mercredi 25 novembre 2015

Le 31 décembre prochain, ses membres devront avoir quitté les locaux municipaux qu’ils occupent depuis novembre 2010, dans une vieille bâtisse située au 211, rue du Général-de-Gaulle. En octobre, le conseil municipal a en effet autorisé le député-maire (MDP), Jean-Noël Carpentier, à vendre le terrain à la Sarry 78. Cette société est chargée de l’aménagement de la ZAC de la gare, où seront notamment construits une école, une crèche, un centre médical, un gymnase, des bureaux et 600 logements. Les travaux doivent débuter au premier trimestre 2016. « C’est un projet important pour l’intérêt général de la ville, vante le maire. Des centaines d’emplois vont être créés. »

Selon l’Union locale CGT, qui couvre vingt communes et compte plus de 900 adhérents, la municipalité « fait l’impasse sur près de 50 ans d’histoire ». « Le maire nous expulse simplement, sans faire de proposition sérieusede relogement », déplore Lahoucine Mansouri, son secrétaire général. S’il reconnaît n’avoir « malheureusement pas de locaux identiques pour le moment », Jean-Noël Carpentier indique avoir proposé « de mettre un bureau à disposition en mairie, une à deux fois par mois, pour les permanences ».

La ville propose une permanence en mairie
« Une solution raisonnable et transitoire » selon l’élu, mais insuffisante pour Lahoucine Mansouri. Il annonce que l’Union « ne va pas se laisser faire », sans préciser ses intentions. « L’Union locale, ce n’est pas seulement des permanences. On a besoin de locaux jour et nuit pour les ordinateurs, les imprimantes, stocker le matériel pour les mouvements sociaux, assurer les formations et les réunions de la commission exécutive. »

La CGT a reçu le soutien du conseiller municipal d’opposition (LR) Modeste Marques, dont le groupe Rassemblement ignymontain (comme le PS et le Front de gauche), occupe également un bureau dans le bâtiment concerné. « L’intérêt local de l’Union est avéré. Elle est utile aux habitants pour les questions de droit du travail et sociales », souligne Modeste Marques. Il est par ailleurs « opposé au projet de la ZAC tel qu’il est conçu ». « De notre côté, poursuit-il, on va être relogés, mais on ne sait pas encore où…
 

le parisien du 25 11 2015



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