lundi 30 mai 2016




COMMUNIQUE CGT, FSU, FO, SOLIDAIRES, UNEF, UNL, FIDL

Loi Travail : un nouvel élan avec plus de salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi, retraités dans l’action

La mobilisation contre le projet de loi travail s’amplifie et s’enracine durablement pour le retrait du projet de loi et l’obtention de nouveaux droits.

La détermination des salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et retraité-es est sans faille, comme le démontrent le nombre de manifestants ce jour et le nombre d’initiatives dans les entreprises, les sites industriels, les zones commerciales.

La violence des propos tenus par le gouvernement, le mépris à l’égard du mouvement social et son entêtement à ne pas retirer le projet de loi renforce cette détermination.

Les organisations réaffirment les termes de leur courrier commun envoyé le 20 mai au Président Hollande dans lequel elles demandaient à être reçues. Alors que celui-ci dit faire du dialogue social sa méthode de gouvernement, les organisations attendent toujours la réponse à leur courrier.

La mobilisation des salarié-es, jeunes et privé-es d’emploi est aujourd’hui majoritaire, l’opinion publique reste massivement défavorable au texte de loi et l’unité des organisations syndicales engagées, représentant du front large et résolu, reste intacte.

Des milliers de nouveaux salarié-es d’entreprises des plus petites au plus grandes, de tous secteurs professionnels sont entrés dans la mobilisation. De nombreux secteurs professionnels restent engagés, souvent dans un mouvement de grève reconductible, comme dans les raffineries, les centrales nucléaires, les ports, les cheminots, la RATP, les transports, etc.

Les organisations appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations :

  • En multipliant et en soutenant les actions décidées par les salarié-es en assemblées générales, y compris reconductibles, dès ce soir.
  • En travaillant à des temps forts de convergence de luttes interprofessionnelles par la grève et les manifestations dans les prochains jours, sur tout le territoire et dans les professions.
    Chaque jour doit être un nouvel élan dans la mobilisation.

  • En déployant dès le début de la semaine prochaine la votation citoyenne décidée en intersyndicale dans les entreprises, les administrations et les lieux d’études.
    Cette votation sera remise au président de la République lors d’un nouveau temps fort dans la deuxième quinzaine de juin. En créant les conditions de la réussite d’une puissante manifestation nationale le 14 juin à Paris, Elles se retrouveront de nouveau pour assurer l’organisation et la réussite des mobilisations et initiatives.

samedi 21 mai 2016





FFP : la famille Peugeot se porte bien


Qu’y-a-t-il de commun entre les sondages Ipsos, la société aérospatiale Zodiac, l’électroménager Seb, les maisons de retraite Orpea, le constructeur PSA, les autoroutes Sanef ou la société de nettoyage Onet ? Dans toutes ces entreprises, la famille Peugeot possède une partie du capital via la FFP (Foncière, financière et de participations).


Elle en tire des profits : le résultat net de la FFP a quasiment doublé l’an dernier, pour s’élever à 743 millions.


La FFP a aussi une participation de 10,4 % dans PSA. Elle et une autre société de la famille Peugeot, Établissements Peugeot frères, ont à elles deux 13,7 % du capital de PSA.


Le conseil d’administration héberge aussi bon nombre d’héritiers de la famille Peugeot : Mme Marie-Hélène Peugeot-Roncoroni ainsi que MM. Robert Peugeot, Jean-Philippe Peugeot, Christian Peugeot et Xavier Peugeot.


La FFP est une petite structure, une société d’investissement très à la mode dans les grandes familles bourgeoises qui ne mettent plus tous leurs œufs dans le même panier. Les dix-sept « salariés » de la FFP sont bien mieux payés que les ouvriers de l’automobile. Ils gagnent en moyenne 23 520 euros brut par mois. Le mieux payé est le PDG Robert Peugeot, connu pour avoir stocké des lingots d’or dans sa salle de bains. C’est dire qu’il ne sait vraiment pas quoi faire de sa fortune !


Comme PDG de la FFP, Robert Peugeot a gagné en 2015 la bagatelle de 642 529 euros dans l’année. Il faut y ajouter les jetons de présence : 58 500 euros pour quelques séances du conseil d’administration, avec une belle augmentation de 14 % sur 2014.


Ajoutons que la FFP a prévu de distribuer 40 millions en dividendes et de racheter pour 300 millions de ses propres actions. La trésorerie ? Pas de soucis ! Elle est de 16 millions cette année, 5 millions de mieux que l’an dernier.


Pour la famille Peugeot, les affaires se portent bien, du côté de PSA mais pas seulement. De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat.



                                                      Vous avez dit essoufflement ???!!!

Jeudi 19 mai, près de 400 000 personnes ont rejoint les manifestations contre la loi Travail, soit près du double de mardi dernier, des dizaines de milliers d’autres étaient sur les barrages et les piquets de grève. 6 raffineries sur 8 sont arrêtées ; la grève est reconduite dans des ports comme Nantes-Saint Nazaire ou Rouen ; 1 cheminot sur 3 est en grève ; chez Rhodia, 16 sites sur 18 sont en grève, les salarié-e-s des aéroports de Paris sont en grève reconductible, la mobilisation des routiers s’étend... Et ce ne sont que quelques exemples !

Et le Premier Ministre ose parler d’essoufflement ! Il ose s’interroger sur la pertinence des manifestations ! Les salarié-e-s, vent debout contre la loi Travail, les 70% de la population opposés au projet de loi, les milliers de manifestants bravant les discours alarmistes sur les manifs viennent de lui apporter une réponse magistrale.

Ils ont pris leurs responsabilités, ce qui est loin d’être le cas du gouvernement.

Oui, irresponsable de parier sur le pourrissement d’un mouvement !

Oui, irresponsable d’entretenir un climat anxiogène !

Oui, irresponsable de dresser les citoyens les uns contre les autres !

Oui, irresponsable de s’obstiner à vouloir imposer une loi qui fait l’objet d’un tel rejet !

Que dire enfin du Premier Ministre qui voudrait opposer manifestations sociales et initiatives sportives et culturelles. Toutes doivent pouvoir se dérouler sans limitation des libertés individuelles et collectives.

Les travailleur-euses, les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi ont le droit de faire entendre leur voix en toute sécurité ! C’est ça l’Etat de droit, c’est ça la démocratie !

Monsieur Valls, cessez vos provocations, n’ayez pas peur du débat, ne perdez pas votre sang froid !

 La CGT continuera pour sa part à prendre ses responsabilités, avec pour volonté, dans le cadre unitaire le plus large possible, le retrait de la loi Travail. Sa détermination est entière. Elle appelle l’ensemble des salarié-e-s à poursuivre la mobilisation, à se rassembler en assemblées générales, à participer aux grèves et manifestations. Ensemble, gagnons le retrait de la loi Travail et la conquête de nouveaux droits, un code du travail du XXIème siècle.

                                              TOUS  DANS LA RUE LE 26 MAI



mercredi 4 mai 2016



Les ministres et les médias parlent beaucoup des casseurs agissant en marge des manifestations, mais sont plus discrets sur la répression exercée contre des syndicalistes en lutte contre la loi travail. Le gouvernement continue pourtant à cette occasion la politique répressive dont on avait pu voir les effets, notamment contre les salariés en lutte d’Air France ou de Goodyear.

            Un cheminot, Nicolas Palmire, et un sociologue de l’université de Paris VIII, Nicolas Jounin, ont ainsi été arrêtés le 28 avril. Ce jour-là, l’intersyndicale de Saint-Denis avait organisé un barrage filtrant au port de Gennevilliers, qui devait être suivi d’un rassemblement à la Bourse du travail pour partir au défilé parisien. Les CRS ont entouré et interpellé les manifestants à leur sortie du métro. Nicolas Jounin décrit ainsi son interpellation : « J’ai été jeté à terre par un premier croche-pied, puis un second lorsque je me suis relevé. Un coup m’a assommé et je me suis retrouvé au commissariat sans bien comprendre ce qui m’arrivait. » Au commissariat, il a été mis en garde à vue et inculpé de violences sur un policier.

            Le lendemain, 300 personnes étaient rassemblées pour le soutenir devant le tribunal de Bobigny où il passait en comparution immédiate. La procureure, représentante de l’État, c’est-à-dire du gouvernement, réclamait son incarcération en détention provisoire jusqu’au 6 octobre, date de son procès, évoquant « le contexte actuel et les risques de récidives alors que de nouvelles manifestations sont programmées ». Il a finalement été libéré et placé sous contrôle judiciaire.

            Par ailleurs, un militant de la CGT PSA de Rennes, Fabrice Roulliaux, a été condamné à deux mois de prison ferme après la manifestation du 31 mars. Lui aussi a faussement été accusé de rébellion. Il avait refusé d’accepter une peine de travaux d’intérêt général (TIG), ce qui aurait été reconnaître un délit qu’il n’avait pas commis. Il a fait appel de cette décision.

            Bien d’autres militants syndicaux sont ainsi traînés en justice. C’est le cas de deux militants de la CGT, Yann Tavernet, technicien à PSA Trémery, et Denis Beckrich, agent territorial de la ville de Metz, pour lesquels le procureur exige une amende de 500 euros, ou encore de Joël Moreau, ancien délégué central du groupe PSA et militant CGT de PSA Mulhouse, condamné à une amende.

            Il s’agit bien d’une politique qui confirme que ce gouvernement est avant tout un gouvernement de combat contre les travailleurs.les étudiants les lycéens   Mais qu’ils se rassurent ce n’est pas la répression qui parviendra nous  faire baisser la tête  nous ne lâcherons rien

 Le 3 mai, la balle dans le camp des député-es


mardi 3 mai 2016

Communiqué commun CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

Les organisations syndicales de salarié-es, lycéen-nes et étudiant-es, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL FIDL réunies le 2 mai 2016 réaffirment leur détermination à obtenir le retrait du projet de loi travail et à gagner de nouveaux droits.

Elles rappellent une fois encore que manifester est un droit et que les pouvoirs publics doivent garantir la sécurité des manifestants dont l’objectif est d’obtenir le retrait du projet de loi. Elles contestent la stratégie du maintien de l’ordre mise en place dans certains départements.

Les organisations signataires en appellent encore au gouvernement avant l’ouverture du débat parlementaire.

Elles interpellent les députés qui vont examiner le projet dès le 3 mai en leur rappelant leur courrier du 31 mars 2016 et les exhortent à rejeter ce projet de loi qui accentue la précarité, marque la remise en cause des conventions collectives, ruine les garanties collectives. Elles exigent le maintien de la hiérarchie des normes et du principe de faveur protecteur des droits des salarié-es.

Ce 3 mai, elles s’exprimeront publiquement lors de meetings, notamment à Paris pour rappeler aux parlementaires leurs revendications.

Elles tiendront des rassemblements sur tout le territoire pour parler d’une seule et même voix.

Elles demandent aux salarié-es dans les entreprises et les administrations de multiplier les assemblées générales pour débattre de l’amplification de la mobilisation, y compris par la grève, pour obtenir le retrait du projet de loi.

Elles demandent à leurs organisations régionales, départementales et locales de poursuivre les actions, manifestations ou grève pour faire pression pendant le débat parlementaire.

Elles conviennent de faire du 12 mai une journée d’initiatives et d’interpellations des parlementaires.

Une nouvelle réunion des organisations syndicales se tiendra dès le début de la semaine prochaine pour décider de nouvelles mobilisations.

Paris, le 2 mai 2016