mardi 29 décembre 2015


Etat d’urgence

Ce gouvernement tourne définitivement le dos aux valeurs humanistes !

mardi 29 décembre 2015
En jouant sur l’émotion et la peur, le Gouvernement espère constitutionnaliser l’état d’urgence qui permet d’octroyer plus de pouvoir à la police, aux services de renseignements, à l’administration, ceci au détriment de l’autorité judiciaire. 
Mais chacun aura pu mesurer, depuis les attentats, les dérives de ce « régime d’exception » avec son cortège d’interdictions de manifester et d’assignations à domicile qui relèvent, pour certaines d’entre elles, plus du maintien de l’ordre que de la lutte contre le terrorisme. 
Ce texte doit donc être combattu pour son inutilité face au risque terroriste, et il doit l’être vigoureusement car il met en péril la Démocratie, les libertés individuelles et collectives. 
En effet, les termes flous de la définition de l’état d’urgence font craindre le pire quant à l’utilisation contre les salarié(e)s et les militant(e)s que pourrait en faire ce gouvernement et les futurs…
Pour finir, ce projet de loi constitutionnalise une vieille idée de l’extrême droite, la déchéance de nationalité de citoyens binationaux nés français. Ce calcul politicien, qui crée une sous-catégorie de citoyens, constitue une infamie que la CGT dénonce et combattra avec force.

Montreuil, le 29 décembre 2015

État d’urgence : « Vous avez de sales voisins… »

mardi 29 décembre 2015

Sylvia Zappi Le Monde
Assis dans son salon, Karim n’en revient toujours pas. Lui qui a rêvé d’être policier, a monté une association de prévention de la délinquance en partenariat avec le commissariat du coin, peut citer une dizaine de brigadiers de ses relations, se retrouve assigné à résidence.
« Au regard de la menace terroriste sur le territoire national » et « compte tenu de son comportement ». En clair, la préfecture voit en lui un islamiste radical à surveiller. Des soupçons nés de propos rapportés par des voisins.
Son cauchemar a commencé le dimanche 15 novembre, vers minuit. L’après-midi, ce quarantenaire solide avait été placer quelques bougies place de la République pour rendre hommage aux victimes des attentats. « Le 11e arrondissement, c’est un quartier qu’on fréquente avec ma femme et elle a des collègues qui ont perdu des amis », raconte Karim (le prénom a été changé).
En revenant, il croise près de chez lui trois gendarmes qui recherchent une adresse. Il leur indique la direction. Dans cette petite commune du Val-d’Oise, à proximité de Cergy, les rues se ressemblent toutes avec leurs pavillons et leurs jardins à portique.

Après le dîner, il regarde la télévision quand il entend des coups à sa porte et un cri « Gendarmerie, ouvrez ! » : « Une vingtaine d’hommes casqués, armés de fusils-mitrailleurs sont entrés, m’ont menotté et dit dans leur appareil “On a attrapé la cible”.

mercredi 23 décembre 2015


A l'attention de :
Monsieur Philippe DOUCET Député Argenteuil/Bezons
Dominique LESPARRE,Maire de BEZONS
Mesdames, Messieurs les membres du CA de l’Office HLM Argenteuil Bezons
Le lundi 21 décembre 2015 les syndicats avaient appelé à un rassemblement devant le siège de l’office HLM à l'occasion de la tenue du Conseil d'Administration, pour dénoncer le non respect des engagements sur la possibilité de leurs détachements et le maintien des modalités d'attribution de leur logement de fonction.
Malgré le refus de votre part de toute négociation dans le cadre de leur préavis, malgré la remise en cause intégrale des accords passés, les agents se sont mobilisés légalement, pacifiquement, et dans le respect des règles relatives au droit de grève.
En guise de réponse à leurs revendications les personnels en grève n’ont rencontré que provocations et ont subi des violences. Plusieurs salariés et même un policier ont été blessés ou aspergés par des gaz lacrymogènes lancés sans raison par votre service interne de sécurité !
La réponse du Conseil d’Administration a été de fermer la porte, d’ignorer la grève en cours et une répression armée à son encontre.
L’Union locale CGT Argenteuil condamne ces violences inacceptables et votre politique catastrophique de gestion de ce conflit social.
Nous apportons notre pleine et entière solidarité aux collègues victimes de celles-ci et continuerons de lutter auprès d’eux comme nous l’avons toujours fait
Nous dénonçons également la remise en cause des accords passés par le Conseil d’ Administration.
Nous comprenons les difficultés qui vous sont imposés dans le cadre de cette modification structurelle en lien avec la disparition de la communauté d’agglomération d’Argenteuil Bezons. Toutefois, cette position délicate dans laquelle vous vous trouvez ne justifiera jamais l’emploi du « Mensonge et de la Matraque » nous exigeons que le Conseil d’Administration prenne des mesures immédiates pour un retour à la normale par :
·         La mise en place de mesures pour un retour à leurs prérogatives normales de votre service d’ordre.
·         La mise en place d’un soutien auprès des victimes et l’accompagnement juridique de leurs plaintes.
·         Des excuses écrites auprès de tous les personnels grévistes contre ces débordements.
·         Une véritable négociation sur la base minimale des engagements initiaux déjà pris.
·         Une véritable prise en compte des besoins en termes de service publique du logement pour les populations d’Argenteuil et Bezons
Le Bureau de l’Union locale CGT d’Argenteuil


Argenteuil le 22 décembre 2015

A l'attention de :
Monsieur Philippe DOUCET Député Argenteuil/Bezons
Dominique LESPARRE,Maire de BEZONS
Mesdames, Messieurs les membres du CA de l’Office HLM Argenteuil Bezons
Le lundi 21 décembre 2015 les syndicats avaient appelé à un rassemblement devant le siège de l’office HLM à l'occasion de la tenue du Conseil d'Administration, pour dénoncer le non respect des engagements sur la possibilité de leurs détachements et le maintien des modalités d'attribution de leur logement de fonction.
Malgré le refus de votre part de toute négociation dans le cadre de leur préavis, malgré la remise en cause intégrale des accords passés, les agents se sont mobilisés légalement, pacifiquement, et dans le respect des règles relatives au droit de grève.
En guise de réponse à leurs revendications les personnels en grève n’ont rencontré que provocations et ont subi des violences. Plusieurs salariés et même un policier ont été blessés ou aspergés par des gaz lacrymogènes lancés sans raison par votre service interne de sécurité !
Indécosa cgt condamne les violences a l’encontre du personnel en grève nous continuerons à soutenir leurs revendications car leurs combat est aussi le notre 

Le bureau indécosa cgt Argenteuil Bezons

mardi 22 décembre 2015

   


Les provocations, la violence, les gaz lacrymogènes n'ont jamais résolu des conflits !
Seul le dialogue, les négociations permettront l'apaisement pour assurer la continuité de service aux locataires.
Les syndicats avaient appelé à un rassemblement devant le siège le 21 décembre à l'occasion de la tenue du Conseil d'Administration pour dénoncer le non respect des engagements : la possibilité d'un détachement de 5 ans renouvelables pour les agents publics et le maintien des modalités d'attribution du logement de fonction.
Compte tenu de la période il y a eu une forte mobilisation des personnels privés et publics.
L'accueil a été à l'image de la posture de notre gouvernance avec un esprit de vengeance au lieu de travailler à réinstaurer un climat apaisé. Cela a été des provocations, des violences en direction des personnels venus pour défendre leurs légitimes revendications et demander l'ouverture du dialogue. En effet le code du travail impose que pendant la durée du préavis, "les parties intéressées sont tenues de négocier", or aucune rencontre n'a eu lieu suite au préavis de grève déposé par la CGT, ce qui caractérise le refus de dialogue de la direction. C'est ainsi qu'elle a créé les conditions pour que son refus de dialogue débouche sur des violences. Plusieurs salariés ont été blessés ou incommodés par les gaz lacrymogènes, un policier a même été gazé et a du intervenir. La C.G.T. dénonce ces violences inacceptables et tient à apporter sa solidarité aux collègues victimes de celles ci. Des plaintes ont été déposées au commissariat.
De nombreux conflits ont eu lieu pendant des dizaines d'années à l'Office, jamais les personnels ont été confrontés à une telle agressivité et une telle haine. Ce n'est pas ce type de comportement qui fera renoncer les personnels et la C.G.T. à faire entendre leurs légitimes revendications d'autant qu'ils réclament uniquement le respect des engagements.
L'attitude de notre gouvernance donne un très mauvais signal aux personnels privés et publics et quelques soit leur positionnement sur la SCIC. Elle soulève de nombreuses inquiétudes et accentue la perte de confiance. Est-ce qu'elle est révélatrice de son intention de ne pas respecter l'ensemble de ses engagements ? Ce qui serait préjudiciable à la qualité de service et à ce qu'elle qualifiait de "pépites". Nous tenons à lui rappeler que cette pépite est le fruit du travail de l'ensemble des personnels pendant des dizaines d'années et que, si nous étions si mauvais, nous n'obtiendrions pas de tels résultats en matière d'enquête de satisfaction des locataires. C'est ce qu'a rappelé le représentant de la CGT au Conseil d'Administration en citant tous les engagements pris par la gouvernance à partir de tous ses écrits de ces derniers mois. Si la volonté est de poursuivre 92 ans de service public du logement sur Argenteuil et Bezons il serait utile de créer les conditions pour qu'un maximum d'agents qui y ont contribué puissent y poursuivre leur mission. Sinon cela signifierait qu'elle veut transformer l'Office en autre chose pour servir d'autres intérêts que ceux des locataires. Il a également rappelé que si, comme tente de le faire croire notre direction, les personnels seraient rotors au changement ils n'y auraient pas eu 4 réorganisations en quelques années.

 La C.G.T. va poursuivre les actions avec les personnels pour défendre l'intérêt général, des locataires et de tous les personnels. Diverses initiatives sont d'ors et déjà envisagées. C'est le sens de sa demande de rencontre avec le Président, la direction… Notre action va au delà des revendications des personnels, il en va du devenir d'AB-HABITAT et de sa mission pour favoriser le droit au logement de qualité à un prix abordable pour tous sur nos villes.

samedi 19 décembre 2015

Chine

Soutien aux militants assurant la défense des travailleurs

mercredi 16 décembre 2015
Entre le 3 et le 5 décembre 2015, une quinzaine de militants et dirigeants d’ONG défendant les droits des travailleurs de la Province du Guangdong dans le sud de la Chine ont été arrêtés par la police. Plusieurs d’entre eux sont détenus dans le cadre de poursuites criminelles. La CGT demande qu’ils soient libérés et que les accusations les concernant soient levées.

Le ralentissement économique et l’amélioration des conditions de travail et de salaire notamment dans la province du Guangdong – l’usine du monde – ont entraîné de nombreuses fermetures d’usines et des délocalisations en Chine, en Asie du sud ou ailleurs dans le monde à la recherche des coûts de production les plus bas.
Nombre d’entreprises chinoises ou groupes mondiaux produisant directement en Chine ou ayant recours à la sous-traitance ont quitté la région sans payer les salaires ou parfois avec des retards de plusieurs mois, sans aucune indemnité de licenciement, et sans payer non plus les cotisations sociales ou les cotisations retraite. Il n’y a pas non plus de négociations pour proposer des solutions aux travailleurs qui se retrouvent sans emploi. Cela explique la recrudescence des conflits du travail ces derniers mois.
Ces ONG chinoises de défense des droits des travailleurs jouent un rôle essentiel pour les aider à se faire entendre, à recouvrir les salaires impayés et trouver des solutions pour conserver leur emploi ou en retrouver un autre. Pour la CGT, les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail doivent être respectées et appliquées partout dans le monde.

Que vive la solidarité entre travailleurs d’ici et d’ailleurs !


Le 18 décembre 1990, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la Convention internationale « sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ».
Il s’agissait partout dans le monde d’arriver à ce que les travailleurs migrants, quel que soit leur statut, qu’ils aient ou non des titres de séjour et de travail, soient traités à égalité avec les ressortissants du pays d’accueil, en particulier au travail.
25 ans après, les pays du Nord de la planète, notamment la France, n’ont toujours pas ratifié cette Convention. Et la réalité que subissent de très nombreux travailleurs « sans papiers » est très loin des garanties sociales qui ont été conquises par des décennies de luttes sociales.
Il faut régulariser les travailleur-e-s sans papiers, faire respecter les droits des travailleurs détachés, obliger les employeurs à mettre les postes de travail des migrants aux normes sociales françaises !
Cela pourra se faire que par le développement de la lutte de ces travailleurs eux-mêmes. La CGT est et sera résolument à leurs côtés !
La nouvelle loi sur les « droit des étrangers », dite loi Cazeneuve, qui est sur le point d’être adoptée, est loin de répondre aux préoccupations. Au contraire.
Elle « oublie » d’instaurer un canal légal d’immigration pour les salariés sans haute qualification, faisant ainsi perdurer l’absence de droits, l’hypocrisie et l’effet d’aubaine pour les employeurs qui persistent depuis 1974.

Elle introduit enfin la carte de séjour pluriannuelle, qui est une des revendications de la CGT, mais elle veut obliger les étrangers salariés, primo-arrivant ou en renouvellement de leurs titres de séjour, à être munis d’un contrat de travail à durée indéterminée ! Que deviennent les nombreux salariés intérimaires ? Ou les salariés en contrat à durée déterminée, comme les enseignants étrangers ? Il est inacceptable que cette loi revienne sur ce qui a été arraché par des années de lutte des travailleurs migrants !
Aujourd’hui, le travail non ou mal déclaré se propage dans le monde du travail, y compris chez les travailleurs migrants. Il est indispensable que les Inspecteurs du Travail aient plus de pouvoirs pour enrayer ce fléau et faire respecter les droits des salariés : pouvoir constater par tout moyen la relation de travail, pouvoir exiger de l’employeur la remise de bulletins de salaires net de contrat de travail Cerfa, permettre la poursuite du travail mais au niveau des normes sociales françaises…Le salarié n’est pas coupable des manquements de son employeur !
Des milliers de réfugiés frappent aux portes de l’Europe. Les murs et les barbelés aux frontières sont effroyables et ne servent à rien. Seuls la paix, le progrès social et des perspectives réelles de développement individuel encourageront des migrants à demeurer chez eux s’ils le souhaitent. C’est à ces objectifs que devraient contribuer la France et les autres pays de l’Union européenne ! Quant aux migrants qui souhaitent s’établir en France, ils doivent être accueillis dignement et leurs droits doivent être garantis, y compris quand ils vont arriver sur le marché du travail.
Pour défendre les droits des travailleurs migrants, pour garantir les droits des travailleurs d’ici, une seule solution : conquérir l’égalité de traitement !

La CGT appelle à participer partout en France aux initiatives célébrant la journée internationale des travailleurs migrants et notamment à Paris, à la manifestation organisée Samedi 19 décembre à 15h du métro Barbès à la Place de la République.
Montreuil, le 18 décembre 2015
Le Conseil d’État vient de confirmer l’annulation définitive du premier plan de licenciements chez Mory-Ducros. C’est le gouvernement, alors piloté par Montebourg, qui avait donné son feu vert à ce plan de licenciements touchant des milliers de salariés, accompagné de subventions généreuses à l’employeur licencieur censées garantir l’emploi. À la suite de ce jugement, les salariés auront droit à des indemnités, dont le tribunal des prud’hommes devra fixer le montant.
En 2013, le gouvernement Ayrault avait promulgué une loi qui retirait aux Prud’hommes la responsabilité de juger si un plan social, c’est-à-dire un plan de licenciements, respectait ou non les obligations légales. Ce rôle fut alors confié aux représentants du ministère du Travail, sous le contrôle direct du gouvernement. La justice administrative était du coup seule habilitée à valider ou casser les décisions ministérielles.
Ce faisant, le gouvernement espérait rendre la justice plus compréhensive vis-à-vis des patrons. Mais la violation des lois protégeant encore les salariés était si grossière dans l’affaire Mory-Ducros que le tribunal administratif a annulé l’autorisation du ministère. D’ailleurs, quelques mois plus tard, une fois l’argent encaissé, l’employeur avait mis définitivement la clé sous la porte, en faisant payer encore une fois les licenciements par la collectivité.
Cependant, dès la décision d’annulation du tribunal administratif et sans attendre même l’issue de son recours au Conseil d’État, le gouvernement avait décidé de supprimer ce maigre obstacle aux volontés patronales. Il a fait ajouter aux lois Macron un article qui prévoit que, si la justice administrative annule la validation d’un plan de licenciements accordé par le gouvernement et ses ministres, cela sera sans effet pour les salariés. Ceux-ci ne pourront prétendre ni à réintégration ni à indemnités, même pour des licenciements jugés illégaux par la justice administrative.
Cette dernière loi ne pouvant pas encore s’appliquer à leur cas, les salariés de Mory-Ducros seront peut-être les derniers à avoir pu voir la violation de leurs droits indemnisée grâce à une action en justice. Qui dit que le gouvernement n’agit pas ?

mercredi 16 décembre 2015

Mobilisés sur les urgences sociales, voilà l’enjeu !

mercredi 16 décembre 2015

Elles sont la priorité de l’heure pour faire reculer le chômage et les inégalités qui sèment la désespérance dont le Front national se nourrit.
Si le sursaut citoyen et républicain a permis de mettre en échec les prétentions électorales du FN, le danger de ses idées nauséabondes, reste entier.

Le FN ne dirigera aucune région, mais le message des urnes sonne une fois de plus, comme un véritable signal d’alarme. En effet, avec ses nombreux conseillers régionaux, il tentera chaque jour d’imposer son programme pour une société inégalitaire. Il y a plus qu’urgence à s’attaquer aux causes profondes de la crise et des ravages que produisent les politiques d’austérité, et la démission du gouvernement face à la finance. Les chocs électoraux successifs donnent lieu à un concert de bonnes intentions feignant de découvrir les difficultés du pays, au lendemain des régionales. Les faux semblants hypocrites veulent masquer les responsabilités des gouvernements successifs et du Médef, dans le recul social imposé aux salariés.
Ce ne sont pas les 0.6 % d’augmentation du SMIC et les annonces de formation tous azimuts des chômeurs, le gel des salaires dans la fonction publique, qui vont relancer l’économie. Les remises en cause des droits des salariés, les attaques contre le code du travail qui entravent la démocratie sociale sont justement les vieilles recettes qui minent l’emploi.
Sortir de la crise, combattre les idées racistes et xénophobes, la division du monde du travail, appelle d’autres choix qui remettent en cause les logiques financières. La CGT combat pied à pied toutes les formes d’exclusions, de stigmatisations d’où qu’elles viennent.
La CGT pose l’exigence d’une autre répartition des richesses produites par les salariés. Augmenter les salaires, réduire le temps de travail à 32 heures sont les urgences sociales pour faire reculer le chômage et la précarité, tout en relançant l’activité. C’est aussi le moyen de financer la protection sociale … Telles sont les conditions pour une société de justice, d’égalité, de fraternité et de solidarité. La CGT entend redoubler d’efforts pour combattre les idées du Front national. Elle lutte contre ces idées véhiculées y compris par d’autres, en ouvrant des perspectives de transformation de la société pour redonner confiance dans l’action collective.

Les nécessaires mesures attendues par les citoyens pour renforcer leur sécurité après les attentats ne relèvent pas de l’état d’urgence qui alimente de nombreuses dérives et le repli sur soi et « normalise » le discours d’extrême droite. Résolument aux côtés des salariés en luttes dans de nombreuses entreprises, la CGT appelle les salariés à faire entendre leurs revendications et à se mobiliser pour les faire aboutir. Pour en créer les conditions, la CGT lance une consultation dans tout le pays, afin de donner la parole aux salariés, sur leurs attentes et sur les moyens de les voir prises en compte. Ensemble, prenons nos affaires en mains, ne laissons personne décider à notre place, le progrès social est le socle de la cohésion de la société.
Montreuil le 16 décembre 2015

mardi 15 décembre 2015

Cette année, à nouveau « le groupe d’experts » recommande de « s’en tenir à l’indexation légale du SMIC » et, de nouveau, il a été entendu par le gouvernement.
Le SMIC ne sera augmenté que de 6 centimes par heure soit de 9 euros bruts par mois. Cette décision est affligeante et au lendemain d’une séquence électorale lourde elle est une véritable faute politique.
Le montant du SMIC n’a pas fait l’objet d’un coup de pouce, depuis juillet 2012 !
Or le pouvoir d’achat de la majorité des salariés en particulier les 11% (soit 1,7 million de salariés) rémunérés au SMIC se dégrade.

En revanche, les marges des entreprises se portent bien.
Selon l’Insee, leur taux de marge moyen est ainsi remonté à 31,1% de leur valeur ajoutée sur les trois premiers mois de l’année, soit son plus haut niveau depuis quatre ans.
L’Insee précise même qu’« au premier trimestre 2015, la valeur ajoutée des sociétés non financières accélère plus fortement que les rémunérations qu’elles versent (y compris cotisations, impôts et subventions sur la main-d’œuvre) ».
Le montant du CICE, quant à lui est revu à la hausse. L’Etat compte verser 13 milliards d’euros au titre du CICE l’an prochain, après 12,5 milliards cette année. Or, les entreprises n’investissement pour autant.
Les baisses de cotisations et autres aides au profit des entreprises, sans contreparties de surcroit et l’austérité pour la population, ne donnent aucun résultat probant en termes d’emploi.
Une fois de plus, les conclusions du rapport du groupe d’experts visent à permettre au gouvernement de justifier la politique d’austérité salariale qu’il poursuit, en ligne avec les demandes patronales et les recommandations libérales de la Commission Européenne.
Il est aussi important de notre point de vue de mettre en relation l’actualité électorale et la précarité sociale que subissent de nombreux salariés.

Le reniement des promesses de l’actuel gouvernement, sa politique libérale et d’austérité qui constitue une impasse, produisent du désarroi et offrent un boulevard au repli nationaliste.
La CGT fera en sorte en consultant les salariés, en continuant à faire signer notre pétition pour une hausse des salaires que la situation se traduise en mouvements revendicatifs gagnants pour les salariés !
Plus que jamais, la CGT appelle les salariés à s’organiser et à se mobiliser ensemble dans des syndicats CGT.
La réévaluation du SMIC à hauteur de 1700 euros bruts est plus que jamais à l’ordre du jour et revêt même un caractère d’urgence sociale !
Montreuil le 14 décembre 2015
Le conseil des prud'hommes de Bobigny a donné raison ce mardi à 101 ex-salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), sur 150 qui contestaient le motif économique de leur licenciement en mai 2013. Ils verront leur licenciement économique requalifié en "licenciement sans cause réelle ni sérieuse".
"On a gagné!", s'est-il félicité sous les vivats d'une cinquantaine d'anciens d'Aulnay, la plupart adhérents au syndicat Sud, réunis devant le conseil des prud'hommes de Bobigny. 101 d’entre eux verront leur licenciement économique requalifié en "licenciement sans cause réelle ni sérieuse". 50 ont néanmoins été déboutés.
Malheureusement, si le groupe PSA Peugeot Citroën est condamné à verser une nouvelle indemnité de licenciement à ses anciens ouvriers, ceux-ci devront au préalable lui rembourser les sommes, plus élevées, qu'ils ont perçues lors de leur départ dans le cadre de transactions individuelles. Leur avocat, Fiodor Rilov, a néanmoins salué "une victoire de principe", qui "condamne Peugeot pour la fermeture d'Aulnay", en mai 2013. "Ce qui est déterminant c'est le jugement sur l'invalidité des licenciements, la bataille ne fait que commencer", a expliqué Me Rilov, qui entend faire appel. "On va obtenir confirmation de cette victoire sur le principe et une amélioration sur les indemnisations", a-t-il espéré.
A ses yeux, PSA s'était servi de la crise économique mondiale comme d'un "prétexte" pour mener à bien un projet de délocalisation mûri de longue date.  "La vérité, tout le monde la connaît ! Depuis 2010, ils ont organisé le transfert morceau par morceau de la production d'Aulnay vers Trnava", en Slovaquie, avait lancé l'avocat.  "C'est un mensonge éhonté de dire que l'entreprise ne connaissait pas de difficultés économiques", avait riposté l'avocate de PSA.  Me Rilov avait également fustigé "l'insuffisance manifeste" du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
Les condamnations prononcées "ne paraissent pas remettre en cause ni le motif économique, ni la qualité intrinsèque du Plan de sauvegarde de l'emploi, ni même le processus de reclassement dont ont bénéficié les salariés", a réagi la direction de PSA Peugeot Citroën. "Le groupe étudiera les suites à donner à cette décision quand les motifs lui auront été communiqués" en fin de journée.
Arguant d'un problème de compétitivité et de surcapacités, PSA avait annoncé en juillet 2012 la fermeture de cette usine au nord de Paris, qui employait 3.000 personnes. Un tiers seulement des ouvriers avaient été reclassés au sein du groupe mais, à l'exception de ceux partis dans le cadre d'un départ volontaire en retraite ou d'un "congé seniors", beaucoup d'autres pointent aujourd'hui à Pôle Emploi. 11600 emplois ont été supprimés par le groupe en 2 ans.
Cette décision est encourageante pour 200 autres ex-salariés, soutenus par la CGT qui ont saisi les prud'hommes de Bobigny sur le même motif. Ils seront fixés sur leur sort le 8 mars. Leur avocate a, elle aussi, critiqué des "licenciements d'économie" et une "exécution déloyale" du PSE.

samedi 5 décembre 2015



vendredi 4 décembre a l'inauguration du salon




Les organisations syndicales CGT des personnels territoriaux d’Argenteuil, de Bezons, de l’Agglomération Argenteuil Bezons, d’AB-Habitat viennent d’envoyer, au 1er décembre, une lettre ouverte au préfet de région qui résume largement la situation et les incertitudes subies par les personnels. Nous en extrayons les passages suivants :
« Alors que l’annonce de la dissolution a été faite dès avril 2014 par le maire d’Argenteuil, il a fallu attendre octobre 2015, soit plus de 18 mois, pour que soit donnée la première information aux syndicats et représentants du personnel.
Nous n’avons pu qu’assister à un piètre dédouanement permanent des responsabilités entre la sous-préfecture, les villes d’Argenteuil, de Bezons et la direction de la Communauté d'agglomération alors que nous demandions l’ouverture d’un véritable dialogue social entre les différents protagonistes.
Cette situation engendre un stress évident alors qu'aucun responsable politique ne s'est adressé aux agents de façon sérieuse et précise. Il en résulte un nombre de départs important de cadres, entrainant une désorganisation du service public intercommunal.
Depuis le 15 octobre 2015, date de l’envoi d’un courrier simple, signé de la sous-préfète d’Argenteuil, sous forme de lettre type indiquant la « territorialisation », aucune autre information sur leur mission future n’a été donnée aux agents, qu’ils soient titulaires ou contractuels.

jeudi 3 décembre 2015

Les revendications des salariés

au cœur des urgences sociales

jeudi 3 décembre 2015 , par Laura
Le 2 décembre 2015, à travers tout le pays de nombreuses initiatives ont eu lieu à l’appel des organisations de la CGT. Défendre les libertés syndicales et revendiquer une véritable politique de relance par l’augmentation des salaires pour créer des emplois : Tels ont été les messages adressés au patronat et au gouvernement par des milliers de salariés. L’état d’urgence décidé par le Président de la République et le parlement pour une durée de 3 mois, ne saurait justifier que les salariés soient contraints à l’inaction.
En prenant une posture à l’offensive, essayant de tirer profit de la situation, le MEDEF démontre une fois de plus que pour lui, l’ennemi numéro 1, ce sont les droits des salariés et leurs représentants.
La Cgt n’entend pas se faire imposer le silence. La mobilisation de ce jour démontre la détermination des salariés à ne pas se laisser impressionner par le climat sécuritaire que l’on tente de nous imposer.
A Bobigny, devant le tribunal de grande instance, ce sont 2000 salariés qui se sont rassemblés pour dénoncer le procès que l’on fait à 16 salariés d’Air France dont 5 pour violences aggravées. Alors même que la direction de l’entreprise de par l’annonce d’un nouveau plan de 2900 suppressions d’emploi a créé la colère légitime des salariés, elle tente de museler la mobilisation en tentant de faire quelques exemples.
Ailleurs en France, d’autres mobilisations ont jalonné cette journée, comme par exemple : 
A Bordeaux : 700 salariés se sont rassemblés venus de nombreuses entreprises.
A Tarbes : 200 personnes.
A Toulouse : Plusieurs centaines de personnes rassemblées devant l’aéroport de Blagnac.

Le climat délétère dans les entreprises, bien loin des beaux discours sur l’importance du dialogue social, doit changer.
Dans la poursuite de cette journée, la CGT a décidé d’organiser une grande consultation des salariés, privés d’emploi et retraités. Cette consultation sera l’occasion de multiplier des discussions revendicatives sur les attentes des salariés, sur leur niveau d’engagement et les propositions de la CGT, pour créer les conditions d’une très large mobilisation.
Montreuil le 02 décembre 2015


Le Préfet a pris la décision de privatiser AB-Habitat en le transférant dans la SCIC.
Ce choix est regrettable car il ne va pas dans le sens d'une REPUBLIQUE EXEMPLAIRE, mais s'apparente à de petits arrangements entre amis.

Ce choix est préjudiciable au Service Public, aux intérêts des locataires, des personnels. Il constitue une étape supplémentaire dans la casse des Services Publics et des valeurs d'égalité d'accès aux droits, de solidarité,...

Ce choix engendre des surcoûts de gestion (au moins + 2 millions d'euros par an) qui aura des répercussions sur la qualité de service, les loyers, les réponses aux besoins des locataires et sur les personnels.

Ce choix ne va pas dans le sens d'une gestion de la politique du logement par l'ensemble des élus de notre territoire. De plus les collectivités ne vont représenter que 30% du Conseil d'administration de la SCIC. Les autres membres n'auront aucun compte à rendre à la population d'Argenteuil et de Bezons.

Ce choix permet de lever l'incertitude insupportable dans laquelle les personnels sont plongés depuis plus d'un an, tout en sachant que ce choix politicien peut faire l'objet de recours et que le texte de l'amendement Doucet peut être déclaré anticonstitutionnel.

Nous prenons acte de ce choix clientéliste qui constitue une étape supplémentaire de « déconstruction » du Service Public et va à l’encontre des valeurs de solidarité qui lui sont inhérents. Et, en ce qui nous concerne, nous poursuivrons les actions pour défendre les intérêts de l'ensemble des personnels tant privés que publics et des locataires.

mardi 1 décembre 2015

COP 21

La CGT entend bien peser sur les négociations

mardi 1er décembre 2015 , par EB
La CGT, aux côtés d’autres organisations syndicales et associatives fait partie de la coalition climat 21. La Confédération Générale du Travail prendra toute sa place et compte bien peser sur les discussions dans le cadre de la COP 21 du 30 novembre au 11 décembre 2015.
Plusieurs sujets sont sur la table des négociations. D’abord, l’objectif de maintien du réchauffement climatique sous la barre des 2°C doit être réaffirmé. Ensuite, la question de l’adaptation qui génère celle de la solidarité entre pays développés et pays en voie de développement est au coeur des discussions. C’est la question cruciale de l’aide aux populations déjà impactées par les effets du changement climatique. Elle n’est pas moins importante que celle dite de l’atténuation, c’est-à-dire de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour le mouvement syndical international, le premier message est que le système capitaliste du moins disant social et environnemental a démontré ses limites. Pour sortir de l’état d’urgence climatique, il faudra changer le modèle de développement actuel pour un modèle socialement juste, durable du point de vue environnemental et économiquement efficace. Les chefs d’Etat ne peuvent continuer dans ce sens et doivent s’extraire des pressions des multinationales. Le Traité transatlantique n’est ni acceptable socialement ni environnementalement. Quant à son efficacité économique, elle n’est pas encore démontrée… Selon la CGT, il ne peut y avoir de transition sans que les premiers experts du travail que sont les salariés ne soient entendus.


La place du financement public doit être essentielle
En effet, au-delà de l’objectif, c’est la capacité des Etats à engager le financement des transitions en cours et à venir. Dans ce cadre, les Etats devront trouver un accord sur le financement de 100 milliards pour le fonds vert et son utilisation.
Pour la CGT, la place du financement public est essentielle, la philanthropie des multinationales a montré se
le maire de Montigny M Carpentier (mup) expulse l'ul cgt aujourd'hui la permanence est sur les marches devant la mairie et sous un barnum nous ne lâcherons rien


                                            AB-Habitat : la "coopérative" l'a emporté
Une page se tourne

Le préfet du Val d’Oise a tranché. C’est la proposition de P. Doucet et D. Lesparre qui a prévalu. L’option « coopérative » l’a emporté sur les autres qui étaient candidates pour le transfert du patrimoine d’AB-Habitat.
            La victoire de ce choix n’est pas tout à fait une surprise. Comme chacun sait, il n’y a pas d’impartialité en ce bas monde. Le député PS, un des plus fervents soutiens du gouvernement aura été logiquement entendu par celui-ci.
            Les personnels d’AB-Habitat viennent de connaître durant un an et demi ce qu’ont connu depuis des décennies  de très nombreux travailleurs inquiets pour leur avenir. En l’occurrence, une année et demi insupportable pour tous. Heureusement qu’ils ont eu des militants de la Cgt tout ce temps à leurs côtés, tentant de sortir l’affaire du marasme dans laquelle elle était engluée.
            Cette coopérative a certes un avantage essentiel, celui d’assurer la continuité de l’organisation territoriale HLM Argenteuil-Bezons. Pour le reste, bien des inquiétudes demeurent, tant pour les personnels que pour les locataires.
            Il semble que les détachements de personnels fonctionnaires vers cette coopérative n’ait plus d’obstacles pour s’opérer. Une fois le choix effectué par le préfet, le Centre Intercommunal de Gestion n’a plus de raison d’y mettre le moindre obstacle.

            Le maire de Bezons, et l’ex d’Argenteuil vont garder un instrument dans leurs mains. Nous savons que ce n’est pas par pur amour ni des personnels ni des locataires. Alors dorénavant, pour les uns comme pour les autres, la méfiance est de rigueur !