mercredi 30 septembre 2015

A l’occasion des 120 ans de la CGT, l’historien Stéphane Sirot évoque l’avenir du syndicalisme

« S’interroger sur le lien avec la base »

Quel avenir pour le syndicalisme façon CGT ? Alors que la Confédération générale du travail (CGT) fête les 120 ans de son congrès constitutif, organisé à Limoges, la question parcourt jusqu’aux instances dirigeantes du syndicat. Membre du conseil scientifique de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, l’historien Stéphane Sirot interviendra sur cette question, lors des célébrations de cet anniversaire, qui se dérouleront du 12 au 15 octobre, dans la capitale limousine.
« Les organisations syndicales, la CGT en particulier, arrivent à un moment où elles doivent se poser des questions », estime-t-il.
Lors des célébrations des 120 ans de la CGT, vous interviendrez sur l’institutionnalisation du syndicalisme. Pouvez-vous expliquer ce phénomène ?
C’est un thème que la direction de la CGT, en particulier Philippe Martinez, veut intégrer au prochain congrès qui se déroulera l’année prochaine. Au sens sociologique du terme, le syndicat est une institution, mais l’institutionnalisation, c’est ce qui l’a conduit, depuis le début, à être intégré à l’ordre politique et économique. Longtemps, la CGT a porté un projet de société que ses syndiqués qualifiaient volontiers de révolutionnaire.
Mais à partir des lois Auroux, (dans les années 1980, NDLR) le mouvement syndical s’est orienté vers une fonction institutionnelle, de dialogue social et de rencontre avec les pouvoirs publics. Cela a eu un effet néfaste  : le syndicat est moins présent sur le lieu de travail et moins tourné vers la création de mouvement social et de revendications.
Cela explique-t-il la faiblesse du taux de syndicalisation en France ?
Aujourd’hui, les organisations syndicales sont davantage insérées dans les sphères de pouvoir. Ça porte le risque de creuser les hiatus entre le monde du travail et ceux qui sont censés le représenter. Ce phénomène est aujourd’hui à un point assez avancé. Il faut remonter au XIX e siècle pour trouver en France un taux de syndicalisation aussi faible. Le syndicalisme doit davantage s’interroger sur son lien avec la base des salariés.
Récemment, le rapport Combrexelle préconisait le déplacement du lieu de négociations vers l’entreprise. Quel est l’impact sur le syndicalisme ?
On a déjà connu un premier tournant en ce sens lors du premier septennat de François Mitterrand, avec les lois Auroux. C’est difficile pour les entreprises de refuser de négocier, c’est une question difficile à appréhender. Le rapport Combrexelle veut accélérer ce mouvement, qui est déjà très vif. Dans les années 1970, il y avait à peine quelques centaines d’accord d’entreprises par an ; il y en a entre 35 et 40.000 aujourd’hui. Il y a bien eu une mutation très nette.
Ce mouvement s’est accompagné de la possibilité pour les entreprises de déroger aux normes supérieures. Certains syndicats, des gouvernements y voient une bonne chose. Moi, j’y vois un risque : déporter les salariés vers des conditions de travail moins bonnes.
Cela ne va-t-il pas à l’encontre de l’idéal qui a présidé à la naissance de la CGT, à savoir une amélioration des conditions de vie de tous les salariés ?
Les organisations syndicales se sont construites sur les luttes collectives, dans le cadre d’un processus unificateur. Mais à la faveur de la mondialisation, de l’idéologie libérale, on assiste à la déconstruction du salariat. Elle est déjà bien avancée et pose problème aux syndicats, plus à l’aise avec les travailleurs intégrés. Mais aujourd’hui, ils doivent gérer les fonctionnaires, les précaires, les jeunes et même une forme de salariat déguisé, comme les auto-entrepreneurs.
C’est un véritable éclatement du monde du travail.
Le fait est entendu : les syndicats doivent faire leur aggiornamento. Mais dans quelle direction ? Le syndicalisme allemand ou scandinave peut-il être un modèle ?
Le syndicalisme scandinave est étranger à la tradition française. C’est un syndicalisme de services. Une anecdote : on parle là-bas non de syndiqués mais d’affiliés, ce qui est totalement étranger au vocabulaire français
C’est la même chose pour le syndicalisme allemand. Deux questions se posent aux syndicats  : la désinstitutionnalisation et la repolitisation. Il ne s’agit pas de recréer un lien entre les syndicats et un parti, comme ça a pu exister entre la CGT et le PC, mais de remettre le syndicalisme sur les rails d’un projet de société.
En s’orientant vers un syndicalisme de cogestion et d’accompagnement, les syndicats ont été identifiés à la sphère du pouvoir. À partir de là, c’est difficile d’attirer des adhérents. Ça a pourtant été une force des syndicats : penser la vie de la cité. Il faut que ça le devienne à nouveau.

mardi 29 septembre 2015

CONTRE LA RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL, DES GRÉVISTES PAR MILLIONS... C’ÉTAIT EN INDE, IL Y A QUELQUES JOURS !

mardi 29 septembre 2015

Quand l’Inde se met en grève – La réforme du code du travail

Un conflit social d’une ampleur jamais vue. Mercredi 2 septembre, ce sont près de 150 millions de travailleuses et travailleurs de toute l’Inde et de tous secteurs qui ont refusé de rejoindre leur poste. Ils·Elles s’opposaient à la réforme du code du travail proposée par le Premier ministre Narendra Modi, membre de l’ultranationaliste et conservateur Bharatiya Janata Party. Entre autres, ils·elles réclamaient un salaire minimum décent, l’amélioration des normes de sécurité au travail et la sécurité sociale pour celles et ceux qui travaillent dans l’économie informelle. e Sous le fallacieux prétexte de simplifier le code du travail, régi par des centaines de lois et différencié selon les Etats, Modi offre aux employeur·e·s une réforme qui est loin de leur porter préjudice. Il y a 15 mois, le Premier ministre avait déjà usé d’un argumentaire ouvertement promarché pour se faire élire. Aujourd’hui, il joue la carte du discours alarmiste, augurant une fuite des investisseurs étrangers si sa réforme n’est pas acceptée. Lorsque l’on sait que la croissance indienne atteint 7 %, on conçoit que ce boniment sert de prétexte pour légitimer le privilège accordé au profit et la démolition d’une protection sociale déjà peu étendue.
La réforme envisagée prévoit différentes mesures, dont les plus scandaleuses sont la limitation du droit des travailleuses et travailleurs à se regrouper en syndicat, une facilitation des licenciements pour les entreprises de moins de 300 employé·e·s et la libéralisation de l’engagement des emplois précaires. L’impact est particulièrement important pour les petites sociétés, or elles représentent plus de 85 % des manufactures du sous-continent.

lundi 28 septembre 2015

La belle aventure continue pour les ex-Fralib
28 août 2015, le coup d’envoi est lancé. C’est Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appuie sur le bouton : la production de thés et d’infusions « 1336 » des ex-Fralib (re)démarre.
Et fin septembre, la marque-témoignage de 1336 jours de lutte pour sauvegarder la production et l’emploi contre le géant Unilever est désormais référencée par la grande distribution. Dans les rayonnages, 1336, les thés et infusions fabriqués à Gémenos, côtoient les thés Lipton...
Une nouvelle et belle étape pour les 57 salariés de la société coopérative qui ont repris l’usine Fralib, près de Marseille.
Des salariés fiers de lire désormais dans les supermarchés de la région, leur slogan qui accompagne l’enseigne 1336 : « Éveiller les consciences, réveiller les papilles ».

La marque Scop Ti sera distribuée également dans la filière bio et les réseaux spécialisés et le ministère de l’Économie aurait même annoncé que la Scop TI deviendrait

Le 1er octobre tous en grève salaires, emplois, sécurité sociale, accès aux soins

lundi 28 septembre 2015

Alors que la loi « Santé » passe en procédure accélérée au Sénat fin septembre/début octobre), nos organisations réunies en intersyndicale font le même constat de sa dangerosité dans un contexte de réduction des dépenses publiques et sociales, de fermetures de lits, d’aggravation des conditions de travail dans le secteur sanitaire, social et médicosocial, sur fond de graves problèmes d’accès aux soins dans le pays.
Le projet de loi « Santé » de Mme TOURAINE s’inscrit dans le cadre du pacte de responsabilité qui organise l’austérité budgétaire. Les conséquences de ces mesures sont incompatibles avec les besoins de la population. Par ailleurs, ce projet s’attaque à la Sécurité Sociale et à la place centrale de l’hôpital public.
La loi « Santé » et les mesures du plan triennal de 3 milliards d’économies,
décidées dans le cadre du pacte de responsabilité, ce sont : 22 000 suppressions de postes, les regroupements forcés d’établissements au travers les Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT), la remise en cause des jours RTT, des avancements d’échelons et des promotions de grades auxquelles il faut ajouter le gel de la valeur du point d’indice depuis 2010 et jusqu’en 2017 au moins. [.....]

LE 1ER OCTOBRE TOUS EN GRÈVE Salaires, Emplois, Sécurité Sociale, Accès aux Soins

dimanche 27 septembre 2015

Pour mettre fin aux politiques d’austérité, augmenter les rémunérations, créer des emplois, réduire le temps de travail, défendre et améliorer le Code du travail, reconquérir la protection sociale, développer les investissements en assurant la nécessaire transition écologique, développer les services publics, les salariés, les privés d’emploi, les retraités sont appelés à manifester le 8 octobre 2015 par les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, l’UNEF et la FIDL.

vendredi 25 septembre 2015


Mercredi, la CGT organisait une journée de défense des libertés syndicales. L’occasion pour son union locale de marquer son retour à Lens après une vingtaine d’années d’absence et l’annonce d’actions à venir.
L’union départementale de la CGT est toujours sur la place du Cantin, l’union locale partage, non loin de là, des locaux avec la fédération des déportés, au 5 rue Duquesnoy. Depuis une vingtaine d’années et un conflit qui les avait opposés au syndicat des mineurs qui avait entraîné leur départ de la rue Raoul-Briquet, l’union locale de la CGT n’avait plus de siège à Lens. Pour cette rentrée, l’union locale Lens Hénin et environs (la plus grosse des 14 que compte le Pas-de-Calais avec plus de 2 000 adhérents) répare ce qui ne pouvait plus être.

Si les adhérents sont toujours reçus dans les locaux héninois, ceux-ci reprennent leur place d’antenne et la rue Duquesnoy à Lens, celui de base arrière de l’union locale et point de départ des futurs luttes. À commencer par la première d’entre elles, la liberté syndicale, sans laquelle «il ne peut pas y avoir de conquête sociale », martèle Dany Coolen, à la tête de l’union locale.
source voix du nord

« Connaissez vous Emmanuel Macron ? Ex banquier d’affaires chez Rotschild, actuel ministre des finances, chouchou du MEDEF, il enfile les déclarations "choc" comme d’autres des perles ! :»
Il faut des jeunes français qui aient envie de devenir milliardaires
« Le travail du dimanche, c’est plus de liberté »
« Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre »
« La gauche a cru que la France pourrait aller mieux en travaillant moins »
et maintenant« Le statut des fonctionnaires n’est plus adapté au monde tel qu’il va »
On dirait du Sarkozy, ça a la couleur du Sarkozy, mais c’est bien du Macron. A l’évidence son monde à lui n’est pas celui de la majorité des français et ses déclarations ne se font pas au hasard. Démagogiques et mensongères elles servent à justifier une politique gouvernementale qui s’attaque aux droits des salariés du privé (le code du travail), comme ceux du public ! Montrer du doigt les uns pour s’attaquer à tous.
Les fonctionnaires font un bouc-émissaire de plus pour les populistes de tous poils, ceux qui pointent au gouvernement comme ceux de droite ou d’extrême droite. Pourtant, les salaires des agents publics sont gelés depuis 5 ans. Et on demande toujours plus aux hospitaliers, aux fonctionnaires de police, aux enseignants,… car ils sont le service public, celui qui protège et travaille au bien commun.
Prétendre, au nom de l’égalité, niveler par le bas les droits des salariés en s’attaquant au statut des fonctionnaires va-t-il solutionner un seul problème ? Quel bénéfice le pays, l’économie et les foyers français tireraient d’un tel recul ? Aucun, au contraire, c’est un pas de plus vers la précarité. Le gouvernement ferait mieux de s’attaquer aux vrais tabous, la fraude et l’évasion fiscale, le pouvoir de la finance...

jeudi 24 septembre 2015

« La Bourse du travail, c’est le dernier rempart pour les salariés »

jeudi 24 septembre 2015

Par Amandine Cailhol Libération
A Bobigny, en Seine-Saint-Denis, comme dans plusieurs villes de France, les syndicats s’inquiètent de l’avenir de la Bourse du travail, aujourd’hui en cessation de paiement.
« Pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales. » C’est le mot d’ordre de la journée nationale pour le respect de la liberté syndicale, organisée mercredi par la CGT. Une liberté « fondamentale, consacrée par différentes constitutions ou traités », mais de plus en plus contrainte, selon le syndicat. La faute à la répression syndicale, « un des moyens patronaux pour freiner le développement du syndicalisme », mais aussi aux menaces qui pèsent sur les Bourses du travail.
Financés par les municipalités, même si elles n’ont pas obligation de le faire, ces lieux historiques de présence syndicale regroupent les locaux et permanences des syndicats d’une commune. « Or, dans plusieurs villes françaises, la logique de réduction des dépenses publiques pousse à la remise en cause de leur existence. On cherche à nous déloger », confiait la semaine dernière à Libération Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT.
Qu’il s’agisse de baisse de subventions ou de remise en cause de baux, plusieurs mairies s’attaquent aux Bourses du travail, sur fond d’alternance politique. Exemple à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, où la mairie de centre droit a décidé, du jour au lendemain, de réduire drastiquement son aide à la Bourse locale de cette ancienne ville communiste.

« On ne paye plus les factures »

« Nous avions signé une convention en 2006 avec la mairie, et nous n’avions pas eu, jusqu’alors, de problème, y compris en 2014 à l’arrivée de la nouvelle municipalité. Cette convention prévoyait le versement d’une subvention annuelle de 54 418 euros. Mais en 2015, sans que l’on soit avertis, notre subvention municipale a été réduite de près de 70%. Or, cette enveloppe est notre seule source de financement. La mairie ne nous a pas expulsés, mais elle a créé les conditions pour que l’on soit obligés de partir. Là, nous sommes en cessation de paiement. On ne paye plus les factures, et bientôt EDF va nous couper l’électricité », raconte Sylvain Goldstein, ex-régisseur de la Bourse locale du travail qui, comme la femme de ménage du site, a été licencié le 14 septembre. Contacté par Libération, le maire de Bobigny n’a pas souhaité faire de commentaires.

Depuis plus de cinquante ans, la Bourse du travail de Bobigny permet pourtant « aux salariés, chômeurs, retraités de pouvoir trouver auprès des syndicats soutiens, conseils, interventions auprès des administrations et faire valoir leurs droits et leurs revendications », note l’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) qui se bat pour son maintien

mercredi 23 septembre 2015

                         de la place de la république a Roissy même combat pour le droit syndical



                                     mercredi 23 septembre 2015
Serions-nous frappés de stupeur, de sidération, au point de ne pas avoir l’ardeur de réveiller cette belle endormie, la mobilisation sociale, d’un baiser emprunt de notre désir de lutter ?
Quelle sorcellerie capitaliste nous force à accepter la souffrance au travail, la souffrance des sans travail, la souffrance des réfugiés, la souffrance des jeunes sans avenir, la souffrance de l’appauvrissement matériel et moral d’une société tétanisée par l’extrême droite et l’inhumaine dictature du marché ?
Oui, les acteurs de ce monde réduit à l’échange de marchandises sont déguisés en leur contraire.
 Les banquiers endettent les Etats consentants et leurs dictent un transfert de la dette financière vers le peuple à qui ils infligent l’austérité à perpétuité.
 L’Europe unie autour de la banque centrale et du FMI se couvre de barbelés, de murs et de camps pour protéger les frontières nationales contre les effets des guerres économiques et militaires qu’elle mène en Afrique et en Orient.
 Les pouvoirs publics, cette aristocratie de l’ENA, dépouillent le peuple de ses droits sociaux et démocratiques pour l’exposer, désarmé, à la concurrence de tous contre tous.
 La vieille extrême droite, survivant à son infamie pétainiste et à l’aventure coloniale censée établir la suprématie de la race blanche, se présente comme l’avenir au nom de la nostalgie de la guerre d’Algérie. Jusqu’à l’information devenue propriété marchande des mâles dominant l’industrie et la banque, dédiée désormais aux louanges du libéralisme triomphant.
Dans cette vaste partie d’usurpation d’identité, le syndicalisme, aussi, a son faux nez.
Les conseillers, experts et contremaîtres de l’appareil syndical collaborent avec l’Etat dans les couloirs duquel il a élu domicile. Il œuvre à transformer le monde du Travail en un flux anonyme s’écoulant sans heurt entre précarité et chômage perpétuel. Au nom de la modernité numérique, bien sûr… Un syndicalisme escomptant la défaite sociale pour assurer la pérennité de son microcosme parasitaire. On aura reconnu la confédération Berger et cette CES qui va communier avec l’Union européenne à la Mutualité.

lundi 21 septembre 2015

Communiqué commun CFDT-CGT-FO-CFTC

Les syndicats français, adhérents à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) soutiennent les syndicats burkinabés dans leur lutte pour la démocratie

mercredi 16 septembre, à Ouagadougou (Burkina Faso), le Régiment de la Sécurité Présidentielle a pris en otage le Président du Faso, Michel Kafando, le Premier Ministre Yacouba Isaac Zida, ainsi que des ministres de la transition, en plein Conseil des Ministres au palais présidentiel. Ce jeudi 17 septembre, un militaire s’est présenté à la télévision au nom du Conseil national pour la démocratie et a annoncé la démission du président, la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.
Il s’agit ici d’une violation flagrante de la Constitution et de la Charte de Transition adoptée après la destitution par le peuple en 2014 de Blaise Compaoré.
L’Unité d’Action Syndicale (UAS) regroupant les centrales syndicales du pays et les syndicats autonomes, appelle à un mouvement de grève générale dans le pays et demande aux travailleurs de se mobiliser contre les ingérences du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) dans la vie politique et pour une véritable démocratie au Burkina Faso.
Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FO et la CFTC condamnent ce coup de force du Régime de la Sécurité Présidentielle à trois semaines des élections qui doivent mettre en place démocratiquement un nouveau gouvernement et clore la période de transition ouverte en 2014.
Elles soutiennent les organisations syndicales burkinabées dans leur lutte contre l’ingérence militaire du pouvoir et pour la démocratie.
Paris, le 17 septembre 2015

Bernard Thibault, à la CGT on dit « Touche pas à mon Code du travail ». D’autres syndicats approuvent les projets du gouvernement en disant qu’on va élaborer le droit au plus près des salariés, ce qui serait un progrès. Quels dangers voyez-vous dans cette perspective, y a-t-il des choses à faire pour rendre ce droit plus efficace ?
BERNARD THIBAULT Les syndicalistes sont les premiers à constater que l’effectivité, l’application réelle du droit dans les entreprises se dégrade. On ne peut pas être satisfait du taux de chômage, de précarité, du taux d’infractions au droit du travail. Ce n’est pas satisfaisant. Il faut imaginer des pistes d’évolution, mais l’objectif doit être un renforcement des protections des salariés, il n’y a pas d’autre sujet de discussion possible car c’est la vocation du Code du travail depuis sa création. On veut faire évoluer sa mission pour qu’il réponde aux besoins des entreprises, alors qu’il a été élaboré sous la pression des salariés, des mouvements sociaux, des grèves, pour obtenir des garanties collectives dans le rapport de subordination.
Je voudrais contester l’argument de la lutte contre le chômage. Il n’y a aucune corrélation entre droit du travail et niveau de chômage. On peut même faire la démonstration inverse. C’est dans les pays où le Code du travail est le moins développé, comme en Inde ou au Sénégal, où 90 à 95 % de l’économie est informelle, que la précarité et la misère règnent en maîtres dans l’économie nationale et qu’on fait travailler les enfants malgré une convention internationale qui l’interdit. Qu’on ne nous présente pas une réforme du droit du travail comme susceptible de créer de l’emploi. En France, on nous a dit que les licenciements d’aujourd’hui vont aider à la création d’emplois de demain, que les employeurs n’embauchent pas car ils ont peur de licencier, on a donc créé la rupture conventionnelle, nouvelle modalité pour se séparer : deux parties contractantes, majeures, le salarié et l’employeur, conviennent de se séparer avec un chèque. On sait que dans bien des cas les employeurs ont arraché la signature aux salariés. L’an dernier on a battu un record avec 1,8 million de ruptures conventionnelles, mais dans le même temps on a atteint un niveau historique de chômage.
Le débat sur la modernisation et simplification n’est pas nouveau, mais on est face à une nouvelle offensive car il ne s’agit plus pour le gouvernement et les employeurs de réviser tel ou tel dispositif, mais de revoir l’architecture globale. C’est donc une « révolution » – permettez-moi d’utiliser ce terme. Il ne faut pas minorer l’ampleur du sujet sur la table, d’autant que le gouvernement annonce une échéance.

jeudi 17 septembre 2015


Lettre ouverte à Dominique Lesparre, Président d'AB-Habitat
Monsieur le Président, on ne peut pas reprocher à la C.G.T.de rester fidèle à ses valeurs, ses principes et toujours prioriser la défense de tous les personnels, des locataires et de l'Office.
Dans votre dernier tract, vous vous attaquez aux personnels et à leur syndicat C.G.T. pour tenter de justifier votre projet de privatisation. Nous sommes surpris de ce comportement car habituellement nous nous retrouvions souvent ensemble dans les luttes pour la défense du service public, du logement social,….
C’est désolant. Ce n’est un secret pour personne, nous sommes en désaccord et nous combattons le projet de transfert à la SCIC. Quand on observe le nombre et la diversité des consultations sur notre Blog, les 2000 signataires de la pétition, on voit bien que c’est de tous les territoires que notre dossier est suivi avec un très grand intérêt tant l’enjeu pour les autres OPH est évident.
Et de là à accuser la C.G.T. d'AB-Habitat de « collusion » avec le Maire d’Argenteuil !!! Juste pour que chacun mesure bien la définition du dictionnaire du mot collusion :  « Entente secrète entre deux ou plusieurs personnes pour nuire à un tiers »
Il n’y a rien de secret à ce sujet. Il se trouve que sur ce point nous avons de façon conjoncturelle un intérêt commun à agir. Alors quoi, faudrait-il nous priver de nos actions pour défendre ce que nous considérons comme bon pour l’avenir de notre organisme, des locataires et des personnels juste parce que Monsieur Mothron, certes sur des bases et des objectifs différents, engage aussi des actions contre ce projet ? Au nom de quel principe sacro saint qui dépasserait celui de notre indépendance de pensée et d’action ? Etonnant aussi cette capacité à effacer l’ardoise du temps, en oubliant allégrement que nous étions les seuls à manifester lors des Conseils Municipaux d’Argenteuil quand l’adhésion à la Métropole de Grand Paris était à l’ordre du jour. Ou encore, les luttes dures contre Monsieur Mothron pendant son précédent mandat. Lui au moins s’en souvient !
Quand Mr MOTHRON et Mr LESPARRE ont fait un « mariage de raison » en créant la CAAB, nous ne nous sommes pas permis de crier à la collusion ! De même quand ils ont assuré un temps ensemble la Présidence et la Co Présidence de l’Office. De même pour certaines augmentations de loyer, pour la démolition de Joliot-Curie qui « conjoncturellement » tombait avant celles de la Tête de Pont.
Au terme d’une nouvelle réunion d’information syndicale menée hier à l’usine Sidel d’Octeville-sur-Mer, les 500 à 600 salariés (selon la CGT) présents ont pu prendre connaissance et se prononcer sur les actions menées prochainement, à l’occasion de la tenue, au Havre, d’événements d’envergure.
Afin de dénoncer le plan de restructuration annoncé le vendredi 4 septembre, impliquant sur l’usine spécialisée dans la production de machines de soufflage de bouteilles en PET, 209 suppressions de postes, 24 créations et 80 modifications de contrats, l’union locale CGT du Havre propose d’abord aux salariés de se rendre cet après-midi, à partir de 17 h 30, sur le parking de l’hypermarché Auchan Mont-Gaillard. Invitation à laquelle se joint le syndicat CGT-Sidel.
Au cours de cette même réunion, les élus ont dû convaincre de l’importance, à leurs yeux, de solliciter la classe politique « afin de toucher au plus haut ». Comprenez Manuel Valls, Premier ministre, ou Emmanuel Macron, ministre de l’Économie. L’intersyndicale a sollicité, via la sous-préfecture, un entretien vendredi matin auprès de Laurent Fabius annoncé en ce jour de clôture du LH Forum. Ce rendez-vous pour le développement de l’économie positive débutant ce mercredi s’impose, sans surprise, comme une estrade pour les contestataires.
Action juridique
Dès 8 h 30, ils se rassembleront au pied du Volcan, une demi-heure avant l’intervention du ministre des Affaires étrangères. Hasard du calendrier, samedi soir, le Stade Océane accueillera la rencontre amicale de football opposant l’équipe de France féminine au Brésil. Une distribution de tracts sera opérée auparavant sur le parvis de l’enceinte ; 7 700 auraient été distribués la semaine dernière.

Moins médiatique, les organisations syndicales ont décidé d’ester en justice. Une action en référé devant le tribunal de grande instance du Havre afin, notamment, d’obtenir la tenue d’une réunion de consultation sur les orientations stratégiques.

mardi 15 septembre 2015

Pendant les parlottes des deux rivaux, le temps passe

A presque cent jours du 1er janvier prochain et de la dissolution de l’Agglomération, les 640 salariés de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons ne connaissent toujours pas leur avenir.
         Du côté des responsables de la situation, sur cette question, c’est toujours silence radio ou des déclarations rares et toujours aussi vagues. Leur responsabilité est pourtant lourde sur le sujet. Le maire d’Argenteuil a engagé la liquidation de cette collectivité parce qu’il n’y était pas le maître. Le député d’Argenteuil-Bezons, après avoir fait mine de mobiliser contre cette dissolution a abandonné ce combat. Il est partisan du Grand Paris. Lui qui sait jouer de son influence comme député pour faire voter des amendements qui lui conviennent ne s’est pas occupé du sort futur des travailleurs de cette collectivité dissoute comme des autres concernés par la mise en place de la Métropole. Il n’a jamais, à ce jour, rencontré l’ensemble du personnel. Du maire d’Argenteuil au député local, chacun se renvoie la balle… et l’inquiétude grandit parmi le personnel.
         Les salariés n’ont aucune responsabilité dans la situation actuelle. Ils n’ont pas à en subir les conséquences. Rien ne doit se faire à leur détriment. Tous ceux qui le souhaitent doivent retrouver des postes à leur convenance. Aucun travailleur ne doit se retrouver sur le carreau.
         Depuis des mois, les responsables jouent la montre. Ces 640 travailleurs représentent une force qui doit se faire entendre, pour permettre un avenir pour chacun.

         Il est grand temps qu’ils le fassent.

 
                                    le 1er numéro du journal de l'union locale cgt d'Argenteuil

La Direction Départementale des Finances publiques ont été informés en juin 2015 par la direction de la fermeture en 2016 des trésoreries suivantes : Beauchamp, Franconville, Viarmes et Argenteuil Office Public HLM.
Les raisons invoquées sont diverses : regroupement de services, diminution du nombre de cadres, privatisations de mis
sions

dimanche 13 septembre 2015

Dommages collatéraux

 
Si l’incertitude demeure encore sur ce qui prendra sa suite, il y a une certitude, au 1er janvier prochain, AB-Habitat aura vécu.

         Un certain nombre de dommages collatéraux s’ensuivront. Ainsi on vient d’apprendre que la Trésorerie d’Argenteuil de la rue Vigneronde fermera elle aussi dans la foulée de la liquidation de l’Office HLM. Elle traitait l’ensemble de la comptabilité d’AB-Habitat, du recouvrement des loyers à la gestion de cette comptabilité. Office public, gestion publique, structure « privée », gestion privée.

         Coût de la liquidation de la Trésorerie de la rue Vigneronde, conséquences humaines pour le personnel, pour les locataires qui venaient y payer en espèces le montant de leur loyer, conséquences financières pour la nouvelle structure qui surgira à la place d’AB-Habitat, autant de niveaux et de conséquences dommageables que l’on peut envisager dès à présent.

         En tout cas, dès maintenant, la direction des Finances publiques du Val d’Oise a décidé que début 2016, cette Trésorerie aura vécu
C’est une première pour les salariés d’Areva Tricastin. Mardi, ils seront près de 500 à monter à Paris pour se joindre au grand mouvement de grève national lancé par tous les syndicats de l’entreprise.Deux rames de TGV ont spécialement été affrétées au départ de Pierrelatte afin de transporter les participants. Ils seront rejoints par les salariés des sites de Marcoule et de Cadarache. Et ce sont près de 2 000 personnes qui devraient se retrouver devant le siège du groupe à La Défense.En pleine réorganisation stratégique depuis plusieurs mois afin de faire face à des pertes records l’an dernier (4,8 milliards d’euros), Areva a déjà entamé la cession de sa division réacteurs et services à EDF et va dans l’avenir se recentrer autour des activités minières et du cycle du combustible (enrichissement de l’uranium, retraitement des déchets).
« Il faut arrêter l’hémorragie »

« Des négociations sur un plan volontaire de départs sont en cours, explique Cédric Noyer, du syndicat FO au Tricastin. Ce sont 4 000 personnes qui vont partir. Mais comment va-t-on réussir à gagner des parts de marché à l’avenir ? Comment va-t-on pouvoir travailler en sécurité et en sûreté ? Comment va-t-on motiver les gens alors qu’on gèle les salaires et qu’on supprime les intéressements ? Il faut arrêter l’hémorragie. C’est dangereux pour la survie de l’entreprise. »Les grévistes espèrent que le mouvement, qui devrait être fortement relayé dans les médias, va attirer l’attention des dirigeants d’Areva, alors que deux nouvelles journées de négociations sont prévues les 21 et 22 septembre. « L’État et d’EDF doivent aussi prendre conscience qu’en tapant ainsi sur les salariés d’Areva, c’est toute la filière nucléaire qu’on met en danger. »

jeudi 10 septembre 2015

                                                     meeting a la mutualité hier



     
Mensonges sur le code du travail

Un rapport, sur lequel Hollande et Valls vont s’appuyer, développe l’idée que les accords d’entreprise vont supplanter la loi, présentant cette possibilité d’entente entre patrons et syndicats comme pouvant améliorer la situation des salariés.

C’est une arnaque grand format ! Présenter le code du travail comme un obstacle à des accords d’entreprise, c’est faux. Rien n’empêche les travailleurs et les syndicats d’obtenir des patrons des conditions meilleures que celles que prévoit le code du travail. Il n’est jusqu’à présent seulement interdit, au moins dans la loi, au patronat que d’imposer des horaires ou des salaires pires que ceux prévus dans le code du travail.

Le gouvernement et le Medef espèrent que sans code il sera plus facile d’écraser les droits des salariés, entreprise par entreprise. Car ils savent, même s’ils disent le contraire, qu’en réalité patrons et ouvriers ne sont pas des partenaires égaux.


Mais les travailleurs sont bien plus nombreux que les exploiteurs. Et c’est là leur force quand elle est employée dans la lutte.

mardi 8 septembre 2015

.Migrants, immigrés, réfugiés…Couper les barbelés, abattre les murs, ouvrir les frontières !
Le mouvement syndical et la Cgt doivent manifester leur solidarité à l’égard de cette partie de l’humanité qui ne serait pas du bon côté des frontières. A l’inverse des capitaux qui gambadent librement d’un bout à l’autre de la Planète, dans des zones nommées « paradis fiscaux », cette humanité-là devrait aller en enfer, être soumise à l’autorité des polices de l’immigration, parce qu’elle subit la guerre et la misère ?
Ce que préconisent les Zémour, Le Pen, Sarkozy, Dupont-Aignan, la dictature hongroise ou la majorité des gouvernements de l’Union européenne ? Parquer les migrants dans des camps, derrière les barbelés, les murs, les chiens policiers. Vieille tradition de l’extrême droite et de la droite, les camps. Expulser, rejeter, refouler, c’est leur identité.
L’Union européenne ? Hollande, lors de sa conférence de presse, estimait à 24 000 les bons sentiments de l’Union. Pas un de plus. 24 000 réfugiés, dument triés et sélectionnés - tel est le quota de Bruxelles. Ils auraient le privilège, dans les deux ans, d’entrer dans l’espace national. Un droit d’asile, ça ? Cette ruse de guerre revient à une reddition devant le national-lepénisme.
Cette même Union européenne, si unie pour défendre les banquiers contre le peuple grec, faisant bloc autour du FMI et de la BCE, la voilà si tendre à l’égard du dictateur Orban, fasciste hongrois, si mobilisée contre les immigrés. Une Union européenne de fils de fer barbelé, de murs anti-réfugiés, de frontières militarisées, construit des autoroutes à l’extrême droite.Seule l’humanité a intérêt à la libre circulation des siens. Ouvrons les frontières à nos sœurs et à nos frères.
Accueillir ? Mais le chômage…
Hollande, contre le chômage ? Comme l’Union européenne, il veut détruire le Code du travail et le droit social au nom de ce dogme libéral : « Le chômage monte parce que la concurrence entre travailleurs n’est pas assez libre. Il convient de casser tout ce qui entrave le marché libre, le Code du travail en fait partie. » Le chef de l’exécutif tant parisien que bruxellois veut libéraliser le marché de toute pression syndicale et de toute loi contraignante.
Dès le 9 septembre, l’agent très spécial Combrexelle va fournir à Valls un rapport contre le droit du travail et les conventions collectives. Il ne s’agit ni de « réformer » ni de « simplifier » mais de condamner le droit social, désigné comme fauteur de chômage. Pendant le temps où les flux migratoires sont présentés comme un fléau, nos libéraux au pouvoir vont achever la sale besogne de Macron et Rebsamen.
Les chômeurs vont ainsi être désignés comme responsables de leur chômage, comme les réfugiés sont montrés comme coupables de l’être. Tel va être l’enjeu de la Conférence sociale des 19 et 20 octobre : faire accepter aux syndicats le démantèlement du droit social, remplacé par la loi Macron qui contourne le Code du travail et la loi Rebsamen qui comprime et réduit la représentation syndicale.
Le combat est essentiel contre la politique d’austérité à l’intérieur de l’Union européenne, de guerre et de refoulement des migrants à l’extérieur de l’espace du marché européen. Ce combat-là rappelle le mouvement syndical à ses obligations. Contre l’austérité, solidarité avec les réfugiés et les immigrés, voilà l’identité de la Cgt.
Les salariées de l’enseigne Babou située dans le Centre Commercial de l’Oseraire à Osny ont décidé de réclamer par tous les moyens leur dû, jusqu’au dernier sou.
Durant des années, les différentes Directions du magasin qui se sont succédés ont toujours refusé obstinément d’appliquer les droits conventionnels attachés aux salarié(e)s
C’est donc avec rage et détermination que les salarié(e)s décident de passer à l’action appuyés par leur syndicat CGT et l’Union Locale pour récupérer leur prime d’ancienneté jusque là, jamais versée !
Ainsi, au terme de plusieurs mois de bataille, la Justice condamne Babou à verser plus de 5 000 euros aux 21 salarié(e)s du magasin
Au passage, Babou est aussi condamner à verser 2 100 euros à la CGT pour atteinte aux droits des salariés.

Cette victoire est le résultat d’une action collective et syndicale. Nul doute que cet exemple servira bien d’autres salarié(e)s dans l’ensemble  des magasins de l’enseigne.

samedi 5 septembre 2015

Sidel Blowing, le leader mondial de l’embouteillage plastique, a présenté aux salariés de l’entreprise d’Octeville-sur-Mer, près du Havre (Seine-Maritime), vendredi 4 septembre 2015, ses intentions quant à la réorganisation du groupe au niveau mondial. « Le groupe a fait état de 715 suppressions de postes au niveau mondial et de la création simultanée de 355 postes », explique à Normandie-actu, le secrétaire général de la CGT du site, Reynald Kubecki. Pour le site d’Octeville, 215 suppressions de postes et 25 créations sont programmées.
Avec 190 postes en moins, le site Sidel d’Octeville-sur-Mer – qui emploie 825 salariés - est le plus touché par cette restructuration de groupe. La direction envisage ces suppressions de postes dans les quatre mois à venir. La
GT Cmajoritaire prépare la riposte. Les salariés se disent écœurés.
 source Normandie -actu

vendredi 4 septembre 2015


                          Agriculteurs : une leçon pour les travailleurs

Valls aime aussi les agriculteurs… un peu, et les gros surtout
Sous la pression des milliers d’agriculteurs rassemblés à Paris, Valls leur a délivré « un message d’amour » accompagné de quelques preuves… un peu plus sonnantes et trébuchantes. Incapable de s’en prendre aux lois du marché ou aux industriels de la filière qui étranglent une partie des agriculteurs en leur imposant des prix d’achat trop faibles, Valls a concédé quelques nouvelles aides.

Ces subventions directes ou indirectes feront surtout le bonheur des plus gros parmi les agriculteurs, sans empêcher la faillite des plus fragiles. Signe révélateur, Xavier Beulin, président de la FNSEA et lui-même gros patron de la filière, s’est déclaré satisfait… avant de se faire huer par une partie des manifestants.


Quoi qu’il en soit, les travailleurs doivent tirer les leçons de cette mobilisation paysanne : pour commencer à se faire entendre du gouvernement, il faut montrer sa force, dans la rue.
     

Le 23 septembre, Liberté syndicale, j’écris ton nom !
Vous êtes des millions de salarié-es, du secteur privé comme du public,
à vérifier chaque jour l’intérêt de vous organiser collectivement
au sein de votre entreprise ou de votre service. La liberté syndicale
est fondamentale, c’est un droit humain universellement reconnu et
protégé ; liberté consacrée par différentes constitutions ou traités.
Mais cette liberté est de plus en plus contrainte (lois, criminalisation
de l’action syndicale, discriminations, etc). Le patronat, le gouvernement
français mais aussi les Institutions européennes veulent imposer
des réformes réactionnaires, supprimer des garanties et des
acquis sociaux. Pour oeuvrer le plus aisément po...ssible, ils essaient par
différents moyens d’uniformiser le syndicalisme, de l’institutionnaliser
afin qu’il ne soit plus qu’à leur service, un outil d’accompagnement
des décisions patronales et gouvernementales.
La liberté de l’action syndicale dans ses différentes expressions est
aujourd’hui comme hier importante pour toutes et tous afin de
gagner des droits et des conquêtes sociales.
Elle doit pouvoir s’ancrer dans des pratiques syndicales libres de
toutes contraintes via un syndicalisme de contre-pouvoir, de transformation
sociale véhiculant des valeurs de justice, de démocratie,
d’égalité, de solidarité et de progrès social.
Notre organisation syndicale est indépendante du patronat, du
gouvernement. Elle est un outil au service des revendications des
salarié-es, des privé-es d’emplois, des retraité-e-s afin que chacun-e
puisse prendre son destin en main, décider de son avenir, oeuvrer
pour son émancipation. Elle est un bien commun.
Le 23 septembre, ensemble, exigeons le respect des libertés syndicales !
   

mercredi 2 septembre 2015


Des millions pour un licencieur, la logique du capitalisme


Michel Combes, ex-directeur général du groupe Alcatel-Lucent, va toucher près de 14 millions d’euros sous forme d’actions à l’occasion de son départ pour Numéricable-SFR. Combes n’est resté que deux ans en exercice, mais selon les dirigeants du groupe, il aurait « sauvé l’entreprise ». Ses exploits ? La suppression de plus de 10 000 emplois et la fermeture de nombreux sites !


Ce cadeau de départ est si voyant que plusieurs ministres - et même le Medef – font mine d’être choqués. Mais cette prime, qui récompense la destruction des emplois et les fusions d’entreprises, est bien révélatrice de ce qu’est le capitalisme.

Plusieurs dizaines de salariés CGT du chantier militaire DCNS à Lorient sont rassemblées sur le pont, empêchant le passage des remorqueurs pour tracter la frégate Auvergne.

Plusieurs dizaines de salariés CGT du chantier naval militaire DCNS, à Lorient, sont rassemblées depuis 10 h 30 ce mardi sur le pont Gueydon. Le pont ne peut donc être ouvert pour laisser passer les remorqueurs qui doivent sortir la frégate multimissions Auvergne de sa nef de construction.

Transfert de personnels

La CGT dénonce un plan de licenciements déguisé projeté par la direction de DCNS. Il s’agit du projet de transfert des personnels du service maintenance vers une filiale du groupe détenue à 51 % par Veolia. Si des salariés refusaient ce transfert, ils pourraient être licenciés, estime la CGT.
La direction de DCNS parle de plan de compétitivité et refuse le terme de licenciements potentiels. Ces actions sont conduites à une semaine du démarrage de négociations au sein de l’entreprise.