L’ensemble des syndicats d’Otis
(CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), numéro 1 de l’ascenseur et qui en gère
160 000 en France, appelle à la grève illimitée à partir de lundi 8 juin.
L’arrêt de toute activité a déjà commencé vendredi soir pour les salariés
d’astreinte en province, et dimanche pour ceux de Paris. L’entreprise avait
annoncé fin 2014 un plan social prévoyant la suppression de 170 employés (sur
4 900 en tout), mais la goutte de trop a été une augmentation de 0% lors
des négociations annuelles obligatoires de février, la direction la justifiant
par une diminution du chiffre d’affaires.
Toutes les catégories
seront représentés dans le mouvement «La coupe est pleine
et le ras-le-bol général », confie la CGT. Outre les salaires, les
syndicats dénoncent l’augmentation des cadences et les dégradations des
conditions de travail. A l’instar, « des techniciens qui ont vu passer
leur parc de 110 ascenseurs à 180 en quelques années, ce qui a augmenté la
fatigue mais aussi le manque de maintenance », affirme la CGT. Fait
exceptionnel, toutes les catégories (ouvriers, agents de maîtrise, cadres,
assistants et cadres) seront représentés dans le mouvement. « Le personnel
administratif n’est pas épargné, l’organisation au jour le jour les oblige à
être toujours en état d’urgence. Ils doivent en plus gérer un mécontentement
des clients de plus en plus fréquent ». Otis, qui est une filiale du groupe
américain United Technologies Corporation, avait déjà connu une grève, pour les
mêmes motifs en 2011, pendant neufs jours
Contre les accords de libre-échange avec les USA et le Canada (TAFTA, C L’Union Européenne négocie depuis 2013 un accord commercial avec les USA, le TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement). Cet accord de libre-échange prévoie la suppression des barrières douanières, dans le secteur agricole principalement, et surtout la suppression des barrières non tarifaires, à savoir les règlements et les normes. Tous les secteurs de l’économie peuvent être touchés et cela affaiblirait les normes sociales, environnementales, sanitaires, culturelles… En parallèle, un autre accord commercial, entre l’Union Européenne et le Canada, est en cours d’adoption, le CETA (Canadian European Union Trade Agreement). L’adoption de celui-ci est à l’ordre du jour de la réunion du conseil des ministres de l’UE le 18 octobre prochain. S’il était adopté, il devrait ensuite être voté par le Parlement Européen et pourrait être mis en oeuvre ensuite, et ce avant même que les parlements des E...
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