vendredi 16 décembre 2016

                                                           Déco TPE sur la A 15 sannois
                                                     
                                                    VOTEZ ET FAITES VOTER CGT !!!

 
Les ATSEM seront à nouveau dans la rue le 2 février 2017 !
Communiqué intersyndical
Au cours du bureau, le Président du Conseil Supérieur a demandé de reporter la présentation du rapport ATSEM contre l’avis de la CGT, de FO et de la FA-FPT. Les employeurs publics et la CFDT ont voté pour le report. L’UNSA s’est abstenue.
Ce rapport, pourtant très attendu par les ATSEM, présente des propositions de qualité et qui couvrent l’ensemble des problématiques professionnelles et statutaires.
Cette demande de report est motivée par la soi-disant pression qu’exercerait une organisation syndicale sur le Conseil Supérieur, un jour où l’appel intersyndical de la mobilisation des ATSEM conduit à de multiples rassemblements dans toute la France, devant toutes les préfectures et le ministère de la Fonction publique.
La CGT, FO et FA-FPT se félicitent de la réussite du mouvement qui montre la détermination des ATSEM. Elles revendiquent une évolution légitime de leur cadre d’emplois ainsi que l’amélioration de leurs conditions de travail.
En réalité, la demande de report est motivée par le refus de l’Association des Maires de France d’appliquer un taux minimum d’une ATSEM par classe, proposition unanime des organisations syndicales.
Cette proposition trouve pourtant un écho favorable auprès du Cabinet de la Ministre lors de la rencontre du 14 décembre 2016, même si cela relève d’une négociation conjointe avec le Ministère de l’Education Nationale.
La CGT, FO, FA-FPT dénoncent une opposition orchestrée par la CFDT avec la complicité de certains employeurs publics afin de décrédibiliser l’action de l’intersyndicale.
Les agents ne sont pas dupes. Ce déni de démocratie renforce le sentiment de mépris ressenti par les ATSEM.
L’intersyndicale CGT, FO, FA-FPT appelle les syndicats et les ATSEM à poursuivre la mobilisation pour ,gagner sur leurs revendications portées par le rapport au Conseil Supérieur.

Tout sera mis en oeuvre pour faire entendre les revendications desATSEM. Nous ne laisserons personne instrumentaliser le mouvement intersyndical à des fins électoralistes.

lundi 12 décembre 2016














Les inquiétantes ambitions du gouverneur de la Banque de France

Service publicLes agents de la Banque de France étaient massivement en grève le 25 novembre et de nouveau le 6 décembre. Ils s’opposent catégoriquement au projet de réforme des carrières et au plan stratégique « Ambitions 2020 » du gouverneur de la banque centrale française.
Les inquiétantes ambitions du gouverneur de la Banque de France
Deuxième journée d’action des agents de la Banque de France, mardi 6 décembre pour protester contre les projets de restructuration du gouverneur Villeroy de Galhau. À l’appel de l’intersyndicale CGT-SNA BDF-CFDT-FO-CFTC, plus de la moitié du personnel était à nouveau en grève dans toutes les antennes de France. À Paris, des grévistes ont même envahi la réunion du comité central d’entreprise (CCE ) qui se tenait ce même jour et qui devait entériner la fin des négociations autour de divers projets de réforme de l'institution bancaire. « Une écrasante majorité d’agents est catégoriquement opposée aux “ambitions” de monsieur de Galhau ; nous l’avons massivement exprimé lors de l’action du 25 novembre mais sans être entendus, d’où cette nouvelle journée de mobilisation», explique Fabienne Rouchy, secrétaire générale du syndicat CGT de la Banque de France.
 

Ambitions… de réductions

Parmi les sujets de contestation, le plan « Ambitions 2020 » du gouverneur. Dans le droit fil de la stratégie de son prédécesseur – Christian Noyer –, monsieur de Galhau vise la suppression de 2500 postes d'ici 2020 par le non-remplacement des départs en retraite. S'en trouveront pénalisées les activités de services au public, entreprises et particuliers. On songe notamment à la commission surendettement, mais aussi à l'activité de contrôle des risques de défaut des entreprises ou, plus grave, à l'activité de contrôle des banques : « C'est l'un des rôles majeurs de la Banque de France qui, sous l'égide de la BCE [Banque centrale européenne], est censée réguler la crise. Mais on voit bien que les contrôles mis en place depuis des années sont déjà largement insuffisants pour effectuer cette activité », précise Fabienne Rouchy. Idem s'agissant de l'offre pilier de la Banque de France, la fabrication de billets où, là encore, les agents disparaissent, partiellement remplacés par des contractuels.

lundi 5 décembre 2016


ChômageSamedi 3 décembre, comme chaque année, les privés d'emploi, chômeurs et précaires dans le rue des principales villes de France. Soutenus par la coordinations CGT Chômeurs, l’APEIS, AC et le MNCP, ils revendiquent le droit au travail et à la dignité et dénoncent l'inefficacité des politiques de lutte contre le chômage. Cette quatorzième édition de la manifestation annuelle des privés d’emploi, précaires de courte, longue durée ou de durée intermittente, s’inscrit dans un temps particulier de la vie politique du pays : aux vêpres d’un quinquennat qui avait fait de la finance son ennemi et de la relance de l’emploi, son cap. 

Cinq ans plus tard, la courbe du chômage s’est effectivement inversée, mais dans le sens contraire au cap fixé par le président Hollande. Et cela donne, fin 2016, 6,5 millions de Français inscrits sur les listes de Pôle emploi* dont deux millions recensés dans les activités dites « réduites », à savoir, les « mini-jobs » à la teutonne. Au terminus de ce quinquennat « anti-chômage », nous dénombrons officiellement 10 millions de personnes vivant (ou mieux, survivant) sous le seuil de pauvreté. Mais ce n’est pas tout : suivant la logique ultralibérale en vogue, le chômage est désormais assimilé à la paresse ; autrement dit, le chômage n’existerait que parce que ceux qui le subissent le veulent bien, voire en profitent.
L’IVG

Un droit fondamental à conforter en France et dans le monde

jeudi 1er décembre 2016 , par Laura
La CGT rappelle son attachement au droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG).
La CGT soutient le projet de loi examiné aujourd’hui à l’assemblée nationale pour pénaliser et fermer les sites de propagande mensongère des antis choix.
Le droit à l’avortement est une liberté fondamentale inscrite dans des conventions internationales auxquelles la quasi-totalité des Etats a souscrit. Il s’agit d’un droit indispensable à la santé des femmes, à leur émancipation, à leur scolarisation, à leur accès au travail et donc à leur autonomie financière.
En dépit de ces engagements et des multiples recommandations de l’ONU, de nombreux pays continuent à interdire ou à restreindre l’accès à l’avortement. En France comme dans le reste du monde, des groupuscules réactionnaires et des fondamentalistes religieux remettent en cause les droits des femmes en multipliant la désinformation et le lobbying.
La CGT demande également :
• la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG. Rappelons qu’en Italie où plus de 80% des médecins refusent de pratiquer l’avortement, la clause de conscience n’est pas un enjeu symbolique mais un véritable problème de santé publique !
• l’augmentation des moyens et des personnels, le renforcement et la réouverture des centres IVG menacés par les lois hospitalières régressives comme la loi santé. Toute politique progressiste qui n’est pas accompagnée par des moyens adéquats est une politique illusoire ;
• l’allongement des délais d’IVG (12 semaines en France contre 22 semaines dans les pays d’Europe les plus progressistes) ;
• une meilleure formation de l’ensemble des personnels soignants.
Le droit à l’avortement est un droit fondamental qui doit figurer dans la Charte européenne des droits fondamentaux.

mardi 29 novembre 2016

Loi SRU : lancement de la plateforme www.transparence-logement-social.gouv.fr
Logement socialPublié le vendredi 18 novembre 2016
Le ministère du Logement a lancé, le 17 novembre, la plateforme numérique www.transparence-logement-social.gouv.fr pour permettre aux citoyens de "tester", avec un moteur de recherche simplifié, le respect des obligations en matière de logement social dans toutes les communes au titre de la loi SRU. "Tester", mais aussi apporter des éléments au débat.
Si la commune respecte la loi SRU, le message suivant apparaît : "Ma commune remplit en 2015 ses obligations en matière de logements sociaux". Il est alors proposé d'accéder à des données sur l'offre et les attributions de logement social : nombre de logements sociaux selon leur taille (dans la commune et selon les bailleurs), nombre de demandes en attente, nombre de logements attribués (dans la commune et selon les bailleurs).
Si la commune ne respecte pas la loi SRU, les données suivantes apparaissent : le taux de logements sociaux sur la commune (chiffres au 1er janvier 2015, et leur évolution depuis 2002) ; le taux de logements sociaux à atteindre en 2025 par la commune ; l'état de carence éventuel de la commune ; le montant des pénalités payées par la commune en 2016 en cas de non-respect de ses obligations ; les types de logements sociaux mis en service depuis le 1er janvier 2002. Par exemple Bandol (83), 7.622 habitants : 6,26% de logements sociaux en 2015 (soit 345) contre 4% en 2002 ; 25% à atteindre en 2025 ; commune carencée ; prélèvement brut total : 324.804,06 euros, prélèvement net total : 4.806,19 euros ; logements sociaux mis en service depuis le 1er janvier 2002 : 14 PLAI, 35 PLUS, 84 PLS.
Troisième cas de figure, si la commune n'est pas située en territoire SRU ou si elle l'est mais qu'elle ne dépasse pas les seuils de population d'application du dispositif SRU, le message suivant apparaît : "Ma commune n'est pas concernée par les obligations de la loi SRU".
 
En France, ce sont 11 millions de personnes qui sont en précarité énergétique. Celle-ci résulte de la combinaison de trois facteurs principaux à savoir la vulnérabilité des ménages engendrée par la faiblesse de leurs revenus, la qualité thermique déficiente des logements et le coût de l’énergie (gaz, électricité, fioul…). C’est donc sur ces 3 facteurs qu’il faut agir réellement pour l’éradiquer.
Pour la CGT avec son association de consommateurs, le droit à l’énergie est un droit fondamental et aucun citoyen ne doit en être privé quelle que soit la période de l’année, pour cela, nous exigeons :
·       le maintien des tarifs sociaux électricité et gaz, avec une augmentation significative de leurs montants afin de répondre efficacement au droit à l’accès à l’énergie, droit fondamental pour la vie. Le chèque énergie pourrait être réservé aux autres sources de chauffage.
·       une énergie reconnue comme produit de première nécessité, bénéficiant d’une TVA à 5.5 % sur les kWh électricité et gaz, et non pas à 20 % comme un produit de luxe
·       le maintien des tarifs régulés (fixés par l’Etat) pour l’électricité et le gaz pour les usagers.
·       un plan gouvernemental à la hauteur des enjeux concernant la réhabilitation des logements privés et publics, collectifs et individuels.

samedi 26 novembre 2016

La Cop22

De l’effervescence de l’accord de Paris aux réalités politiques                              

Après l’adoption de l’accord de Paris lors de la Cop21, la Cop22 devait aborder la mise en œuvre des règles de son application pour maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C et assurer son financement à hauteur de 100 milliards de dollars par an.
L’accord de Paris sera effectif à partir de 2020 et les règles qui le régissent devront être finalisées en 2018. A ce jour, 112 Etats, sur 197 de la Convention des Parties, ont ratifié l’accord.
Répondre aux enjeux climatiques et environnementaux dépend évidemment des volontés politiques et plus particulièrement de celles des pays développés qui, d’une part, portent une responsabilité dans la situation et, d’autre part, détiennent capitaux et technologies permettant d’impulser une réelle transition écologique.
L’élection de Donald Trump, climato-sceptique déclaré, soulève des inquiétudes sur la suite du processus et du positionnement des États-Unis.
En Europe, la répartition de l’engagement de réduction conjoint entre les différents États membres ainsi que la réforme du système de permis négociables dits « ETS » font l’objet de dissensions.
En France, nous avons dépassé le climato-scepticisme mais, au-delà de la communication, qu’en est-il réellement ?
La loi sur la transition énergétique privatise les barrages hydroélectriques, alors que l’eau et l’énergie devraient rester sous maîtrise publique et que la notion d’intérêt général des enjeux environnementaux est incompatible avec la recherche de profits financiers.
La loi Macron plébiscite les bus au détriment des trains moins polluants alors que nos émissions de gaz à effet de serre sont repartis à la hausse pour le secteur des transports.
Et, cette année :
• la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie condamne le parc nucléaire sans même avoir développé une filière industrielle d’énergies renouvelables et poussera inévitablement à importer de l’énergie carbonée (de l’Allemagne par exemple !), pour répondre aux besoins des citoyens et des industries :
• la Stratégie Nationale de la Recherche Énergétique ne remet pas en cause la baisse des investissements de l’État dans la recherche publique et réduit les chances de solutions technologiques face aux enjeux environnementaux ;
• la Stratégie Nationale de la Mer et du Littoral ignore totalement les salariés du secteur de la mer.
Il y a donc un affichage et les réalités politiques !
Pour la CGT, les questions environnementales ne doivent pas être décorrélées des questions économiques, notamment industrielles, ni des questions sociales.
La transition écologique doit être débattue par les salariés et les populations et ne pas être dévoyée par un simulacre de démocratie participative.


Turquie

Les organisations syndicales françaises alertent sur la situation en Turquie                      

Face à la gravité de la situation en Turquie, les huit organisations syndicales nationales françaises - CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA – ont élaboré ensemble un courrier remis à Monsieur Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, et une lettre de protestation à Monsieur Ismail Hakki Musa, nouvel ambassadeur de Turquie en France. Elles s’inquiètent notamment des purges collectives et des licenciements massifs par décrets qui concernent déjà plus de 100 000 personnes.
Dans leur déclaration commune, les huit organisations syndicales affirment :
« Les autorités bafouent sciemment la Constitution en vigueur, se livrant à une entreprise de musellement de toute opposition. L’Etat de droit est en train de disparaître, au profit de l’instauration de ce qu’il faut appeler par son nom : une dictature.
Aucun critère ne peut justifier ces purges collectives qui ne sont fondées sur aucune preuve d’acte répréhensible.
Face à cette situation d’une extrême gravité, nous soutenons l’action des syndicats qui exigent la réintégration immédiate de tous les salariés licenciés ou suspendus.
Nous sommes entièrement solidaires des travailleurs de Turquie et de leurs syndicats en ces moments difficiles où sont violemment enfreints leurs libertés et droits syndicaux.
Nous appelons les autorités françaises et les instances de l’Union européenne à agir résolument afin que la Turquie respecte notamment la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dont elle est signataire. »


lundi 21 novembre 2016

                                        
        congres des territoriaux du 17 au 18 novembre 2016 de la ville d'Argenteuil                                   








2 ans de concertation pour rien
Le gouvernement a mis en place en novembre 2014 un groupe de dialogue sur les discriminations, composé des organisations syndicales et patronales et des associations de lutte contre le racisme et les discriminations. La CGT, avec l’intersyndicale et les associations, a fait 4 propositions simples et déterminantes pour lutter contre les discriminations, reprises pour l’essentiel dans les 2 rapports de la concertation.
Ces propositions ont été balayées d’un revers de main par le gouvernement, mercredi 16 novembre dernier, lors de la remise du rapport.
Ainsi, cédant à la pression du patronat, Myriam El Khomri et Patrick Kanner se sont contentés d’annoncer des chartes de bonnes pratiques, des expérimentations et de nouveaux rapports… Alors que l’ampleur des discriminations sexistes et racistes a été confirmée par le Défenseur des droits et France Stratégie et qu’elles menacent directement le pacte républicain, ces annonces sonnent comme une provocation. Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que des dispositions garantissant l’effectivité de la loi et de la devise républicaine soient mises en place ? Combien de temps va-t-on encore, en France, discriminer en toute impunité ?
Le projet de loi Egalité citoyenneté arrive en deuxième lecture à l’assemblée nationale mardi 22 novembre. La CGT appelle les député-e-s à y intégrer les propositions portées par l’ensemble des organisations syndicales et des associations, notamment :
• la mise en place d’une action de groupe contre les discriminations qui permette la réparation intégrale du préjudice, contrairement à la procédure longue et compliquée prévue par le gouvernement
• la mise en place d’indicateurs permettant de révéler les différences de traitement et de les mesurer, pour enfin lutter avec efficacité contre les discriminations sur les carrières. Le gouvernement a annoncé une expérimentation, sans précision sur les modalités et le calendrier. La CGT exige d’être associée à la définition des modalités, du calendrier et propose d’accompagner la démarche pour empêcher que cette expérimentation ne soit un enterrement de première classe !
• des mesures pour lutter contre la discrimination à l’embauche et notamment la mise en place d’un registre des candidatures et d’une notification des droits remise lors de chaque entretien d’embauche.
La CGT rappelle qu’elle est favorable à la mise en place d’une formation obligatoire des personnels RH sur les discriminations dès que l’effectif de l’entreprise atteint 50 salarié-e-s et à l’ouverture des concours de la fonction publique aux étrangers sans condition de nationalité.
Depuis l’ANI sur la diversité et la lutte contre les discriminations de 2006, le patronat refuse toute évaluation ou négociation sur le sujet et bloque systématiquement toute mesure contraignante. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités, s’émancipe des caprices du Medef et impose des mesures pour garantir le respect des lois de la République.

jeudi 10 novembre 2016




N’opposons pas les misères, combattons-les !


La France, 6ème puissance économique mondiale, n’aurait pas les moyens de traiter dignement ses populations les plus fragiles, comme celles qui cherchent l’accueil pour des questions économiques, politiques, familiales, de survie… parce qu’elles fuient les guerres.

Nous assistons actuellement à des débats nauséabonds et populistes dont la violence des propos, à l’encontre des plus fragiles socialement, attise les tensions sociales et tente de mettre en opposition les populations.

Par nature, notre société n’est pas violente, ce sont les discours et les actes politiques qui déterminent sa nature. La Direction confédérale de la CGT réaffirme le besoin de mettre au cœur des débats et des enjeux de la période la question de l’humain et de la dignité humaine.

Comment admettre et tolérer que notre pays, à l’histoire sociale riche de sa capacité d’accueillir et d’intégrer de tout temps des populations venues chercher en France un avenir meilleur ou échapper au massacre dans son propre pays, ne soit plus en capacité, aujourd’hui, d’y répondre avec dignité ?

Comment admettre l’effroyable réalité des 3800 morts en mer Méditerranée en 2016 qui viennent s’ajouter à ceux de ces dernières années, faisant de la Méditerranée un véritable charnier ?

Oui, les conditions d’accueil des migrants sont intolérables, elles sont indignes de la France !

Oui, les conditions de vie et de survie de plus de 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France sont tout aussi intolérables !

La direction nationale de la CGT condamne sans réserve, et avec la plus grande fermeté, celles et ceux qui opposent la question de la pauvreté, de la misère sociale avec celle de l’accueil des migrants dans des conditions dignes.

Ce ne sont pas les migrants qui augmentent la précarité et la misère, bien au contraire. Toutes les études économiques le démontrent : l’accueil de nouvelles populations renforce systématiquement l’économie du pays d’accueil et cela de façon pérenne.

La précarité et la misère sont les conséquences des politiques publiques portées par les gouvernements successifs ces dernières années. Elles trouvent leur prolongement au niveau européen. C’est aussi le fruit des politiques menées dans le monde du travail et dans les choix de gestion des entreprises du secteur public ou privé.

Remettre en cause notre modèle social, détruire les services publics, réduire le nombre de fonctionnaires, supprimer des dotations en direction des collectivités territoriales, supprimer des subventions au milieu associatif, amputer les budgets dédiés aux activités sociales et culturelles, ne pas augmenter les salaires, augmenter la précarisation du salariat, maintenir un haut niveau de chômage… sont autant de choix politiques qui génèrent la précarité et la misère sociale, ce sont ces choix que nous dénonçons et combattons quotidiennement.

Opposer ceux qui travaillent avec ceux qui cherchent un emploi, les Français et les étrangers, les actifs et les retraités, ceux qui vivent sur le territoire et ceux qui y cherchent asile, les pauvres et les miséreux… est une stratégie politique bien connue qui ne sert qu’un objectif, celui de détourner l’attention des véritables causes d’une crise entretenue au seul bénéfice du capital. Dans le même temps, les inégalités se creusent, les profits n’ont jamais été aussi importants, les dividendes versés aux actionnaires plus indécents, les rémunérations des dirigeants aussi exorbitantes.

La direction nationale de la CGT appelle l’ensemble de ses adhérents et de ses organisations à porter le débat auprès des salariés, des chômeurs, des étudiants et des retraités, dans leur entreprise, leur lieu de travail et lieu de vie, afin de combattre les propos nauséabonds qui tentent de monopoliser le débat public et de porter une autre voix : celle du sens de l’humain et du respect de la dignité de chacune et chacun !

lections dans les TPE

Un comble : une décision de justice valide l’incitation à la discrimination !
mercredi 9 novembre 2016

Les confédérations syndicales CFDT, CGT, FO ont attaqué devant la justice la décision de la Direction Générale du Travail de valider la candidature du syndicat des travailleurs corses au niveau national interprofessionnel. La CFE-CGC s’était, elle aussi, portée intervenante volontaire.

Le Tribunal d’instance de Paris a débouté les confédérations de leur demande alors que le jugement relève la nature discriminatoire, pour l’ensemble des salariés, des propos et revendications de ce syndicat ; comme le relevait, déjà, le Défenseur des droits !

La CGT a décidé de poursuivre cette action en justice. Les pressions du gouvernement n’y changeront rien. En effet, depuis 2 jours, l’exécutif agite la menace d’un report des élections TPE du fait de ce recours. Or, il est très clair que la CGT tient particulièrement à ce scrutin essentiel aux 4,6 millions de salariés.

Malgré ce que l’on a pu lire dans la presse, le sujet n’est certainement pas de pronostiquer l’incidence qu’auront les élections TPE sur la représentativité des confédérations syndicales. La CGT s’honore, dans le contexte délétère actuel, de prendre toutes ses responsabilités et d’aller jusqu’au bout de son légitime combat contre les discriminations.

Le gouvernement, lui, devrait assumer les siennes et travailler à ce que, quel que soit le résultat de notre pourvoi en cassation, les élections TPE se déroulent comme prévu. C’est possible, les juges de la cour de cassation peuvent se prononcer dans des délais très courts. Il existe un précédent puisqu’il y a 4 ans, presque jour pour jour, pour ce même scrutin, la cour de cassation a rendu sa décision en à peine une semaine ! Les délais peuvent donc être tenus si la volonté de toutes les parties est réelle.

Les raisons de ce pourvoi reposent sur les valeurs qui font et fondent la CGT. Nous ne pouvons pas laisser passer un jugement qui affirme que ce n’est pas un problème de tenir des propos discriminants ou de revendiquer des mesures discriminantes du fait de l’origine.

Plus grave, la décision dit qu’il y a provocation à la discrimination liée aux origines mais qu’elle ne serait pas en soi une réalisation d’atteinte à des valeurs républicaines ! C’est à ni rien comprendre, si ce n’est à craindre que cette décision soit plus une décision politique qu’une décision de justice.

Laisser entériner une telle décision revient à admettre la constitution de syndicats prônant la discrimination, c’est la porte ouverte à tous les extrémismes dans les entreprises !

La CGT, fidèle à ses valeurs de solidarité et d’égalité entre tous les salariés, à ses combats contre toutes les formes de discrimination et respectueuse des valeurs républicaines, décide de porter l’affaire en cour de cassation.

La CGT donne rendez-vous aux salariés du 28 novembre au 12 décembre pour voter et en appelle à l’esprit de responsabilité du gouvernement et de ses services.

Montreuil, le 9 novembre 2016

samedi 22 octobre 2016

ISF : au bonheur des plus riches
L’État va rembourser aux riches plus d’un milliard d’euros sur les cinq récoltés au titre de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
L’ISF touche les 350 000 contribuables déclarant plus de 1,3 million de fortune personnelle. Leurs revenus sont, pour l’ISF, taxés entre 0,5 et 1,5 %. Mais certains bénéficient d’une ristourne, pour que l’ensemble des impôts qu’ils paient ne dépasse pas 75 % de leur revenu fiscal, ce qui serait considéré comme confiscatoire : c’est le plafonnement de l’impôt.
Le cas de Mme Bettencourt, première fortune de France avec 31 milliards, est exemplaire. Déclarant 80 millions de revenus pour 2015, elle ne peut payer plus de 60 millions d’impôts. Elle atteint ce plafond avec l’impôt sur le revenu et la CSG. Son ISF a donc été réduit à zéro. Le président Les Républicains de la commission des finances de l’Assemblée s’est ouvertement moqué du plafonnement de l’ISF par la gauche, qui coûte plus cher à l’État que le bouclier fiscal de Sarkozy.
Les lois sont faites pour les riches, qui savent en outre fort bien « optimiser » leur fiscalité. En diminuant par exemple leur revenu imposable, par le recours aux paradis fiscaux, à l’assurance-vie ou aux placements défiscalisés dans l’immobilier ou dans des œuvres d’art, ils touchent plus vite le plafond, et le jackpot.
17 octobre 1961 à Paris : le massacre des Algériens
le 55e anniversaire de la journée du 17 octobre 1961, où plusieurs centaines de manifestants algériens furent assassinés en plein Paris.
Ce jour-là, une manifestation pacifique regroupant des milliers d’Algériens se tenait, pour protester contre le couvre-feu imposé depuis octobre 1958 entre 20 h 30 et 5 h 30, la fermeture à 19 h 30 des débits de boisson tenus par des Algériens et l’interdiction faite aux Algériens de circuler en groupe. Le préfet de police de Paris, Maurice Papon, était chargé d’appliquer ces mesures. Malgré son rôle dans la déportation des Juifs sous le régime de Vichy, il était devenu chef de la police parisienne sous un gouvernement dirigé par Michel Debré et sous la présidence de de Gaulle revenu au pouvoir en 1958.
Maurice Papon eut carte blanche pour maintenir l’ordre dans Paris. En pleine guerre d’Algérie, il n’était pas question pour le gouvernement de tolérer que des Algériens manifestent pour réclamer l’indépendance de leur pays. Il ordonna à la police de réprimer violemment la manifestation. Des milliers de manifestants furent arrêtés, emprisonnés – près de 12 000 au stade Pierre de Coubertin ou au Palais des Sports – torturés, notamment par la « force de police auxiliaire », ou expulsés vers l’Algérie. Des centaines de manifestants perdirent la vie, matraqués ou jetés dans la Seine.

Elections dans les TPE : donnons de la force à nos métiers, votons CGT


vendredi 14 octobre 2016

Banques : le racket

Entre 2015 et 2016, les frais de tenue de compte bancaire ont augmenté de 77 %, d’après une étude réalisée sur plus de 185 banques en Europe.
Les banques qui n’en facturaient pas à leurs clients s’y sont mises, et celles qui faisaient déjà payer leurs clients leur ont augmenté les frais. La moyenne s’établit à 22 euros par an mais les frais peuvent dépasser les 70 euros dans certaines banques.

Les banques se portent pourtant très bien : le bénéfice 2015 de BNP Paribas était de 6,7 milliards d’euros, de plus de 6 milliards pour le groupe Crédit agricole. Mais ces résultats ne leur suffisent pas. Ces frais de tenue de compte sont un racket supplémentaire (le retrait aux distributeurs était souvent déjà facturé) opéré par les banquiers sur l’argent des clients, même des plus démunis. Le PDG de Panorabanques explique que « ces frais ne correspondent à aucun service supplémentaire ».

Aujourd’hui, tout travailleur doit avoir un compte pour percevoir son salaire ou son allocation. Avec ces frais, il se retrouve contraint d’en abandonner une partie aux banquiers. Et cela alors que ces derniers utilisent déjà l’argent présent sur les comptes de leurs clients, même les comptes les moins bien garnis, pour des spéculations très lucratives.

Le gouvernement répond qu’il a aidé les épargnants mécontents avec une disposition de la loi Macron qui permettra de simplifier les démarches pour changer d’établissement bancaire à partir de 2017. La belle affaire... puisque toutes les banques ont les mêmes pratiques
Retraites : nouvelles attaques en vue Dans un énième rapport, la Cour des comptes, jugeant réelles mais insuffisantes les attaques contre les retraites perpétrées depuis plus de vingt ans, préconise de nouvelles remises en cause de celles des fonctionnaires. Elle prend prétexte des disparités existant entre le système de retraite des travailleurs du secteur privé et celui du secteur public. Ce n’est pas nouveau : depuis 1993 et les premières attaques contre les retraites, tous les gouvernements ont cherché à opposer les travailleurs du privé à ceux du public, pour mieux s’en prendre aux retraites de tous, tous secteurs confondus. En 1993, Balladur a commencé par s’attaquer aux travailleurs du privé, en faisant passer de 37,5 à 40 ans la durée de cotisation nécessaire pour avoir droit à une pension à taux plein, en instaurant la prise en compte des vingt-cinq meilleures années, au lieu de dix précédemment, dans le calcul de la pension, et en indexant celle-ci sur l’inflation, et non plus sur l’évolution des salaires. Cette réforme, à elle seule, aboutit à une chute de 25 % du montant des pensions, comparé à ce qu’il aurait été sans ces mesures Jospin, au gouvernement de 1997 à 2002, s’est bien gardé de revenir sur cette mesure, permettant, dix ans plus tard, sous prétexte d’égalité, à Fillon d’allonger à 40 ans la durée de cotisation pour les travailleurs du public. En 2007, le même, devenu Premier ministre de Sarkozy, s’en prenait aux régimes spéciaux de la SNCF, de la RATP, d’EDF… En 2010, nouvelle attaque : l’âge de départ à la retraite passait à 62 ans pour tous, avant que Hollande, devenu président, n’augmente à 43 ans la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. Les retraites complémentaires des travailleurs du privé sont, elles, bloquées depuis 2014. Au final, c’est pour l’ensemble des salariés que les conditions d’accès à la retraite ont nettement régressé. Ce rapport annonce donc sans doute de nouvelles attaques contre les retraites des travailleurs, quel que soit le futur président. Déjà la direction du Trésor met en avant le recul de l’âge de la retraite pour relancer la croissance ! Et le Conseil d’orientation des retraites étudie la question pour préparer ses futures recommandations. Au-delà des fonctionnaires, c’est bien l’ensemble du monde du travail qui est visé.

mercredi 5 octobre 2016

Concertation sur l’Insertion professionnelle des jeunes Sans projet, sans ambition, sans financement : juste un baroud d’honneur ! lundi 3 octobre 2016 La ministre du Travail, non contente d’avoir porté une loi perfide passée en force à coups de 49.3, contre l’intérêt général de la population, convoque mardi 4 octobre 2016 les partenaires sociaux et les organisations de jeunesse, en vue d’une concertation sur l’insertion professionnelle des jeunes. La CGT n’est pas dupe. Cela sent le baroud d’honneur au moment où les cabinets ministériels se vident et où se profilent les échéances électorales : « Menons donc une concertation sur l’insertion professionnelle des jeunes ! » S’agit-il d’un projet de grande envergure assorti de financements conséquents permettant de répondre réellement aux attentes et besoins des jeunes en matière d’insertion professionnelle ? Non, simplement des palabres organisées en vue d’élaborer, pour le Ministère, un document d’orientation pour d’éventuelles négociations. Alors que la situation des jeunes fait régulièrement l’objet de plusieurs rapports, la Ministre propose une hypothétique négociation dont tout le monde sait que le patronat ne veut pas, poursuivant son objectif de baisse « du coût du travail » ! Les derniers ANI que la CGT n’a pas signés sur la question datent de 2011. Leur évaluation sera sur la table demain, pourquoi si tard ? Pourquoi attendre fin 2016 pour lancer des négociations sur ce sujet ? La CGT dénonce : - la précarité des jeunes ; - le recours abusif et massif aux CDD au détriment des CDI : 8 contrats sur 10 sont signés en CDD de très courte durée ; - le recours massif et abusif aux stages, aux missions de service civique et contrats aidés. La CGT revendique une réelle politique d’insertion professionnelle, sociale et sociétale des jeunes. Pour cela, il nous faut commencer par avoir un bilan exhaustif de l’ensemble des aides et exonérations dont ont bénéficié les entreprises ; ainsi que de réels moyens donnés au service public de l’emploi afin que l’ensemble des acteurs publics puissent mener à bien leurs missions. L’argent existe, il suffit pour le gouvernement de choisir les politiques jeunesses plutôt que les exonérations patronales. Montreuil, le 3 octobre 2016

Contre les accords de libre-échange avec les USA et le Canada (TAFTA, C


L’Union Européenne négocie depuis 2013 un accord commercial avec les USA, le TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement). Cet accord de libre-échange prévoie la suppression des barrières douanières, dans le secteur agricole principalement, et surtout la suppression des barrières non tarifaires, à savoir les règlements et les normes. Tous les secteurs de l’économie peuvent être touchés et cela affaiblirait les normes sociales, environnementales, sanitaires, culturelles…
En parallèle, un autre accord commercial, entre l’Union Européenne et le Canada, est en cours d’adoption, le CETA (Canadian European Union Trade Agreement). L’adoption de celui-ci est à l’ordre du jour de la réunion du conseil des ministres de l’UE le 18 octobre prochain. S’il était adopté, il devrait ensuite être voté par le Parlement Européen et pourrait être mis en oeuvre ensuite, et ce avant même que les parlements des Etats membres de l’UE, appelés à le ratifier également, ne s’expriment.
Cet accord est du même esprit néo-libéral que le TAFTA. Il prévoit également un mécanisme de règlement des différends qui permettraient aux multinationales d’attaquer les Etats quand elles estiment qu’une législation, des normes sociales ou environnementales contreviennent à leurs intérêts financiers.
La CGT, membre du collectif national « Stop TAFTA », appellent ses militants à participer à la journée d’action du 15 octobre pour s’opposer à ces accords commerciaux qui sont une menace pour nos modèles de société.
A Paris, une manifestation est prévue avec un départ à 15h30 à Stalingrad, pour une fin de manifestation vers 18h à République. De 18h à 19h, se tiendra une assemblée citoyenne sera organisée suivi à 19h30 par l’orchestre « Nuit debout ».
En région, d’autres manifestations et mobilisations sont en cours d’élaboration.
Pour plus d’information, rdv sur le site du collectif « Stop Tafta »,
https://www.collectifstoptafta.org/

vendredi 23 septembre 2016


                                                           AUTOUROUTES

Le gouvernement vient d’annoncer, en même temps qu’un programme de travaux sur les autoroutes estimé à un milliard d’euros, une hausse des tarifs destinée, dit-il, à les financer. Outre cette augmentation des péages, les travaux seraient financés également par les collectivités locales qui, invariablement, le traduiraient en impôts locaux supplémentaires.
L’argument du secrétaire d’État aux transports pour justifier cette hausse vaut son pesant de piécettes : négocier le financement des travaux par les sociétés d’autoroute en échange d’une prolongation de la durée de leur concession – donc de leur droit à faire les poches des usagers – aurait été trop long. Augmenter les tarifs rapporte beaucoup plus rapidement, surtout aux Vinci, Eiffage et compagnie qui y gagneront à la fois en tant que percepteurs des péages et en tant que maîtres d’œuvre des futurs travaux.
Alors que la construction des quelque 12 000 km d’autoroutes est, semble-t-il, amortie depuis les années 1990, les capitalistes qui possèdent les sociétés continuent de ponctionner les usagers, les dividendes versés aux actionnaires s’étant élevés à 15 milliards d’euros entre 2006 et 2013. Même après le prétendu gel annoncé l’an dernier par Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, au terme d’un accord on ne peut plus opaque, les tarifs ont continué de grimper, puisque les sociétés concessionnaires sont autorisées à répercuter l’inflation, le coût de leurs investissements, l’augmentation de la redevance domaniale versée à l’État et… à compenser jusqu’en 2023 les effets du gel de 2015 ! Le 1er février dernier, l’augmentation des péages s’est d’ailleurs échelonnée entre 0,82 et 1,63 %.
Les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont la même logique chaque fois que les sociétés autoroutières ont été privatisées : laisser les capitalistes du secteur racketter les usagers, ce qui leur permet d’afficher une rentabilité usuraire de 20 à 25 %. Il est vrai que, la nouvelle hausse ne s’appliquant qu’à partir de 2018, Hollande s’en moque doublement.




lundi 19 septembre 2016


Lounès Matoub, une plaque de rue vandalisée

On nous informe

La plaque de rue « Lounès Matoub » a été endommagée dans le quartier du Val-Nord.
         Chanteur kabyle et anticonformiste, ayant dénoncé dans ses textes les dirigeants de l’Algérie indépendante, opposé au terrorisme islamiste, Lounès Matoub fut assassiné le 25 juin 1998.




lundi 5 septembre 2016



Ce matin, la Direction du Syndicat CGT a été reçue par M. le Maire.

Nous pouvions imaginer avoir des réponses à nos légitimes revendications

précisées dans le préavis de grève. Erreur.

Le Maire, nous a seulement reproché de ne pas respecter le décès du DGS.

Il a quitté la « réunion » quatre minutes plus tard, nous laissant avec les DGA et le DRH.

Estimant que c’est au Maire de répondre à nos revendications, nous avons quitté la salle à notre tour.

Voici la conception du dialogue social à la mairie d’Argenteuil.

Montrons-lui,

Lundi 5 septembre à 8 H 30 devant l’hôtel de ville, que nous sommes déterminés à nous faire entendre




COMMENT SAISIR LES PRUD'HOMMES DEPUIS LE 1ER AOUT ?      

1ère ETAPE : PRODUIRE UNE REQUETE.... QU'EST-CE QUE C'EST ???

Depuis le 1er août dernier, saisir les prud’hommes est devenu plus technique. Dans le même temps, le statut du défenseur syndical vient tout juste d’être renforcé.

Désormais, un simple formulaire ne suffit plus pour saisir les prud’hommes. Il est nécessaire de produire une véritable requête qui doit être rédigée de manière très complète sous peine de nullité ou de renvoi. Pour éviter toute irrégularité, les salariés sont donc incités à s’entourer des conseils d’un avocat (qui reste non obligatoire en première instance) ou encore du nouveau défenseur syndical, qui a l’avantage d’intervenir gratuitement.

Selon l'article R 1452-2, du Code du travail, modifié par le décret du 20 mai 2016, la requête doit mentionner avec précision:

  • l'identité du demandeur (noms, prénoms, profession, adresse du domicile, nationalité, date et lieu de naissance du demandeur)

  • la raison sociale (nom et adresse) de l’employeur contre lequel la requête (demande) est formée

  • l'objet de la demande appelé "les chefs de la demande" (c'est-à-dire toutes vos réclamations) doivent être indiquées. L'ensemble de vos prétentions chiffrées (c'est-à-dire le détail des sommes que vos réclamez comme par exemple les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse)

  • un exposé sommaire des motifs de la demande et chacune des raisons de celle-ci

  • les pièces que le demandeur souhaite invoquer à l’appui de ses prétentions (ces pièces doivent être énumérées sur un bordereau annexé à la demande)

Salariés des TPE : donnons de la force à nos métiers !


dimanche 7 août 2016



 

Baisse des allocations logement : tous les arguments sont bons

Dès ce mois d'août, 78 000 locataires devraient voir leur allocation logement (APL) diminuée, et même supprimée pour 16 000 d'entre eux, quand le loyer est jugé trop cher.

 

Le gouvernement prétend ainsi lutter contre la hausse des loyers, alors qu'il enrobe une coupe de un à deux milliards sur les budgets sociaux.

 

Cette mesure aboutira à pénaliser doublement ceux qui ont peu de moyens et doivent déjà subir des loyers hors de prix. Elle obligera encore plus les pauvres à abandonner les centres des villes chères et à allonger leurs temps de transports.

                     Pollution automobile : les profits avant la santé

Une commission indépendante vient de rendre publics ses résultats de dix mois d’enquête. Ils montrent que tous les constructeurs de véhicules sont soupçonnés de tricher allègrement avec les tests de pollution.

En septembre 2015, on apprenait que Volkswagen avait utilisé un logiciel pour truquer les résultats des tests d’émission de gaz de ses moteurs diesel. Suite à cela, le gouvernement français avait constitué cette commission avec des experts scientifiques, des représentants de l’État, des parlementaires et des associations pour vérifier la quantité de gaz polluants et de dioxyde de carbone réellement émise en condition de conduite sur route. 86 véhicules diesel différents ont ainsi été testés. Le résultat est sans appel. Aucune voiture ne respecte la consommation et les émissions de gaz affichées par les constructeurs à partir des tests effectués en laboratoire, il y a même toujours des écarts importants. Ainsi, les valeurs réelles d’émission de dioxyde de carbone sont de 20 à 50 % supérieures à ce qui est avancé par les marques.

Mais le plus notable, c’est que la commission avoue être incapable de certifier que les constructeurs n’utilisent pas de logiciels pour truquer les résultats (comme le faisait Volkswagen). Tout simplement car elle n’a pas eu accès à l’ensemble des logiciels embarqués. Les constructeurs prétextent la nécessité de défendre leurs secrets industriels pour ne pas fournir ces informations. Ils peuvent donc tranquillement annoncer ce qu’ils veulent, sans contrôle.

Certes, Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, a proclamé qu’elle tiendrait compte de ce rapport, et des tests de pollution plus proches des conditions sur route devraient être mis en place début 2017 à l’échelle européenne. Mais comme la commission l’écrit, « l’absence […] de contrôle de la part des autorités publiques constitue une incitation à la fraude »… Le gouvernement, comme toujours, s’incline devant les patrons de l’automobile, d’autant plus que les marques françaises fabriquent beaucoup de véhicules diesel. Et tant pis pour les risques sanitaires.

lundi 25 juillet 2016


lundi 25 juillet 2016


Argenteuil CGT : un petit Tour et puis s'en va, mais les travailleurs, eux, sont toujours là !

photo daniel hommeau


Avec l’Union Locale CGT d'Argenteuil et l’union départementale du Val d’Oise : ambiance, ambiance






Celles-ci avaient décidé de profiter du passage du Tour lors de la dernière étape Chantilly-Paris pour organiser une journée à Argenteuil, conviviale et militante. On peut dire que les objectifs ont été atteints au-delà des attentes les plus optimistes. Même Froome et le peloton n'en sont pas revenus.
         Conviviale, la journée l’a été. Les merguez, la musique et les commentaires au micro ont été au rendez-vous. Cela nous a permis d’attendre longtemps la fameuse caravane du tour, toujours aussi ringarde et désopilante, pour le meilleur et pour le pire. Quand Carrefour fait sa pub cela vous hérisse le poil tout de même, et ce ne sont pas les minuscules portions de Cochonou qui nous ont réconcilié avec la foire . Enfin…
         Quant aux coureurs, la CGT a bien raison de revendiquer le passage à 32 heures voire à 30. Le peloton est arrivé pratiquement à un train de sénateurs, mais on le comprend après ces milliers de kilomètres dans les mollets. Ah bas les pédales infernales, et la diminution du temps de travail est aussi pour eux à l’ordre du jour !
         Une superbe journée militante également. La lutte contre la loi travail est plus que jamais toujours dans les têtes. Nous avons pu voir notre joli ballon rouge CGT-95 à la télé ! L’allant de notre présence sur la route du Tour a une nouvelle fois démontré notre combativité et que nous ne lâchions rien.
         La prochaine étape ?
               mercredi 27 juillet  a l'appel de la CGT ile de France rendez vous  devant le tribunal de paris métro st Michel  a 13h pour défendre notre camarade  injustement condamnée   et rendez vous  le 15 septembre a paris abrogation de la loi travail

mardi 19 juillet 2016

                                                           tour de France 24 juillet Argenteuil 


Le Tour de France, c’est aussi le Tour de la France. De cette France populaire, chaleureuse et familiale. Celle qui travaille, qui résiste et qui lutte. Celle qui ne s’en laisse pas conter. Jamais ! Celle qui donne au Tour de France ces belles couleurs de fête.
 Depuis 1947, la Vie ouvrière, devenue la Nouvelle vie ouvrière (NVO), le journal de la CGT, fait partie de cette fête. Sa présence sur cet événement est historique et naturelle.
Le tour de France est aussi l’occasion de porter les couleurs de la CGT auprès d’un public populaire, chaleureux et familial. Constitué pour l’essentiel d’ouvriers, d’employés et de retraités. De gens qui connaissent l’âpreté et la dureté du travail et qui se reconnaissent dans l’effort fourni par les forçats de la route
 C’est aussi l’occasion, pour les nombreuses UD, UL ou régions traversées par l’épreuve  de saisirent cette formidable caisse de résonance qu’est le Tour afin de sensibiliser le public et s’exprimer largement sur les problématiques sociales et économiques locales ou nationales. 


ce fut le cas notamment des campagnes menées contre les privations d’EDF, pour la reconnaissance d’un statut pour les saisonniers, pour les salaires, l’emploi, la sauvegarde de la sécurité sociale ,la reforme des retraites, la déchéance de nationalité et contre la loi travail un combat qui dure depuis quatre mois avec des centaines de manifestation dans tout le pays 1 million 200 manifestants le 14 juin  
L’équipe de militants CGT présente  se dimanche a Argenteuil  comme elle le fait chaque année, va mettre un bon coup de pédale pour le social




18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:37



Publication initiale en juillet 2004 - Entretien réalisé par Théophile Hazebroucq, L'Humanité

Il y a 80 ans, le 18 juillet 1936, un coup d'État militaire se répercute dans l'Espagne. S'en suit une guerre civile de trois ans. A cette occasion nous republions notre entretien avec Rémi Skoutelsky, historien spécialiste de la guerre d'Espagne, qui revient sur cet événement et sa postérité dans le siècle passé.

Comment éclate la guerre civile espagnole ?

Rémi Skoutelsky. Au début du XXe siècle, l'Espagne est encore quasiment au XVIIIe. La Catalogne et le Pays basque sont développés, mais le reste du pays est totalement féodal. Après les élections municipales de 1931, le roi, grand-père de l'actuel Juan Carlos, s'enfuit, et la République est proclamée. Elle ne sera pourtant jamais légitime. La petite bourgeoisie patriote est numériquement faible, et du côté ouvrier, la force dominante anarchiste reste hostile à toute " démocratie bourgeoise ". Les deux piliers de la monarchie, l'Église et l'armée ne songent nullement à un compromis.

C'est un gouvernement de front populaire - alliance des socialistes, des communistes, et des républicains de gauche - qui est au pouvoir depuis le mois de février en Espagne. S'il y a déjà eu de nombreux putschs dans le pays, celui de 1936 s'inscrit dans un contexte international particulier. En Europe, la lutte fait rage entre l'alliance fascisme-nazisme et le mouvement ouvrier, surtout depuis que le Komintern a abandonné sa ligne gauchiste qui mettait dans le même sac démocratie et fascisme.

La conjuration militaire déclenche le putsch à l'issue de plusieurs semaines de guerre civile larvée : grèves dures d'un côté, assassinat de militants et de républicains de l'autre. Avant même l'intervention de Mussolini et Franco au côté des factieux, le monde entier lit les événements à travers la grille fascisme-antifascisme. L'échec du coup d'État entraîne une révolution dans la zone restée fidèle à la République et, inévitablement, la guerre civile, qui plonge immédiatement l'Espagne au coeur des affrontements internationaux.

Pour quelles raisons l'Angleterre et la France refusent-elles d'intervenir ?


Rémi Skoutelsky. Les intérêts de ces deux États ne sont pas identiques. La bourgeoisie anglaise est d'emblée favorable aux putschistes, même si elle voit d'un mauvais oeil l'ingérence de Hitler et Mussolini. La France, elle, est gouvernée par un Front populaire. La première réaction de Blum est d'ailleurs d'envoyer des avions en Espagne, qui permettront de constituer l'escadrille Malraux. Au bout d'une dizaine de jours cependant, il estime que la meilleure tactique consiste à installer un cordon sanitaire autour de l'Espagne afin que ni l'Italie ni l'Allemagne ne puissent aider les nationalistes. Compte tenu du rapport de forces initial, cela aurait peut-être assuré la victoire républicaine.

Mais malgré l'accord de non-intervention, Allemands et Italiens continuent à ravitailler Franco sans discontinuer. En France, le gouvernement doit affronter une violente campagne de droite . Les radicaux, par crainte que l'Allemagne ne se saisisse de ce prétexte pour déclarer la guerre à la France, menacent de faire exploser la coalition de Front populaire si Blum aide l'Espagne. En outre, la Grande-Bretagne a prévenu la France de la caducité de leur alliance si la guerre éclatait pour ce motif-là. Mais la peur la plus déterminante, chez Blum, est vraisemblablement celle d'une réaction de l'armée en France. Il maintient donc la politique de " non-intervention ", même si les armes soviétiques passeront par la frontière des Pyrénées.