mercredi 10 juin 2015



De très nombreux agents territoriaux de la Ville d’Argenteuil étaient en grève hier à l’appel de la CGT. Une assemblée générale s’était tenue le matin sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville. Il s’agissait de rendre compte de la rencontre qui avait eu lieu la veille entre les représentants syndicaux d’une part, et la municipalité et ses hauts cadres de l’autre. Cette réunion paritaire portait sur l’offensive de la municipalité pour allonger, et considérablement, le temps de travail des agents municipaux. Dans sa naïveté ou son mépris naïf à l’encontre du personnel, à travers le courrier qu’elle a adressé aux représentants syndicaux à l’issue de la réunion, elle n’hésite pas à relier directement cette hausse du temps de travail aux renvois des agents non-contractuels de la Ville qui continuent de plus belle.
            Eh oui, alors qu’en ces temps catastrophiques de hausse du chômage il faudrait partager le travail entre tous sans diminution de salaire, non seulement maintenir les effectifs mais les augmenter pour faire face aux problèmes de la Ville et de ses habitants, la municipalité veut faire le travail des travailleurs dont elle s’est débarrassée par les titulaires qui restent, bien évidemment sans augmenter les salaires !
            Lorsque Hollande-Valls-Macron mènent leur offensive contre le monde du travail à l’échelle du pays, la municipalité mène en parallèle sa guerre contre les travailleurs communaux et les habitants d’Argenteuil.
            Mais demain, ils peuvent avoir bien des surprises, car rien n’est joué.
            En tout cas, ceux qui étaient en grève hier, et les travailleurs qui étaient présents sur le parvis, ont eu raison de le faire. Ils veulent nous écraser. Il faut déjà dire que nous ne l’acceptons pas.

            Et ce n’est pas seulement l’affaire des travailleurs municipaux mais aussi celle de toute la population qui doit, elle aussi, se préparer au combat.

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