mardi 22 décembre 2015

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Les provocations, la violence, les gaz lacrymogènes n'ont jamais résolu des conflits !
Seul le dialogue, les négociations permettront l'apaisement pour assurer la continuité de service aux locataires.
Les syndicats avaient appelé à un rassemblement devant le siège le 21 décembre à l'occasion de la tenue du Conseil d'Administration pour dénoncer le non respect des engagements : la possibilité d'un détachement de 5 ans renouvelables pour les agents publics et le maintien des modalités d'attribution du logement de fonction.
Compte tenu de la période il y a eu une forte mobilisation des personnels privés et publics.
L'accueil a été à l'image de la posture de notre gouvernance avec un esprit de vengeance au lieu de travailler à réinstaurer un climat apaisé. Cela a été des provocations, des violences en direction des personnels venus pour défendre leurs légitimes revendications et demander l'ouverture du dialogue. En effet le code du travail impose que pendant la durée du préavis, "les parties intéressées sont tenues de négocier", or aucune rencontre n'a eu lieu suite au préavis de grève déposé par la CGT, ce qui caractérise le refus de dialogue de la direction. C'est ainsi qu'elle a créé les conditions pour que son refus de dialogue débouche sur des violences. Plusieurs salariés ont été blessés ou incommodés par les gaz lacrymogènes, un policier a même été gazé et a du intervenir. La C.G.T. dénonce ces violences inacceptables et tient à apporter sa solidarité aux collègues victimes de celles ci. Des plaintes ont été déposées au commissariat.
De nombreux conflits ont eu lieu pendant des dizaines d'années à l'Office, jamais les personnels ont été confrontés à une telle agressivité et une telle haine. Ce n'est pas ce type de comportement qui fera renoncer les personnels et la C.G.T. à faire entendre leurs légitimes revendications d'autant qu'ils réclament uniquement le respect des engagements.
L'attitude de notre gouvernance donne un très mauvais signal aux personnels privés et publics et quelques soit leur positionnement sur la SCIC. Elle soulève de nombreuses inquiétudes et accentue la perte de confiance. Est-ce qu'elle est révélatrice de son intention de ne pas respecter l'ensemble de ses engagements ? Ce qui serait préjudiciable à la qualité de service et à ce qu'elle qualifiait de "pépites". Nous tenons à lui rappeler que cette pépite est le fruit du travail de l'ensemble des personnels pendant des dizaines d'années et que, si nous étions si mauvais, nous n'obtiendrions pas de tels résultats en matière d'enquête de satisfaction des locataires. C'est ce qu'a rappelé le représentant de la CGT au Conseil d'Administration en citant tous les engagements pris par la gouvernance à partir de tous ses écrits de ces derniers mois. Si la volonté est de poursuivre 92 ans de service public du logement sur Argenteuil et Bezons il serait utile de créer les conditions pour qu'un maximum d'agents qui y ont contribué puissent y poursuivre leur mission. Sinon cela signifierait qu'elle veut transformer l'Office en autre chose pour servir d'autres intérêts que ceux des locataires. Il a également rappelé que si, comme tente de le faire croire notre direction, les personnels seraient rotors au changement ils n'y auraient pas eu 4 réorganisations en quelques années.

 La C.G.T. va poursuivre les actions avec les personnels pour défendre l'intérêt général, des locataires et de tous les personnels. Diverses initiatives sont d'ors et déjà envisagées. C'est le sens de sa demande de rencontre avec le Président, la direction… Notre action va au delà des revendications des personnels, il en va du devenir d'AB-HABITAT et de sa mission pour favoriser le droit au logement de qualité à un prix abordable pour tous sur nos villes.

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