vendredi 19 juin 2015


                     Les salariés d'ITB77  en gréve sur le chantier d'herblay
Hier ils étaient 20 ,  renforcé par les collègues des chantiers de Villejuif, Rambouillet, Maincy et d'Andresy ils sont maintenant une quarantaine
Depuis hier ils ont  bénéficier de l'appui de l'Union Local CGT de Montigny, elle aussi renforcée ce jour par l'UD95, la CSD95 et l'UL d'Argenteuil.




mercredi 17 juin 2015

                            victoire a l’entreprise STEF réintégration des 11 militants CGT 
                                                                 lundi 15 juin 




Loi Macron : Le gouvernement s’acharne contre les droits des salariés !
mardi 16 juin 2015
Alors que François Hollande avait qualifié l’utilisation de l’article 49-3 en 2006 de « brutalité » et de « déni de démocratie », son gouvernement vient d’y avoir recours une deuxième fois en l’espace de quelques mois. Privés de majorité parlementaire, Valls et Macron ont utilisé les mécanismes les plus autoritaires de la Vème République pour faire adopter un texte qui constitue une attaque de grande ampleur contre les droits des salariés.
Si la mobilisation a permis d’arracher quelques reculs au gouvernement, sur le conseil de prud’hommes par exemple, la loi demeure la plus régressive du quinquennat. Généralisation du travail du dimanche, développement du travail de nuit, diminution des droits des victimes de licenciement économiques, privatisation du transport de voyageurs et des aéroports, dépénalisation du droit du travail : autant de demandes du patronat satisfaites sans aucune contrepartie pour les salariés !
A ces mesures déjà passées en force en première lecture, le gouvernement a le cynisme d’ajouter le plafonnement des indemnités qu’octroie le conseil des prud’hommes aux salariés dont le licenciement est dépourvue d’une cause réelle et sérieuse. C’en est fini du principe de la réparation intégrale du préjudice. Qui peut croire que cette mesure va créer un seul emploi ? Que ce sont les hypothétiques recours aux prud’hommes qui freinent les embauches plutôt que la faiblesse des carnets de commande ? Cet acharnement contre les droits des salariés ne vise en réalité qu’à offrir un cadeau supplémentaire au patronat, qui pourra désormais acheter le droit de licencier sans motif.
Quant aux accords dit de « maintien dans l’emploi », l’allongement de leur durée et les tentatives de soustraire au contrôle du juge les licenciements qu’ils induisent ne changeront rien à ce dispositif ineffectif et qui porte atteinte au contrat de travail, comme la CGT l’avait pointé dès avant sa création.
Avec la loi Rebsamen bientôt examinée au Sénat, la loi Macron dessine les contours d’une autre société, dans laquelle les salariés seront privés de tout recours face à l’arbitraire patronal.
Regagner des droits nécessite, pour les salariés, de se mobiliser : la CGT recherchera l’unité la plus large possible pour agir en ce sens.

Montreuil, le 16 juin 2015.

jeudi 11 juin 2015

L’ensemble des syndicats d’Otis (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), numéro 1 de l’ascenseur et qui en gère 160 000 en France, appelle à la grève illimitée à partir de lundi 8 juin. L’arrêt de toute activité a déjà commencé vendredi soir pour les salariés d’astreinte en province, et dimanche pour ceux de Paris. L’entreprise avait annoncé fin 2014 un plan social prévoyant la suppression de 170 employés (sur 4 900 en tout), mais la goutte de trop a été une augmentation de 0% lors des négociations annuelles obligatoires de février, la direction la justifiant par une diminution du chiffre d’affaires.     Toutes les catégories seront représentés dans le mouvement      «La coupe est pleine et le ras-le-bol général », confie la CGT. Outre les salaires, les syndicats dénoncent l’augmentation des cadences et les dégradations des conditions de travail. A l’instar, « des techniciens qui ont vu passer leur parc de 110 ascenseurs à 180 en quelques années, ce qui a augmenté la fatigue mais aussi le manque de maintenance », affirme  la CGT. Fait exceptionnel, toutes les catégories (ouvriers, agents de maîtrise, cadres, assistants et cadres) seront représentés dans le mouvement. « Le personnel administratif n’est pas épargné, l’organisation au jour le jour les oblige à être toujours en état d’urgence. Ils doivent en plus gérer un mécontentement des clients de plus en plus fréquent ». Otis, qui est une filiale du groupe américain United Technologies Corporation, avait déjà connu une grève, pour les mêmes motifs en 2011, pendant neufs jours
source l'humanité

mercredi 10 juin 2015



De très nombreux agents territoriaux de la Ville d’Argenteuil étaient en grève hier à l’appel de la CGT. Une assemblée générale s’était tenue le matin sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville. Il s’agissait de rendre compte de la rencontre qui avait eu lieu la veille entre les représentants syndicaux d’une part, et la municipalité et ses hauts cadres de l’autre. Cette réunion paritaire portait sur l’offensive de la municipalité pour allonger, et considérablement, le temps de travail des agents municipaux. Dans sa naïveté ou son mépris naïf à l’encontre du personnel, à travers le courrier qu’elle a adressé aux représentants syndicaux à l’issue de la réunion, elle n’hésite pas à relier directement cette hausse du temps de travail aux renvois des agents non-contractuels de la Ville qui continuent de plus belle.
            Eh oui, alors qu’en ces temps catastrophiques de hausse du chômage il faudrait partager le travail entre tous sans diminution de salaire, non seulement maintenir les effectifs mais les augmenter pour faire face aux problèmes de la Ville et de ses habitants, la municipalité veut faire le travail des travailleurs dont elle s’est débarrassée par les titulaires qui restent, bien évidemment sans augmenter les salaires !
            Lorsque Hollande-Valls-Macron mènent leur offensive contre le monde du travail à l’échelle du pays, la municipalité mène en parallèle sa guerre contre les travailleurs communaux et les habitants d’Argenteuil.
            Mais demain, ils peuvent avoir bien des surprises, car rien n’est joué.
            En tout cas, ceux qui étaient en grève hier, et les travailleurs qui étaient présents sur le parvis, ont eu raison de le faire. Ils veulent nous écraser. Il faut déjà dire que nous ne l’acceptons pas.

            Et ce n’est pas seulement l’affaire des travailleurs municipaux mais aussi celle de toute la population qui doit, elle aussi, se préparer au combat.

jeudi 4 juin 2015

Montée au mur des fédérés


Mardi 2 juin 2015, au terme d’un an de lutte devant la Justice, la Cour d’Appel de Versailles vient de rendre sa décision en réhabilitant tous les salariés de la Stef sans exception après avoir menée une grève des plus dure.
Ainsi, tous les salariés sont confortés dans leur dignité et dans leurs droits. La grève dans notre pays reste et demeure une arme de lutte efficace et légale ! Voilà le message qu’est forcée d’entendre la Direction de l’entreprise STEF.
Cissoko OUSMANE, travailleur Sénégalais, dernier salarié gréviste qui attendait sa réintégration à son poste de travail est heureux de retrouver le chemin de l’entreprise. Au passage, l’entreprise devra lui payer le salaire d’une année.

Au final, rien n’aura pu arrêter la détermination des salariés à porter leurs revendications tant sur les salaires que les conditions de travail et ce malgré les plus mauvais coups d’une Direction assoiffée de revanche. Pas plus quela pression, la frénésie des sanctions disciplinaires, le recours aux huissiers 7j/7j et 24h/24h, les assignations répétées devant le TGI, la privation de salaire. Non, rien n’aura entamé l’extraordinaire soif de dignité de ces travailleurs pour la plus part, travailleurs immigrés venus d’Afrique.
La grève menée par les salariés accompagnés de leur syndicat CGT était parfaitement légale et juste. Cela vient une fois de plus d’être confirmé par le juge tout comme l’inspection du travail qui par ailleurs a refusé la demande de licenciement des 4 élus CGT dont le délégué syndical.
Cette victoire est belle et précieuse car à l’heure où l’austérité domine, elle prouve que seule la mobilisation coordonnée des salariés engagés dans une démarche de lutte tranche au milieu des discours et postures les plus virulents.
Une fois encore bravo à tous les salariés qui se sont engagés dans la bataille !
 Cergy-Pontoise, mercredi 3 juin 2015

L’Union Locale de Cergy – Pontoise

mercredi 3 juin 2015

Le projet de loi Rebsamen passe sans encombre le cap de l’Assemblée
Les députés socialistes, frondeurs compris, ont voté en faveur du texte, à quelques jours du congrès du PS.
Le calendrier voulu par François Rebsamen, le ministre du Travail, a été respecté. Son projet de loi « dialogue social et emploi  » a passé son premier cap parlementaire mardi avant le congrès du PS, qui s’ouvre vendredi à Poitiers. Le texte avait vu le jour après l’échec des discussions entre les partenaires sociaux au début de l’année.
Il a été considérablement enrichi tout au long des débats, aboutissant au final à une loi traitant certes de la représentation des salariés, mais comportant également des dispositions sur les intermittents du spectacle ou prévoyant la fusion de la prime pour l’emploi et du RSA.
Avec 301 votes pour et 238 contre, il a été adopté sans encombre par les députés, après une semaine de débats dans l’hémicycle. Intervenant au lendemain de la publication de chiffres montrant une nouvelle envolée du chômage , le vote n’en a pas moins été l’occasion pour l’opposition de lancer une nouvelle salve de critiques contre le gouvernement, accusé d’alourdir la réglementation applicable aux entreprises et donc de freiner la reprise de l’emploi.
«  Une agglomération de mesures qui ne créeront pas d’emplois ni ne réformeront le dialogue social  », a dénoncé le député Gérard Cherpion (Les Républicains). L’UDI a également voté contre, tout en reconnaissant quelques vertus au projet de loi, tandis que les écologistes se sont parfaitement partagés : la moitié du groupe a voté pour, l’autre s’est abstenue.

lundi 1 juin 2015

             samedi 30 mai au père lachaise

                                               la commune de paris
Le 18 mars 1871, Paris s’insurge contre le gouvernement de Thiers. Les Parisiens n’acceptent pas les conditions prévues par le traité de paix de Versailles, qu’ils considèrent comme une capitulation devant l’Allemagne. En fervents républicains, ils se méfient d’une Assemblée qui a choisi de siéger à Versailles. Ils n’acceptent pas enfin les mesures antisociales de Thiers.
La Commune, élue le 26 mars, va siéger jusqu’à la semaine sanglante. Elle est une forme originale de démocratie avec une intervention populaire active contrôlant les élus qui ne doivent pas confisquer la souveraineté du peuple. Elle va prendre des mesures très actuelles. Le 3 avril, les communards décrètent la séparation de l’église et de l’état. Ils instaurent l’école laïque, gratuite et obligatoire et créent un enseignement professionnel pour tous, filles et garçons. Cette politique fut menée par Edouard Vaillant mort, il y a 100 ans en 1915. Aujourd’hui, le combat continue contre la fermeture de classes, pour la démocratisation de l’école, pour le service public, la laïcité et le savoir.


En 72 jours d’autres mesures très importantes seront prises telles que la citoyenneté aux étrangers. Léo Fränkel, sera promu ministre du travail. 144 ans plus tard, des hommes, des femmes et même des enfants sont incarcérés avant d’être expulsés parce que sans papier.
La commune entend réaliser l’aspiration du mouvement ouvrier du 19e siècle : égalité des salaires femmes et hommes, réquisition des logements vacants et des ateliers abandonnés…. Comment ne pas faire le parallèle avec la situation aujourd’hui caractérisée par une hausse du chômage sans précédent avec des patrons voyous, délocalisant pour toujours plus de profit au détriment des travailleurs.
Conjuguer le passé au présent n’est pas seulement affirmer que la Commune n’est pas morte, c’est mettre en valeur que les luttes actuelles portent l’objectif d’une société plus humaine et plus solidaire. Se souvenir de ces moments de notre passé est une manière de poser des exigences pour construire ensemble notre présent !
Dans la fidélité aux idéaux de la Commune de Paris, nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent résister aux atteintes aux droits sociaux et démocratiques et lutter pour en conquérir de nouveaux, à se rassembler au Mur des Fédérés pour réaffirmer l’actualité de l’œuvre de la révolution du printemps