jeudi 23 février 2017


En cas d’impayé ou de difficultés à payer le loyer, que faire ?

D’abord demander au propriétaire un délai de paiement exceptionnel des loyers ou un échéancier. Le locataire en difficulté doit faire valoir que, d’une part les loyers et les charges ont toujours été réglés, sans retard, et donc qu'il est de bonne foi, d’autre part qu’il s’agit d’une exception due à une baisse de revenu à préciser.

Cependant, le propriétaire est libre d’accepter ou pas. S’il accepte un étalement du paiement, convenez de le mettre par écrit, daté et signé des deux parties.

S’il refuse, le locataire doit trouver des sources de financement ou une conciliation auprès de sa commission départementale de conciliation selon les modalités expliquées 

Possibilité également d’appeler  « SOS impayés de loyers » au 0 805 16 00 75 qui est un numéro d’appel gratuit mis à disposition par l’ANIL (Agence nationale d’information sur le logement). Le locataire est alors mis en relation avec l’ADIL de son département qui l'aidera à trouver la bonne solution rapidement. Vous pouvez contacter l’ANIL par Internet ici http://www.anil.org/sos-impayes-de-loyers

Si c'est compliqué, se faire aider par sa caisse d’allocations familiales- Caf ou de MSA, celles-ci octroyant des aides financières à cet effet, certes sous conditions à voir avec elles. Elles peuvent aussi faire intervenir le FSL (Fonds de Solidarité pour le Logement).

mercredi 15 février 2017

Avec Théo et les autres victimes

Rassemblement à Paris, samedi 18 février 2017, à 15h, place de la République.pour Théo et les autres victimes
A l’initiative des organisations suivantes : Cran, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, SOS Racisme, CGT, l’UNEF et FSU
Les faits qui se sont produits à Aulnay-sous-Bois sont graves.
Le déni par les autorités policières, les déclarations racistes qui en ont suivi sont inacceptables. Inacceptables pour les premiers visés, qui supportent quotidiennement des contrôles dont chacun sait qu’ils n’ont qu’un très lointain rapport avec la réalité de la délinquance.
Inacceptables pour toutes celles et ceux qui souhaitent bénéficier d’une police respectueuse des personnes et de leurs droits, garante des libertés et de la sécurité publique.
Inacceptables, enfin, pour la police elle-même, dont l’honneur est entaché par ces comportements.
Lorsque des agents ayant autorité outrepassent leurs droits et violent ceux des autres, ils menacent le pacte républicain qu’ils sont chargés de défendre.
Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont d’une exceptionnelle gravité. Mais ils sont loin d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est mis en cause, et, avec lui, la sécurité de toutes et tous.
Nous rappelons avec force que la loi puise sa force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la République n’a d’avenir que dans le respect de sa devise.
C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs d’humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité au racisme et au mépris social, toutes celles et ceux qui jugent urgent de rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, à organiser des rassemblements largement unitaires de solidarité et de protestation le samedi 18 février 2017, en soutien à Théo, contre des dérives policières auxquelles il faut porter un coup d’arrêt.
Nous appelons le gouvernement à prendre la mesure de la gravité des événements et à prendre en compte les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique.

samedi 11 février 2017



Métropole du grand Paris et BTP, des mamours à centaines de millions






Ça ne nous dit rien, mais à eux, la caisse leur dit tout à fait

La commune d’Argenteuil a adhéré à la Métropole du grand Paris le 1er janvier 2016. Depuis lors, on ne peut pas dire que cette dernière, très loin des habitants « dise quelque chose » aux Argenteuillais. Bien sûr, si vous aviez de bonnes lunettes, chacun d’entre nous a pu lire le texte de la convocation au conseil de la métropole du grand Paris qui s’est tenu hier au soir à Paris et qui était apposé sur les panneaux municipaux. Mais bonnes lunettes ou pas, le texte même des points à l’ordre du jour est totalement abscond pour le commun des métropolitains que nous sommes.
         En revanche, nous avons pu lire dans le journal du grand Paris la nouvelle suivante : « 968 millions d’euros (807 millions hors taxe). C’est le marché qu’a remporté un groupement piloté par Bouygues TP (mandataire) auprès de la Société du Grand Paris. Quatrième des huit marchés de génie civil prévus pour la construction de la ligne 15 sud du Grand Paris Express, il concerne le tronçon T2A entre les gares Villejuif-Louis-Aragon et Créteil l’Échat … »
         Bref, si la Métropole du Grand Paris ne veut pas dire grand-chose pour les modestes habitants que nous sommes, il en va tout autrement pour un champion du BTP tel Bouygues. Pour lui, là les choses sont claires : c’est un grand porte-monnaie riche à centaines de millions

vendredi 10 février 2017

Charonne, on n'oublie pas

MémoirePour célébrer le 55e anniversaire de la tuerie de Charonne, la CGT et le comité Vérité et justice pour Charonne organisent un rassemblement commémoratif sur les lieux de la tragédie, suivi d’un hommage aux victimes, au cimetière du Père-Lachaise, où elles reposent.

« La pire offense que l’on puisse faire aux victimes, c’est l’oubli », cite, dès sa première page, l’ouvrage Un crime d’État, Métro Charonne, 8 février 1962. Réalisé par le comité Vérité et justice pour Charonne, l’opus collectif paraît à la veille des commémorations annuelles en mémoire des victimes.
Cette année, c'est le 55e anniversaire d’un massacre où neuf militants de la CGT et du PCF ont trouvé la mort sous les coups de matraque, les grilles d’arbres et les centaines de manifestants projetés dans la station de métro Charonne par les unités spéciales de police du préfet Papon. Neuf morts, 250 blessés graves et pour nombre de ces survivants, des séquelles lourdes, à vie.
 
Comme chaque année, la CGT, le PCF et le comité Vérité et justice pour Charonne se retrouveront au carrefour du métro Charonne pour rendre hommage aux victimes. Surtout, pour ne rien oublier : les disparus, leur courageux combat d’hier pour la paix en Algérie, contre le fascisme rampant et son bras armé, l’OAS.
 
Ne rien oublier, donc, ni la sauvagerie de la répression qui s’est abattue, ce 8 février 1962, contre des manifestants pacifistes, ni le contexte politique dans lequel un tel crime a pu être perpétré. Il sera le dernier d’une longue série d’événements tragiques commis par l’OAS dans la tentative d’instaurer un état fasciste. La veille de ce 8 février 1962, une dizaine de plasticages frappent diverses personnalités politiques et intellectuelles, dont le ministre de la Culture. André Malraux est absent de son domicile au moment où explose la bombe qui mutilera à vie une petite fille alors âgée de quatre ans, Delphine Renard, qui vivait au rez-de-chaussée de la demeure.
 
Se souvenir de Charonne, c’est aussi se remémorer le courage des milliers de manifestants qui ont bravé les interdictions de manifester pour exprimer pacifiquement leur exigence de paix et leur indignation envers les assassinats du 17 octobre 1961.
 
Car, ne pas oublier Charonne, c’est aussi rendre hommage à ces Algériens qui, ce funeste soir d’octobre, manifestaient contre un couvre-feu discriminatoire et qui furent réprimés dans le sang : jetés et noyés dans la Seine par les mêmes brigades d’interventions aux ordres du préfet Papon et du ministre de l’Intérieur, Roger Frey. Leurs corps n’ont jamais été dénombrés. Sans doute pour les mêmes raisons, la tuerie de Charonne n’a toujours pas été reconnue comme crime d’État, malgré l’engagement constant de la CGT en lien avec le comité Vérité et justice pour Charonne, afin que vérité soit faite et que justice soit rendue aux victimes de cette tuerie ainsi qu’à leurs proches. 
 




 
 
 
 
 




Les salariés des TPE confirment la CGT comme première organisation, à dix points devant la deuxième !

Les résultats des élections de représentativité dans les Très Petites Entreprises confirment la CGT comme première organisation syndicale au plan national.
Les salariés qui se sont exprimés ont choisi de légitimer le syndicalisme CGT, qui propose, conteste, revendique, lutte et négocie ! La CGT sort confortée de cette élection et remercie les électeurs.
Cette satisfaction des résultats ne peut gommer l’amateurisme dont ont fait preuve le gouvernement et les services du Ministère du Travail tout au long du processus électoral.
Ils portent notamment la responsabilité du faible taux de participation des salariés à l’élection.
Alors que 4,6 millions de salariés étaient concernés par l’élection, aucune communication digne de ce nom dans les médias n’aura été organisée afin d’informer, sensibiliser et favoriser leur expression.
La CGT dénonce le gouvernement et ses services qui auront jalonné d’embuches l’élection des salariés des TPE comme par exemple le report des élections pendant les fêtes de fin d’année.
Le choix de permettre la participation de listes syndicales pourtant dans l’incapacité de représenter les salariés dans les commissions paritaires qui vont se mettre en place démontre que loin de l’affichage, la prise en compte de l’expression des salariés des TPE sur leurs besoins, leurs revendications n’intéressent que peu le gouvernement !
Les salariés ont amené la meilleure des réponses, celle de placer en tête et loin devant la CGT avec un résultat de 25,12% devant la CFDT à 15,44%.
Ces résultats confèrent de grandes responsabilités à la CGT, qui, forte de ce résultat, réaffirme son engagement auprès des salariés des TPE pour, avec eux, exiger des avancées réelles en matière sociale.
La CGT mesure les efforts de déploiement à réaliser pour mieux représenter les salariés des TPE, leur donner plus de place encore dans le syndicalisme CGT, le syndicalisme de tous les salariés.
CETA : une nouvelle mobilisation prévue à Strasbourg
Le 15 février, le parlement européen doit procéder au vote qui ratifiera, ou, nous l’espérons, rejettera la ratification du CETA, le projet d’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada. Les collectifs Français TTIP et CETA (collectif national Stop TAFTA) organisent une journée de mobilisation pour montrer le refus de cet accord.
Les salarié-e-s, les syndiqué-e-s, les citoyen-ne-s sont tous concernés par ce traité qui nous livre aux multinationales :
L’emploi
L’expérience de précédents accords de libre-échange est éclairante : l’ALENA a détruit des centaines de milliers d’emplois au Canada, aux États-Unis et au Mexique via le dumping social et les fusions/absorptions qu’il a engendré. Une étude universitaire récente évalue que le CETA pourrait mener à la destruction de 200 000 emplois en Europe, dont 45 000 en France. Pourtant, les promoteurs du traité continuent à utiliser l’argument de la croissance et l’emploi pour le défendre.
Notre santé et l’environnement
Les normes en matière de pollution, de sécurité sanitaire, de sécurité au travail seront supprimées ou réduites drastiquement. Le traité ne reconnaît pas le principe de précaution et s’opposera à des politiques contre le changement climatique ou la pollution de l’air ... si elles vont à l’encontre des intérêts des firmes Multinationales.
L’économie rurale et notre alimentation
La suppression des taxes douanières agricoles accélérerait l’industrialisation de l’agriculture et aggraverait la crise que vivent déjà des centaines de milliers de paysan-ne-s européen-ne-s. L’ouverture du marché européen à de nouveaux OGM et l’interdiction de produire des semences de ferme accroîtront la mainmise des multinationales semencières sur notre alimentation et notre santé !