lundi 25 avril 2016


Le groupe Casino, propriétaire de Leader Price, a créé en juin 2014 le format Express en remplacement des magasins Petit Casino. En moins de deux ans, plus de 360 magasins ont été transformés ou créés avec un mode de recrutement particulier. Sur le site Internet de l’enseigne, on peut lire que le recrutement est « uniquement réservé aux personnes qui souhaitent entreprendre à deux ». Il faut comprendre par là que le travail d’une seule personne ne peut suffire pour accomplir toutes les tâches afférentes à la tenue et à l’organisation d’un magasin.
Le couple est donc recruté sous le statut de gérants-mandataires non salariés, et rémunéré par une commission exclusivement calculée sur le chiffre d’affaires du point de vente. Pour les « gérants » du magasin d’Alençon, cela s’est traduit, tel qu’ils le décrivent dans une interview au quotidien Ouest-France, par des semaines de 70 heures de travail chacun et 1 500 euros mensuels à eux deux du fait d’un chiffre d’affaires qui est resté très bas.
Ce statut de gérant-mandataire imposé par Casino est tout à l’avantage de l’enseigne, qui contrôle tout et profite du travail sans limite de deux personnes sans rien avoir à débourser. L’enseigne choisit l’emplacement et est propriétaire du fonds de commerce. Elle décide et fournit les produits vendus et fixe toutes les conditions réglementant le travail et le résultat des gérants.
Ce statut est particulièrement développé dans la distribution alimentaire. D’autres statuts existent et se multiplient depuis quelques années, que les travailleurs concernés soient salariés, comme le sont les mandataires dans le secteur du portage de la presse à domicile, qu’ils soient, comme nombre d’auto-entrepreneurs, de faux salariés mais de vrais exploités, qu’on dénombre par dizaines de milliers dans le bâtiment.
Ces travailleurs, que l’on veut diviser des autres par des statuts différents, subissent comme tous une exploitation de plus en plus forcenée
Depuis plusieurs semaines, les salariés de McDonald’s en Ile-de-France s’organisent et se mettent en grève pour soutenir une campagne intitulée :
« Relocalisons les profits pour de meilleurs salaires ».
Ces salariés ont agi, il y a plusieurs mois en justice, pour que McDonald’s soit condamné sur le terrain de fraude fiscale, dans la mesure où leurs profits atterrissent dans des paradis fiscaux,
ce système fiscal ayant pour effet de mettre en déficit les restaurants largement bénéficiaires et dégrade leurs conditions de travail,
le personnel  est majoritairement composé de salariés âgés entre 18 et 20 ans,
ce sera donc pour beaucoup d’entre eux une première grève, et le soutien de toute la CGT est plus que jamais nécessaire.
 samedi 30 avril 2016

à partir de 12 heures

devant le McDonald’s de St-Brice-sous-Forêt

7 avenue Robert Schumann, 95350 St-Brice-sous-Forêt

samedi 16 avril 2016


A Argenteuil, sur les écrans, à ne pas rater

« Comme des lions », la force des travailleurs

«Comme des lions», de la réalisatrice Françoise Davisse, est un film sur la grève des travailleurs de PSA en 2013 contre la fermeture de leur usine d’Aulnay du groupe automobile PSA. Ce documentaire ne raconte pas seulement les épisodes de cette grève de quatre mois. Mais il démontre l’énorme richesse d’un combat collectif de travailleurs quand la démocratie la plus complète est de rigueur tout au long du conflit. Une telle richesse, portée en l’occurrence durant cette grève par quelques centaines de travailleurs totalement impliqués dans leur lutte, qu’elle s’exprime demain par des millions de travailleurs, et voilà la force capable de bouleverser le monde. 

Au Jean Gabin (Parc de la mairie)


Samedi 23 avril à 18 heures

Lundi 25 avril à18 heures

Vendredi 29 avril à 20 h.30

Dimanche 1er mai à 14 heures


Lundi 2 mai à 18 heures

vendredi 15 avril 2016

le plus de monde possible public privé étudiants rendez vous le 20 avril pour dire RETRAIT DE LA LOI

vendredi 8 avril 2016

Les députés examinent en commission le projet de loi El Khomri.
         La commission dite des Affaires sociales a approuvé les accords « offensifs » de développement de l'emploi. Une entreprise, en cas de hausse d'activités, pourrait demander à ses salariés de faire plus d'heures pour le même salaire mensuel. Et cet accord serait applicable pendant cinq ans.
         Le salarié qui le refuserait pourrait être tout simplement licencié. Dans ce cas, le licenciement se ferait, selon le projet de texte actuel, pour motif économique, mais le Medef fait pression pour qu'il le soit pour motif personnel.
         Les députés, et le patronat derrière eux, n'utilisent même plus l'écran de fumée de la défense de l'emploi pour tenter de justifier leurs attaques, puisque ces accords seraient utilisés quand l'entreprise va bien ! Leur seul but est d'aggraver l'exploitation des travailleurs pour augmenter les profits.
         Puisque le gouvernement, la majorité et le patronat persistent, continuons à nous mobiliser pour le retrait complet de la loi El Khomri !

Le rendez vous pour Argenteuil le 9 avril est a 13 h gare du centre et ensuite sous le ballon 95


lundi 4 avril 2016


Loi travail : faire reculer le gouvernement !

La journée de mobilisation du 31 mars a été une réussite. Les manifestations organisées dans 260 villes ont compté deux fois plus de participants que le 9 mars, même à Paris où les manifestants ont marché sous une pluie battante.  
            Avec les cortèges dynamiques des lycéens et des étudiants, les manifestations ont été marquées par la présence des salariés du privé, de l’automobile, de la chimie, du transport aérien… Il y avait aussi des salariés de petites entreprises, de la sous-traitance, des intérimaires, quand bien même il est plus difficile pour eux de faire grève.
            Étaient aussi présents les cheminots, les employés de collectivités locales, les enseignants et les personnels hospitaliers, bien conscients du fait que si la législation du travail recule pour le privé, elle reculera pour eux aussi.
            Malgré l’opération d’enfumage du gouvernement, malgré la complicité de certaines confédérations syndicales et malgré la pression, voire la violence policière exercée sur de jeunes manifestants, la mobilisation a grandi.
            C’est la preuve que le monde du travail comme la jeunesse ne supportent plus les mensonges de ceux qui se relayent au pouvoir. C’est la preuve d’un ras-le-bol général.
            Cela fait des années que le gouvernement, le PS, la droite et le Medef expliquent en chœur qu’il faut aider le patronat, favoriser la compétitivité et les profits. Ce serait LA solution pour relancer les embauches.
            Eh bien, faisons le bilan de cette politique ! Tous les salariés qu’ils soient en CDI, en CDD ou en intérim, subissent plus de flexibilité. Partout, les cadences se sont intensifiées. Les marges du patronat ont augmenté parce qu’il y a eu, partout, des suppressions d’emploi, parce que les travailleurs sont moins bien payés, parce qu’ils ont moins de droits à la retraite.
            Où est l’inversion de la courbe du chômage ? À quoi ont servi les 41 milliards versés au patronat au nom du pacte de responsabilité ? À augmenter les dividendes des grands actionnaires. À octroyer des salaires exorbitants aux PDG, comme on l’a vu avec Tavares, le PDG de Peugeot, qui a doublé ses émoluments sur l’année pour se verser la bagatelle de 14 500 euros par jour !