, qui lorsqu’elle connaît un petit désagrément du haut de sa superbe, découvre, en petit, les désagréments qui sont ceux quotidiennement d’un grand nombre de membres du monde du travail et de la population, sacrifiés, méprisés, humiliés, mais cette fois en grand et pour de vrai. Il est sûr que le monde que Valls sert se protège déjà de la classe dangereuse en se distinguant d'elle, avec ses costumes trois pièces, ses cravates, ses chaussures et ses chemise de prix. Qu'on leur ôte un de ces accessoires, et ces messieurs ressentent alors l'étonnante "humiliation" pour le commun des mortels, de se retrouver comme à égalité avec celui-ci. Çà leur est alors insupportable, mais vraiment insupportable.

Une trentaine de membres de l’union locale CGT de Poissy se sont réunis, samedi 10 octobre au matin, devant l’hypermarché Leclerc de Conflans, pour dénoncer les mauvaises conditions de travail au sein de l’établissement qui compte 200 salariés.
Les principaux reproches adressés à la direction sont le non-paiement des heures supplémentaires, la pression constante imposée aux salariés, ou encore la hausse du nombre de licenciements. Une situation que ne supporte plus Hawa Bagayoko, hôtesse de caisse depuis 2006 et déléguée syndicale CGT. «On nous empêche parfois de prendre nos pauses. Les arrêts maladie se multiplient, je sens la souffrance de mes collègues et j’ai envie de les défendre. Ils sont derrière moi mais ne manifestent pas, car ils ont peur de perdre leur emploi.» Licenciée en janvier 2014 après un arrêt maladie de plusieurs mois, Jamila Belaoud n’a toujours pas retrouvé d’emploi.  «La raison qu’ils ont invoquée, c’est que j’étais tout le temps en retard, explique l’ancienne salariée. Il faut qu’ils arrêtent de licencier les gens pour rien. Quand je travaillais à Leclerc, je ne pouvais jamais prendre mes pauses à l’heure convenue.»
Informé du tract diffusé par la CGT, le directeur du magasin, Julien Vegnaduzzo, a tenu à réagir. «Il n’y a que des allégations infondées dans le tract, a-t-il affirmé. C’est totalement faux pour les licenciements comme pour le reste, j’ai les moyens de le prouver. S’il y avait un climat si mauvais au sein du magasin, je pense qu’il y aurait d’autres salariés en train de manifester.»

source la gazette du val d'oise

jeudi 15 octobre 2015

Air France: les cinq salariés mis à pied, sans solde

Humanite.fr

Les cinq salariés d'Air France poursuivis pour violence en marge du Comité central d'entreprise (CCE) du 5 octobre sont mis à pied à titre conservatoire, sans solde, à compter de ce jeudi matin.
Les cinq hommes, qui doivent être jugés le 2 décembre pour violences aggravées, ont reçu mercredi un courrier les informant de leur mise à pied, a assuré une source syndicale à l’AFP. La mise à pied à titre conservatoire est une mesure provisoire permettant à un employeur d'écarter un salarié dans l'attente d'une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement.
La CGT d'Air France a estimé qu'"après avoir criminalisé la souffrance des salariés, la direction enfonce le clou en s'attaquant aux revenus et à l'emploi des salariés". "Ceci est inadmissible et non propice à la reprise d'un dialogue social apaisé", a ajouté la CGT en réitérant sa demande d'un "retrait des poursuites et des sanctions".
Cette décision unilatérale de la direction d’Air France va à l’encontre des demandes de l’intersyndicale pour renouer le dialogue.
« Parce que les conditions de l’arrestation de ces salariés, présumés innocents, apparaissent plus proches de celles employées pour interpeller de potentiels terroristes que des salariés désespérés, victimes eux aussi de la violence sociale dans laquelle ils sont plongés, nos organisations syndicales demandent la levée des poursuites et des procédures disciplinaires engagées contre tous les salariés. »
Ces salariés, âgés de 35 à 48 ans, avaient été déférés devant le parquet de Bobigny mardi après une trentaine d'heures de garde à vue. Ils avaient été interpellés lundi, pour certains au petit matin à leur domicile. Selon le parquet, quatorze plaintes ont été déposées après ces violences: neuf émanant de vigiles et cinq de cadres de l'entreprise.
Les cinq salariés seront jugés le 2 décembre devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des "faits de violences en réunion ayant entraîné une ITT (incapacité temporaire de travail) n'excédant pas huit jours", délit passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende…


    Photo de Luc Chigot.
    LA CGT À DÉCIDÉ DE BOYCOTTER LA CONFÉRENCE SOCIALE ! NOUS SOMMES FIERS DE CETTE LOURDE ET IMPORTANTE DÉCISION DE NOS DIRIGEANTS !!!
    FACE À CE GOUVERNEMENT ET À... CE PATRONAT QUI RÈGNE NT SANS PARTAGE ET SANS JUSTICE SOCIALE LA CGT ET SES MILITANTS NE LÂCHERONS RIEN !!!
    JUSTICE ET LIBERTÉ POUR NOS CAMARADES D'AIR FRANCE ! ORGANISONS LA RIPOSTE AU NIVEAU DE L'ATTAQUE QUE LE MONDE DU TRAVAIL ET LA CGT SUBISSENT !!!

mercredi 14 octobre 2015

                                             
Drôles d’ « AMI »

Avec la dissolution d’AB-Habitat au 1er janvier prochain, le préfet est chargé de désigner la collectivité qui va prendre en charge son patrimoine et continuer à le gérer.
Une procédure a été lancée à cet effet. Elle doit permettre cette désignation. En tout cas, en sauvegardant les apparences.
Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a donc été lancé. Les dossiers doivent parvenir avant le 16 novembre prochain. Que l’on se rassure, cela concerne un tout petit monde, les simples particuliers ne sont pas conviés !
Ensuite il restera six semaines pour que le préfet se décide, même si on peut penser qu’il a déjà une petite idée sur la question.
Et pour les personnels, il restera combien de temps pour qu’ils se retournent ?
Air France marque le point de non retour du régime Hollande
Sortons du chantage à l’emploi par l’action collective rassemblée
Le 2 décembre, date du procès obtenu par la vengeance patronale et gouvernementale contre les salariés d’Air France, doit se retourner en tribunal jugeant la politique antisociale du régime Hollande. La brutalité préméditée de l’arrestation des grévistes désignés comme coupables est le maillon d’une longue chaîne qui relie le traitement de la crise d’Air France aux menées libérales de la présidence Hollande.
Pour le libéralisme, la chemise d’un PDG vaut plus que 2 900 salariés, le viol du droit à l’emploi devient une vertu.Un système de complicité a été établi entre le gouvernement, le Medef et les syndicats institutionnalisés. Ils appellent ça « dialogue social »…
Le plan gouvernement - Banque publique d’investissements - patronat qui détruit les usines papetières d’ArjoWiggins montre, entre autres exemples, l’objectif de Hollande : baisser « le coût du travail » donc augmenter le chômage, privilégier la précarité, faire reculer le niveau de vie, fermer les entreprises.
Toutes les mesures, lois et décrets ont instruit à charge le statut du travail salarié.
Aux patrons ont été accordées de nouvelles exonérations d’impôts, de cotisations sociales. Les fonds publics ont été détournés par milliards au profit des patrons sans la moindre contrepartie. Le licenciement a été encouragé par la destruction minutieuse du droit des travailleurs, dont le Code du travail est l’emblématique victime.
Hollande joue le VRP du dialogue social avant la conférence du 19 octobre. Il entame, au nom du numérique, la nouvelle vague de destruction d’emplois. Il prépare une loi pour favoriser l’auto-entrepreneur libéral contre le contrat du travail salarié. Ses ministres Macron-Valls ont le rôle d’agresser et de dénigrer la résistance collective.
Résultat ? Toute direction d’entreprise, grande ou petite, confortée par le recul du droit social et la priorité donnée au chômage, se livre au chantage à l’emploi.
Ce chantage prend la place des négociations sommées de devenir des capitulations. À la fin du chantage, il y a de toute façon licenciement !Comment se sortir du chantage à l’emploi ? Comment se sortir de la vague déferlante des lois contre le droit social ? C’est la question la plus urgente posée au syndicalisme et à tous les travailleurs.
Chacun est témoin de l’exaspération sociale et la partage. L’exaspération est créée par une situation cadenassée par la peur du chômage et à la chute dans la précarité. Tous les foyers ont au moins un de leurs membres au chômage, en difficulté pour trouver un emploi ou enfermé dans un piège à précarité.

mardi 13 octobre 2015

mardi devant la CAF Argenteuil

  • Xavier Mathieu, ancien leader CGT des Continental 
en lutte : « La violence est aussi du côté du gouvernement »
« Je suis bouleversé par le traitement médiatique que subissent les salariés d’Air France. J’ai envie de rendre hommage à ces salariés qui depuis des années s’en prennent plein la gueule. Le DRH d’Air France, comme notre directeur qui à l’époque avait pris des œufs dans la gueule, n’a rien subi en comparaison de ce que subissent les salariés. Il n’y a jamais eu de drame du côté des patrons. Alors que du côté des salariés, ce sont des drames permanents. À Continental, certains ont perdu leur maison, ont sombré dans la consommation d’antidépresseurs ou d’alcool, ont divorcé ou se sont suicidés. Quand on voit comment sont traités les événements, on comprend que 90 % des médias sont détenus par des patrons du CAC 40. Lorsque Continental a fermé, les salariés ont été traités de voyous pendant plusieurs jours par les médias, alors que par la suite, c’est bien la direction de Continental qui a été condamnée par les tribunaux. Dans les cinq procès qui ont eu lieu, il a été démontré qu’il n’y avait aucune raison économique à ce que l’entreprise ferme. Cela me dérange de voir la une des journaux avec un mec qui s’est fait arracher la chemise alors que depuis la fermeture de Continental, on aurait dû voir au moins cinq unes avec les collègues qui se sont foutus en l’air. La violence est aussi du côté du gouvernement, qui s’était engagé à défendre les petites gens et qui, au contraire, les massacre. Manuel Valls n’a même pas eu un mot pour les 2 900 salariés licenciés. Ce que fait le Parti socialiste aujourd’hui, c’est trahir la classe ouvrière. En mettant un banquier de chez Rothschild au ministère de l’Économie, il fait un bras d’honneur aux travailleurs. Les socialistes au pouvoir participent à la montée du Front national, qui ne pense qu’à ramasser les cadavres. Il faut virer ces gens-là. »

lundi 12 octobre 2015

Je ne condamne pas. Je comprends et partage la colère des travailleurs d’Air France, traités de « voyous » par un politicien aux dents si longues qu’elles cirent les parquets patronaux. Deux chemises déchirées, fussent-elles de luxe, n’égalent pas la suppression de 2900 emplois.
Ce matin, à six heures, des « meneurs » (cinq salariés, tous syndiqués à la CGT) ont été arrêtés à domicile comme de vulgaires délinquants... Jérôme Cahuzac, lui, eut droit à d’autres égards... Faut-il qu’elles aient peur les classes dominantes et leurs chiennes de garde pour aller si loin !

Depuis le début de « l’affaire Air France », leurs médias à la botte montent les « incidents » en épingle pour mieux paralyser et mater la « populace ». Celle qui, tellement exploitée, humiliée, n’en peut plus, et dont le désespoir devient parfois violent. On ne peut pas se foutre en permanence impunément de la gueule des travailleurs. Et la saignée s’accélère. Menaces sur l’APL, une loi de finances qui émane en réalité de la Troïka...

Ils ont peur, les possédants, peur pour leurs dividendes, leurs profits, leurs privilèges. Il est temps de leur faire encore plus peur et de commencer à les déshabiller, à les obliger à « tomber la chemise ». Hollande, Valls et Macron ont engagé un bras de fer contre les luttes, ils peuvent s’y casser les bras. La répression, l’arrestation sans ménagement de salariés, de syndicalistes, exaspérés, est indécente, insupportable. La criminalisation de luttes justes rappelle les pires moments de notre histoire   source l’humanité 12 10 2015
AIR FRANCE - L'interpellation tôt ce lundi à leur domicile de plusieurs salariés d'Air France a choqué une partie de la classe politique. Une indignation qui fait écho à l'émotion des syndicats du transporteur aérien qui ont appelé à un rassemblement de soutien dans l'après-midi au fret de la compagnie à Roissy.
Quatre de ces salariés ont été arrêtés "sans incident" vers 6h du matin à leur domicile, dans le Val-d'Oise, en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et dans l'Aisne, a-t...-on appris auprès du parquet de Bobigny et de sources policières. Un cinquième a été interpellé un peu plus tard. Selon une source proche du dossier, certains ont un mandat syndical à la CGT.
Soutien indéfectible des salariés menacés de perdre leur emploi dans le cadre du vaste plan de restructuration arrêté par la direction d'Air France, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon voit dans ces arrestations "une politique de classe". "Jour de deuil. 4 salariés arrêtés pour fait de lutte. Que la résistance et la colère soient plus contagieuses que la peur !



dimanche 11 octobre 2015




AGIRC ARRCO - VENDREDI 16 OCTOBRE, QUI NÉGOCIE QUOI SUR QUEL MANDAT AU NOM DE QUI ? LE MEDEF A ENVOYÉ UN NOUVEAU TEXTE AUX SYNDICATS LE 8 OCTOBRE ! LA RETRAITE À 64 ANS ET UNE NOUVELLE BAISSE DES PENSIONS DÈS LA FIN DE LA SEMAINE ?ENCORE UN ACCORD MINORITAIRE MEDEF-CFDT-GOUVERNEMENT ? BERGER EXPLIQUE AUX ÉCHOS QUE LA CFDT PENDANT L’ÉTÉ A DIT OUI AU MEDEF

dimanche 11 octobre 2015
(avec l’AFP)

Retraites complémentaires : le Medef formule de nouvelles propositions

Le patronat a remodelé ses propositions sur les régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco, suggérant notamment un système de bonus-malus pour les départs avant et après 64 ans, a-t-on appris le 8 octobre de sources concordantes.
- Lors de bilatérales organisées en amont de la réunion de négociation du 16 octobre, le Medef a modifié sa proposition d’un abattement dégressif et temporaire pour les départs à la retraite avant 65 ans.
- À partir de 2019, tout salarié partant à la retraite avant « l’âge d’équilibre », actuellement à environ 64 ans, verrait sa pension amputée pendant les deux années précédant ce seuil.
- S’il part à la retraite après, sa retraite sera au contraire augmentée pendant les deux années suivantes.
- Concrètement, pour un départ à 62 ans, le salarié subirait une décote de 25 %, puis de 15 % à 63 ans, avant de retrouver son niveau normal à 64 ans. Pour un départ à 65 ans, il bénéficierait au contraire d’un surplus de 15 % pendant un an.
Pour un départ à 66 ans, cette surcote atteindrait 25 %, pendant un an également. Mais l’objectif du patronat reste le même : pousser les salariés à décaler leur départ à la retraite, ont regretté plusieurs sources syndicales
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    Bravo la CGT qui gagne devant le Conseil d'Etat !
    Annulation de la Convention UNEDIC prévoyant un différé jusqu'à 6 mois d'assurance chômage pour le travailleur privé d'emploi et ce en considération des sommes perçues au titre de l'indemnisation octroyé par le Conseil de Prud'hommes au travailleur licencié sans cause réelle et sérieuse.

    L'intervention volontaire du SAF aux côtés des précaires est déclarée irrecevable.
    ...
    Ce n'est pas contre le SAF évidemment, juste histoire pour le Conseil d'Etat de rappeler que ce ne sont pas les honoraires de résultat que le Conseil d'Etat protège de la voracité patronale...
    C'est le droit toujours attaqué du salarié licencié sans cause réelle et sérieuse d'obtenir l'indemnisation des préjudices résultant de la perte injustifiée de son emploi.
    En revanche, le Conseil d'Etat valide la possibilité pour les organisations de salariés et d'employeurs de conclure une convention UNEDIC différant le bénéfice de l'assurance chômage en fonction du montant des indemnités résultant de la rupture du contrat, et notamment de l'indemnité conventionnelle.
    C'est la fin des salariés qui nient leurs droits et négocient leur départ avec des employeurs qui n'ont pas de motif pour les virer, les deux parties comptant sur l'assurance chômage pour éteindre le conflit... Tout bon syndicaliste dira bravo, c'est la fin de la rupture conventionnelle et la reprise du rapport de force, de l'action collective dans les conflits individuels du travail.
    Enfin, le Conseil constitutionnel annule pour incompétence les stipulation de la Convention UNEDIC en ce qu'elle prévoit la compétence pour l'UNEDIC de se servir sur les prestations chômage qu'elle est tenue de verser au salarié parce qu'elle lui sont dus pour couvrir une éventuelle fraude ou des sommes indûment perçue.
    Les organisations d'employeur et de salariés ne sont pas compétentes pour prévoir la réduction, voir la suppression des allocations chômages ou encore les conditions de contrôle et de sanction dès lors que le législateur ne leur a confié que celle de mettre en application le droit des travailleurs privés d'emploi à l'assurance chômage.

mardi 6 octobre 2015

Air France, ArjoWiggins, AFP… Solidarité avec le personnel !
La violence des licenciements
et du chômage doit cesser sans délai !
 Les médias, propriétés du patronat, ne risquent pas de nous aider à évaluer ce qui vient de se passer à Air France. À l’unisson, le gouvernement, la droite et le Front national soutiennent le patronat. Premières réflexions pour l’action.
1. Ce 4e plan de suppressions d’emplois en 4 ans à Air France représente la seule réponse du patronat : tailler dans l’effectif – 10 000 à Air France depuis 2012 -, priver les femmes et les hommes de leur seule ressource pour vivre, le travail. Et engranger les dividendes de l’économie réalisée sur le travail humain. Que l’entreprise aille bien, comme à Smart, qu’elle batte de l’aile, le patronat use et abuse du chômage. Chaque jour, toutes les entreprises de toutes les tailles connaissent les licenciements.
Un jour, et c’était le 5 octobre et ce sera demain, ce droit patronal absolu entraîne une exaspération absolue.
2. Ceux qui ont mis le feu au Code du Travail et au droit social sont responsables. Macron jouit de son succès, avoir en une loi éradiquer le fondement du droit social français, en l’occurrence la nécessité de corriger l’inégalité entre employeur et employé. Le même a multiplié, en connivence avec Valls et le patron d’Air France, de Juniac, les déclarations pour transformer la négociation en reddition des salariés.
Quand un gouvernement, au nom d’une politique qu’il co-organise dans l’Union européenne, use du pouvoir comme d’un outil au service du seul patronat sans rien faire contre le chômage et les licenciements, il sème la violence sociale. Il récolte la colère.
3. Le dialogue social se réduit à une connivence Gouvernement-Medef-CFDT, et s’organise de façon à rédiger des lois dirigées pour évacuer les problèmes sociaux au profit de la compétitivité et des intérêts des actionnaires. Les ANI, les lois Macron et Rebsamen, l’avalanche de « rapports » (Combrexelle, Mettling) ciblent la même population, les travailleurs, rendus responsables de la crise du fait de leurs conditions de vie jugées trop coûteuses. À Air France comme à ArjoWiggins, les accords de licenciement, de fermetures, de casse de l’outil de travail, sont concoctés selon le mode de cette connivence. Les travailleurs, désarmés par la loi, devraient baisser la tête ?